Pour que RPons à l'ancienne grimpe les échelons,
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Futur(s) New Yorkais,
C'est la pénurie de personnages féminins, cette fois-ci.
Favorisez les filles, s'il vous plaît.
Les garçons peuvent être créé, malgré tout, nous tentons juste de rééquilibrer les choses Smile

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 Au nez et à la barbe | Casey

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MessageSujet: Au nez et à la barbe | Casey    Sam 18 Nov - 16:35

Et un trois, un autre trois, six, puis viennent un huit et un quatre. J'écoute avec un sourire ravi le cliquetis du cadenas qui s'ouvre, et je n'ai alors qu'il ouvrir la porte du casier sécurisé. À l'intérieur, des pochettes cartonnées supposées contenir des dossiers importants. Je sais toutefois que ce n'est pas le cas, et que des belles liasses de billets y sont soigneusement rangées. C'est l'une des planques de base pour les « petites sommes » qu'a voulu caché ce vieil enfoiré de Salvatore. Et je viens de mettre la main sur dix, peut-être quinze mille dollars là, en une petite dizaine de minutes. C'est définitivement plus facile quand on a toutes les infos, il faut dire.

Je prends le tout, pour les ranger soigneusement dans un sac que je porte en bandoulière. Où j'me trouve ? Dans une gare de tram, face à ses grandes murs plein de casiers sécurisés qu'on peut louer pour y stocker ce qu'on veut, moyennant finance. Sal étant de la vieille école, il aimait planquer des petites sommes dans des coins comme ça. C'est les premières réserves que j'irai lui piller. D'abord ce qui se trouve en ville, facilement accessible. Ensuite... et bien j'imagine que je devrais faire un tour dans un magasin de bricolage pour m'acheter une bonne vieille pelle. À tous les coups, le gros de son magot aura été enterré au milieu de nulle part.

Je referme mon sac, style de rien, et je me fonds dans la foule dans laquelle il y a peu de chance qu'on me remarque. Je suis un quidam ordinaire. Habillé de manière ordinaire. Je ne cherche pas à croiser les regards pour éviter qu'on s'attarde sur ma gueule. J'ai le nez penché sur mon téléphone pour limite drastiquement les possibilités d'être reconnu, et je suis de toute manière habillé de manière beaucoup trop classique pour attirer l'attention. J'ai tout du jeune adulte un peu dans la lune. Un étudiant tardif avec sa chemise à carreaux, et son sac de cours. Personne ne me calcule et c'est parfait ainsi.
Je suis dehors après avoir acheté un café au Starbuck, à arpenter les rues avec la ferme intention de rentrer dans la chambre d'hotel où je crèche. Avec ce que j'ai en poche, je pourrais viser un établissement de meilleur qualité. Pas que j'aime pas le côté rustique du trou à rat qui me sert de refuge, mais quand même...

New-York est une grande ville, mais c'est probablement l'endroit où on a inventé l'expression « le monde est petit. »
Au détour d'une rue, je ne tarde pas à me retrouver face à une scène qui aurait pu me faire flipper un peu. Deux voitures de flics, gyrophares, ambulance cordon de sécurité. Je n'ai aucune idée de ce qui vient de se passer, mais une petite troupe de curieux s'amassent pour voir ce qui se passe.
Des flics, des gens, je suis tenté de faire volte face et de me tirer par un autre chemin. Personne n'est là pour moi, mais j'ai une petite fortune dans mon sac, et si rien chez moi ne peut laisser penser à quelque chose d'illicite, j'ai deux trois petites hésitations à l'idée de passer non loin des flics.

Je m'apprête à partir sur une esquive rotative pour tracer mon chemin quand mon regard s'attarde sur un visage que je reconnais immédiatement. Merde merde et merde. Changer de chemin de manière aussi obvious n'aurait pas alerté l'attention de qui que ce soit... sauf de quelqu'un qui m'a déjà vu, en fait. Et cette personne-là ne m'a pas que vu. C'est à elle que j'ai bavé l'ensemble de mes infos. Autant dire que le mot « Escroc » doit clignoter en gros sur mon front quand elle me regarde, et qu'ajouter à ça une manœuvre plutôt louche pour me tirer de là risquait grandement de me compromettre.

Changement de plan, donc, je me contente de m'enfoncer dans la foule qui s’agglutine devant le cordon jaune, et je me plante au premier rang, parfaitement visible, parfaitement sous le nez de tout le monde, là où finalement, je suis peut-être le moins louche. Reste à attendre, et voir. Avec un petit coup de chance, Casey Cooper sera beaucoup trop occupée pour me remarquer réellement... ou pas ? Qu'importe. Wait and see, comme on dit.
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j'ai : 28 ans et je suis né(e) le : 08/02/1990 à : New York Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 107 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : du genre à me démerder. Côté cœur, je suis : libéré, délivré ?

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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Mer 22 Nov - 10:11

J'arrive tôt au bureau avec la ferme intention de rattraper un peu mon retard. Je n'ai pas encore tapé mon rapport concernant ma dernière enquête. Une affaire sans queue ni tête. Je suis pas certaine de comprendre en quoi notre juridiction leur a été utile dans la mesure où ça concerne plus la police locale qu'autre chose. Je n'ai pas le droit de faire la difficile. Lewis m'a dans le collimateur depuis que je suis arrivée dans ses rangs. J'ai eu pas mal de difficulté avec mes débuts. Je me pensai prête à affronter ce monde mais la réalité, la dure, m'a vite rattrapée. Y a une très grosse différence entre simuler, à l'école et être confronté à une situation réelle. Andrew, mon coéquipier, mon ami et bien plus, à l'heure d'aujourd'hui, a été là du premier jour pour m'épauler et me prendre sous son aide. Il a été jusqu'à me couvrir auprès de notre patron pour m'éviter d'avoir des problèmes et pour éviter surtout qu'il me colle trop au train et me fasse les pires misères. C'est qu'une anecdote parmi tant d'autre. J'ai évolué, entre deux. J'ai un bon professeur et surtout la hargne de réussir tout ce que j'entreprend. Mes échecs, j'ai eu du mal à les encaisser mais ne dit-on pas que nous apprenons de nos erreurs ? J'y crois. J'y crois dur comme fer. Lewis, mon boss, débarque dans notre bureau à mon binôme et moi pour nous assigner une autre de ces affaires pourries dont il a le secret et dont il prend un plaisir fou à me placer dessus. Ce matin, Andrew n'est pas là. Il est ailleurs. Où ? J'en sais fichtrement rien. Il a un côté mystérieux qui fait qu'avec le temps, j'ai cessé de tenter de savoir. Je sais le plus important : il est à la recherche depuis plusieurs années de l'assassin de sa petite soeur et coûte que coûte, il compte lui faire payer. C'est son secret et je suis apparemment la seule à le connaître. Je ne compte pas m'en mêler. Je lui ai promis d'être là pour lui, peu importe ce qu'il fera. Compte tenu de la situation actuelle où je lui ai ouvert mon coeur, il est difficile pour moi d'en faire autrement. Il a une place bien trop importante dans mon coeur pour ça. Même Jackson, mon défunt mari que j'aimais plus que tout et qui a été le seul homme que j'ai connu, n'occupait pas autant d'importance. C'est une histoire différente. Chaque histoire l'est. Andy a les cartes entre ses mains et mon coeur également. Il sera en faire bon usage, avec le temps, je garde espoir. Je quitte le bureau pour rejoindre la scène de crime qui se trouve à Long Island City. Pourvu que je ne m'évanouisse pas ... sur l'étendu du trajet, je prie tout ce que je peux pour qu'il n'y ai pas une seule goutte de sang même si c'est peu probable. Je m'enfonce au travers de la foule, arrivée sur place et je franchis la barrière de sécurité en présentant mon insigne. Un agent de la police local me fait un rapide débriefe. Une prostituée assassinée. Jusque là, tout va bien ou presque. Plus il m'explique les choses et plus il m'entraîne vers ce corps sans vie, démembré. Son bras se trouvé près d'une poubelle, un peu plus loin. Je suis hématophobe, ce qui n'est pas forcément compatible avec le métier que je fais mais pourtant, je sais que je peux le surmonter, avec le temps. Andrew est le seul à être au courant et il m'encourage dans ma progression. Il me couvre quand nous devons justement nous rendre sur des scènes de crime ensanglantées. Sur papier, je m'en fiche. En live, face à mes yeux, c'est différent. Mon coeur va me sortir par la bouche. Je me sens pâlir mais je tiens bon. Ça va, agent Cooper ? Je hoche la tête, je fais bonne figure. Mon regard se détourne alors qu'il s'éloigne pour rejoindre le cordon de sécurité et assurer son poste en faisant reculer les curieux et ceux qui tenterait de le franchir. Des cas comme ça, nous en avons à la ramasse. Les pires, ce sont les journalistes. Mon regard tombe sur un visage qui ne m'est pas inconnu. Je le reconnais immédiatement. Jackson Callahan. Ça date d'il y a quelques années. Quatre ans, cinq ans, peut-être un chouilla de plus, je ne sais plus exactement. Il s'est pointé au commissariat dans lequel j'étais en stage pour se rendre et il a eu la bonté de choisir de le faire auprès de moi, la jeune stagiaire paumée. Il a plongé pour escroquerie. Mon regard ne le lâche. Je sais qu'il m'a reconnue.
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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Mar 28 Nov - 17:43

Bon on va pas se mentir, ce qui se passe derrière ce rouleau jaune tendu ne m'intéresse pas vraiment. Je suis pas bête, et j'ai bien vu les deux employés en retrait des forces de l'ordre et leur uniforme « Coroner »
On appelle pas la morgue s'il n'y a pas un mort. Et parce que ces types portent les tenus de protections et des gants, je devine que le corps n'est pas un simple corps justement. Pas une belle mort donc. Probablement un truc sanglant. Ou un truc en plusieurs morceaux, justement.
J'm'y connais pas vraiment en meurtre, mais j'ai travaillé sous les ordre de Don Salvatore. Et ce fils de pute trempait dans ce genre d'histoire morbide. C'est probablement pour ça que ne j'ai pas eut de scrupules à le balancer et détruire tout son petit business pour m'approprier l'ensemble de son fric...

Bref, mon regard s'attarde quand même sur Casey. Reconnaîtra, reconnaîtra pas ? Là est la question. Mais je sais que c'est le cas quand elle pose son regard sur moi. Elle a beau être plutôt impassible, je sais qu'elle m'a grillé parce que son regard s'est attardé plus longtemps sur moi que sur les autres. C'est une broutille, mais les broutilles permettent de réussir ou pas des coups. Bon il va de soi que là, je n'en prévoie aucun. Mais j'ai toujours l'oeil. C'est comme ça.

Levant brièvement ma tasse pour la saluer, j'hésite un petit instant. Et puis merde. Elle sait que je peux être un peu fantasque nan ? Après tout, j'ai débarqué dans un coin blindé de flics à l'époque et j'ai méthodiquement dénoncé prés d'une trentaine de personne en listant les infos que j'avais sur chacun des enfoirés d'homme de main de Salvatore, et les crimes que je les ai vu commettre avec preuve à l'appui. Dans le genre surprenant, on fait pas mieux.
Bref, je me contente de relever le bandeau jaune, et de passer en dessous. Je presse le pas pour éviter qu'un des agents de police ne m'attrape pour me repousser auprès de la foule, et je me plante devant l'agent Cooper.

« J'imagine à votre tête que c'est pas du joli ? »

Et le fait qu'on me voit causer avec un agent du FBI suffit à ce que le flic qui comptait me virer abandonne cette idée... pour l'instant. Un mot de Casey et je me ferais jarter, c'est évident.

« Du coup... agent spécial Cooper, FBI, hein ? »

Bah c'est une belle promotion. Ça change de la cadette à qui j'ai décidé de me rendre. Je me demande si ça lui a filé un coup de pouce pour sa carrière, ou si un gros enfoiré qui lui servait de supérieur s'est approprié sa réussite. Dans les deux cas, c'est plutôt intéressant !
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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Lun 4 Déc - 10:19

Je bug. J'ai un gros bug même. J'entend même plus ce que me dit mon collègue du FBI qui s'est planté devant moi et qui agite sa main devant mon visage. Qu'est-ce qu'il fait là d'ailleurs. Le temps que je repose mon regard dessus, il a déjà foutu le camp et moi, je ne sais toujours pas ce qu'il m'a dit. Callahan. Alors lui, pour m'avoir marquée, il l'a fait et pas qu'un peu. D'ailleurs, en parlant du loup, en voilà la queue. Je le vois lever sa tasse en guise de salutation avant de le voir franchir d'un pas rapide, le cordon jaune de sécurité, échappant à la vigilance de l'agent censé surveiller ce genre d'écart et tenir quiconque hors de la scène de crime. Mais ... ils sont je ne sais pas combien autour et ... bref. Je peux pas perdre de ma crédibilité face à lui même si visiblement, il doit se douter, rien qu'à ma tête que c'est pas joli, pour reprendre ses mots. Effectivement, c'est pas très joli ... je pourrais gentiment le faire dégager mais ma curiosité me pousse à en vouloir en savoir plus à son sujet. Tant qu'il est avec moi, y a personne qui interviendra, en principe. C'est ça. J'ai parcouru du chemin entre temps. Je suis encore novice mais j'ai parcouru du chemin depuis cette arrestation qui m'a plus mise dans l'embarras qu'autre chose. J'étais bien plus jeune, bien plus bête et bien plus flippée à l'idée de me chier et de voir tout mon petit monde et mes projets s'écrouler. Ça y ai, c'est la liberté, Callahan ?
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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Sam 16 Déc - 15:47

J'opine doucement de la tête à ses paroles. Elle vient de confirmer ce que je pensais. Ce qui s'est tramé là n'est pas bien beau à voir. De toute façon, pour que le FBI se pointe, il faut que ça soit un minimum important. Un truc bien sale, ou bien grave. Quelque chose qui a un lien inter état aussi. Peut-être un meurtre supposément commis par la pègre ou un réseau criminel étendu dans ce genre là ? Ce ne sont que des spéculations hein, mais je sais qui fait quoi et comment en règle général. On ne devient pas un fumier dans mon genre sans se pencher un tout petit peu sur les rouages du monde judiciaire.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Bah... poser la question ne coûtera rien hein. Et j'aime autant être dans la peau de celui qui les pose que de celui qui les reçoit. Forcément.
Glissant mes mains dans mes poches, je m'amuse un peu mon impunité du moment. J'entends encore le flic gromeler tandis qu'il s'éloigne.
Nouveau mouvement de tête de ma part. Casey Cooper, la stagiaire que j'ai connu, confirme et rebondit même un peu sur ma question. Ouais, de l'eau a coulé sous les ponts, les choses bougent.

« Sauf quand on est en prison hein... »

L'idée me fait un peu rire. Concrètement, je peux pas lui en vouloir d'avoir terminé en taule. Je peux en vouloir à personne à part à moi même. Littéralement. C'était mon plan, il a fonctionné, et si j'ai passé cinq ans derrière les barreaux, force est d'admettre que c'était pas si cher payé que ça. Pas quand on a fait ce que j'ai fait. Et encore moins quand la peine fait office de rédemption aux yeux de la loi. Je suis lavé de tout soupçon. On ne pourra plus m'accuser pour mes magouilles passées, quand bien même elles ont encore des répercussions aujourd'hui, parce qu'elles ont été jugé. Je suis lavé de tout, et ma fortune à venir, si illégal soit elle, n'aura rien de plus illégal que le butin de fin de journée d'un clochard qui fait la manche ou qu'un gamin qui ramasse des pièces dans la rue...

« Mais ouais. Je suis enfin libre. Le fait d'être venu me dénoncer a grandement joué en ma faveur. Ma transparence aussi, il faut croire. »

Enfin ma fausse transparence, c'est là que c'est beau.

« Et puis ma bonne conduite en prison a fait le reste. »

Je la désigne d'un petit geste de la tête, la pointant du bout de mon nez.

« Comment ça se passe alors, le FBI ? » 
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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Mer 3 Jan - 10:25

Mon regard va de la scène de crime à Jackson qui me fait gentiment la conversation. Je ne sais même pas pourquoi je ne le renvoie pas d'où il vient, derrière le cordon jaune de sécurité. Je devrais mais ... je suis curieuse, d'un côté et de l'autre, il ne fait rien qui puisse nuire à mon boulot, placé ainsi à mes côtés à discuter. Mine de rien, ça me fait un drôle d'effet, de le voir ici et de discuter avec lui. Quelques années auparavant, j'ai failli mourir de mon manque de savoir-faire, quand il s'est rendu à moi au lieu de le faire à quelqu'un avec l'expérience requise. Entre deux bribes de conversation, Jackson cherche à en savoir plus sur ce qui se trame ici. Une prostituée, tuée et démembrée. Je crois que rien qu'à citer les faits, je suis en train de pâlir. Je ne peux m'empêcher de revoir son bras, balancé près d'une poubelle, dans une putain de traînée de sang. Je prend sur moi parce que je n'ai pas le choix et parce que je n'ai pas le droit de me démonter. Je ne suis plus la stagiaire d'il y a quelques années. Depuis, j'ai évolué. Du moins, je me suis reprise en main parce que ma carrière aurait pu être inexistante. Mais tu l'as choisi, en te rendant. Et je crois qu'il a bien calculé son coup. En se rendant, il s'est clairement sauvé le cul d'une mort atroce. J'ai suivi l'affaire, dans la mesure où on m'a "impliquée" dedans et c'était ce qu'il avait de mieux à faire. Jackson, c'est pas un monstre. C'est un escroc, pur et simple. Il ramasse autant d'argent qu'il le peut, de manière illégale, certes mais en dehors de ça, il n'a jamais fait de mal à personne. Si je devais me mettre à sa place, j'aurai sûrement fait la même chose. Il a observé et a balancé minutieusement chaque information pouvant nous conduire aux grosses têtes de son trafic. J'crois que tu pouvais pas faire mieux. Pas que j'approuve ce qu'il fait car travaillant dans un monde où nous punissons ce genre d'écart, ça serait mal venu mais après tout, je discute avec lui comme je le ferais avec n'importe qui et mon insigne n'a rien à avoir là-dedans. Là, tout de suite, c'est Jackson et Casey. La bonne conduite, en prison, ça paie toujours. Les réductions de peine, c'est pour les plus méritants ... ou pas ... je ne parle pas de lui mais bien de certains hommes qui parviennent à sortir plus tôt et à réduire leur peine. Selon moi, pour certains cas, le système ne devrait pas être aussi clément. Concernant Jackson, je ne sais pas comment il s'est comporté mais ça a du être positif, vu qu'il se balade tranquillement dans la grosse pomme. J'esquisse un maigre sourire lorsqu'il me désigne d'un mouvement de la tête et qu'il cherche à en savoir un peu plus sur mon intégration aux rangs des fédéraux. Ça se passe bien, si on exclut le fait qu'être débutante, ça implique pas mal de contraintes. Ça fait quelques mois maintenant et je m'en sors mieux mais mes débuts ont été catastrophique. Entre mes erreurs de parcours et ma mise à pieds, je crois que j'ai commencé fort. C'est étrange, cette facilité que j'ai à communiquer avec lui alors qu'on ne se connaît pas vraiment au final. Je tique. J'suis familière avec toi, je te tutoie. On a plus ou moins le même âge lui et moi et il fait en quelque sorte partie de mon passé d'étudiante et de stagiaire. Je le connais grâce à ce que j'ai appris sur son dossier et grâce à ce que j'ai pu acquérir comme information en suivant son parcours et son arrestation.
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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Mer 17 Jan - 22:31

Une prostitué tuée et démembrée qu'elle me dit. J'arque un sourcil et je me contiens pour éviter de faire une bourde. J'ai toujours cette sale manie de faire des blagues pour cacher le désastre. C'est comme ça que j'avance, en fait. Je compatis sincèrement à la douleur de cette pauvre fille. Personne devrait se faire mutiler de la sorte, mais j'avoue que ça me titille de ouf d'en glisser une ou deux pour détendre l'atmosphère. D'autant que le cadre s'y prête. Plus c'est glauque ou sexuel, et plus c'est drôle. Or là... une pute... démembrée. On a les deux. Combos gagnant de l'horreur... et donc sujet facile pour quelques piques.

« Le mec devait être salement en manque... »

Ouais non... elle est encore gentille celle-là.

Gentil c'est de quoi traite la suite. Ma gentillesse en taule, tout ça. J'ai un sourire un peu plus large à la remarque de Casey. C'est vrai qu'en ayant choisi de me rendre, j'ai fait le choix du bien... aux yeux des gens. Le type qui veut sa rédemption, ce genre de truc. Il faudra que je pense à vendre cette connerie à Amy si elle en vient à me reprocher mes conneries tiens. Le choix du bien. C'est beau. C'est stylé. Et ça fait un peu romanesque.

« Ouais... les réductions de peine j'avoue que c'est... particulier. »

C'est une mine sincère et sombre qui s'installe sur ma tronche. J'ai beau vanner pour tout et n'importe quoi, ça arracherait la gueule de n'importe qui de savoir comment le système judiciaire peut couiller, parfois. Voir des putains de tarés retourner à l'air libre parce qu'ils sont riches, ou parce qu'un avocat a trouvé une faille à exploiter... c'est moche.
Moi, j'ai juste piquer des trucs. Et mon vol a permis de couler une filière du crime organisation Napolitain installé ici. C'est des vendeurs d'enfants que j'ai plumé, je trouve ça moins grave de me voir moi, sortir de taule facilement, que de voir des psychopathes pédophiles ou tueur en série s'en tirer pour des broutilles administratives.

« Mais il faut continuer à croire au système pénal hein... sinon tu peux rendre ton badge... »

Bah ouais, j'utilise le tutoiement moi aussi, du coup. Ça me dérange pas du tout, en fait. J'ai même tendance à trouver le vouvoiement un brin hypocrite par moment. Pas assez direct. C'est sympa pour entuber les gens et leur passer de la pommade, mais je préfère être plus direct. Plus... humble en fait.

« Une mise à pied ? »

Je siffle et je la regarde en biais, moqueur. J'ai des souvenirs d'elle paniquée, presque timide, pas très à l'aise à me voir débarquer pour tout lui baver. Du coup j'ai du mal à forcément aviser ce qu'elle peut être devenue aujourd'hui. C'est bizarre. Elle sera toujours un peu la stagiaire que j'ai croisé à l'époque, à mes yeux. Et j'imagine que je serais toujours le type chelou qui vient lui vendre des aveux qui viennent d'ailleurs sans aucune raison...

« T'as descendu quelqu'un sans faire exprès ou un truc dans le genre ? »
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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Lun 22 Jan - 14:53

J'ai l'étrange sensation qu'il se retient de dire quelque chose mais je ne sais pas quoi. Je me trompe, sûrement. Quoi que je devrai peut-être suivre mon instinct, ne sait-on jamais mais ... non, je baisse les bras. Jackson, c'est pas un meurtrier. C'est un escroc. La marge est tellement large. Il a l'air tellement inoffensif, également. C'est le genre d'homme à qui tu pourrais donner le bon dieu sans confession et pourtant, il a un talent inné pour berner n'importe qui et se remplir les poches, si j'ai bien compris. Il a aussi un sacré pouvoir pour faire tomber tout le monde sur son passage. Ce sont les vagues souvenirs que j'ai de lui. Quoi que vague n'est pas forcément le mot le mieux adapté dans le sens où je m'en souviens comme si ça date d'hier.

- C'est ... une blague ?

C'est peut-être ça qu'il retenait : une blague. Une putain de blague qui m'a fait réfléchir une demie-seconde de trop. D'ailleurs, qu'est-ce qu'il fait là, en plein milieu de la foule curieuse ? Le destin est quand même vachement vicieux, quand on y regarde de plus près.

- Qu'est-ce que tu fais ici, d'ailleurs ?

Autant lui poser la question vu qu'il était au milieu de la foule et qu'il a gentiment franchi le cordon de sécurité jaune pour me rejoindre. Un brin de causette, uniquement ? Se remémorer les "bons souvenirs passés" ? Sûrement puisque nous en venons à discuter de notre "rencontre" et de son incarcération qui a été moins longue que prévu.

- Et dire qu'on s'casse le cul pour vous enfermer et qu'on vous sort avant l'heure.

Dans vous, je ne parle pas de lui. Voler, c'est pas le pire des crimes, au final même si je ne le cautionne pas pour autant. Je parle des assassins, toute catégorie confondue. Eux, ils méritent de croupir le restant de leurs jours derrière les barreaux. La peine de mort ? Je suis tellement contre. C'est trop facile de mourir une fois qu'on a fait le pire. Faut subir ses erreurs et les payer de sa personne, selon moi.

- J'continue d'y croire. J'y crois dur comme fer et j'ai espoir qu'un jour, ça changera.

Dans ma situation, je n'ai pas d'autres choix mais j'avoue qu'au fond de moi, ça me brise que ça soit si facile, au final. Je n'ai aucun pouvoir là-dessus. Si ça serait le cas, ça se saurait. Je ne compte pas le cas de Jackson parmi les pires libérations. Voler, ce n'est pas tuer. De plus, je pense que sa bonne conduite n'est pas la seule pièce maîtresse. Il ne faut pas oublier qu'à côté, il a détruit définitivement un énorme trafic d'enfants et pour ça, ça vaut le coup d'être libre.

- Une mise à pied, ouais.

J'esquisse un maigre sourire lorsqu'il se met à siffler d'un air moqueur. Je n'en suis pas fière. Pas du tout, même. Mon caractère fort et surtout mon impulsivité a eu raison de moi, ce jour-là et fraîche comme je suis, c'est pas forcément le mieux vu au monde de se faire suspendre quelques jours pour avoir manqué de respect à son supérieur.

- J'ai peut-être légèrement abusé avec mon patron.

Je mime le geste avec mes doigts, souriant de nouveau. Ce qui est fait est fait, je ne peux malheureusement pas revenir en arrière. Je suis loin de la Casey qu'il a connue il y a quelques années. Je me suis forgée un sacré caractère. Avec tout ce que j'ai vécu entre temps, je pense que ça a pas mal joué ou c'est uniquement l'oeuvre du temps, qu'en sais-je ?

- Ouais, j'ai peut-être descendu quelqu'un, pour ma défense et celle de mon coéquipier mais c'est pas vraiment le problème. Mon patron, il est pas ...

Je cherche mes mots mais je ne les trouve pas. Je ris, doucement, presque nerveusement en fait.

- Il est con, tout simplement.
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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Mar 30 Jan - 14:59

Je la regarde en coin, plissant doucement les yeux quand elle me demande si c'est une blague. Ok, peut-être que c'était mal dosé. Ou mal adapté à la situation un brin plus dramatique qu'on pourrait le penser. J'ai l'habitude de gaffer comme ça, il faut dire. Il n'empêche que je n'ai pas vraiment d'autre choix que de confirmer. Oui, c'est une blague. J'agite la tête de haut en bas, rien que ça. Il fallait que ça sorte, c'était pas fou. Soit...
J'hausse les épaules. Pas de regret. Carpe Diem comme le disent les cassos. Enfin... c'était le cas avant que j'aille en taule. Est-ce que c'est toujours ringard à crever, comme phrase ? Ou bien ces enculés de Hipsters sont parvenus à la rendre cool ?
Revenant à un fil de pensé plus actuel, je cligne des yeux quand elle me demande ce que je fous ici. Ouais ça, c'est une bonne question. Je lève mon gobelet de café et je désigne la foule du pouce.

« Je passais dans le coin en fait. Je dois aller dans un bar pas loin de là rencontre ma peut-être future patronne pour voir si y a moyen d'avoir un job chez elle. Et sur le trajet, j'ai vu un attroupement. Dans le doute, j'suis allé jeter un œil, je pensais voir un truc cool. Un tournage de film ou j'sais pas... »

Bon ok ça c'est un poil mensongé. C'est juste que je suis, à l'image de tous les connards de la planète, plutôt curieux. Et accessoirement que j'étais engagé dans cette voie et que faire demi tour viteuf pour éviter les keufs aurait été salement louche.

« Pis j't'ai vu, alors j'me suis dis tiens, c'est l'occasion d'aller taper un brin de causette. »

Brin de causette qui nous amène à causer des détenus et des conditions de libérations de certains. Pour ma part, je n'étais pas vraiment surpris de la clémence dont on a pu faire preuve à mon égard. J'veux dire... j'ai vendu tellement d'info que si j'avais juste été un indic, on m'aurait probablement payé une villa dans les Caraïbes jusqu'à ma mort, avec un faux nom bien swag. J'avais songé à cette option à l'époque. Négocier avec les flics avant d'aller me dénoncer. Prendre contact, accepter de faire des écoutes. Mais ça aurait trop simple. Et la protection des témoins m'aurait forcé à définitivement rompre tous contacts avec Amy.

« C'est cool si t'arrives encore à croire au système. Il faut des genre comme toi qui croient que ça fonctionne pour qu'effectivement, ça puisse marcher ! »

Et je suis sincère. Je préfère voir des flics et des agents qui agissent avec conviction que des robots qui s'en battent les couilles et qui font juste au mieux pour se garantir la solde à la fin du mois, tiens !

« Donc... t'as vraiment flingué quelqu'un ? »

C'est le seul truc que je retiens vraiment, en vrai. Et ça me fait sourire un peu. J'me suis toujours demandé ce que ça pouvait faire, de tirer sur quelqu'un. J'ai vu des gens s'faire descendre en traînant avec les connards de Sal. Mais entre voir et faire, c'est pas la même chose, concrètement.

« Je vois... les patrons relous je pensais que c'était que pour les gars qui bossent dans des bureaux ou qui retournent des steaks... je pensais pas qu'au FBI c'était pareil... ça craint. Moi qui comptait faire carrière dans les forces de l'ordre... Ah oui non c'est vrai... j'peux pas. » glissais-je avec un petit rire.
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MessageSujet: Re: Au nez et à la barbe | Casey    Ven 9 Mar - 10:17

Un fin sourire, quelque peu amusé se dessine sur mes lèvres lorsqu'il me confirme que c'est une blague, d'un simple mouvement de la tête, allant de haut en bas. Je ne manque pas d'humour. D'ailleurs, je suis loin d'en manquer. J'ai tendance à rire sur des sujets qui ne font rire que moi. Je suis incomprise, dans ce domaine et je l'assume. J'ai l'esprit plus qu'ouvert mais ... dans le doute, j'ai préféré lui poser la question.

Nous passons outre ce moment de léger malaise où j'ai été incapable de savoir s'il était sérieux ou s'il blaguait. Les gens ne me comprenne tellement pas que moi-même, j'en viens à douter des autres. C'est un processus normal, selon moi. Peut-être qu'en définitive, je les comprend un tout petit peu.

- Quel type de job ?

Je suis curieuse, ce n'est pas nouveau mais ça permet de meubler davantage la conversation. L'initiative est bonne. Fraîchement sorti de prison, il cherche à s'en sortir et c'est tout en son honneur. Malheureusement, ses choix doivent être limité. Peu d'employeur accepte les repris de justice. C'est fort dommage dans le sens où tout le monde a le droit à une seconde chance et surtout, d'accéder à quelque chose qui lui fasse envie plutôt que de prendre le premier truc qui vient. Pour lui, je ne sais pas si c'est quelque chose qui pourrait lui plaire ou non mais dans tout les cas, il a l'air de bien avancer et c'est tant mieux.

- Un tournage de film ? Ma foi ...

Rien n'est impossible et la jeune femme naïve que je suis aurait tendance à croire qu'il dit vrai ou à ne simplement pas chercher plus loin que le bout de son nez.

- T'as aperçu la jeune stagiaire paumée que t'a mise dans l'embarras quelques années plus tôt ...

J'esquisse de nouveau, un fin sourire. Dit ainsi, ça pourrait sonner comme des reproches mais c'est loin d'être le cas. Je suis admirative face à ce qu'il a fait. J'ignore dans quel but précis, le concernant mais il a détruit un lourd réseau de trafiquant et pas n'importe lequel, faut dire ce qui est.

- J'ai surtout pas le choix.

Si je veux avancer dans ma carrière, je dois mettre mes à priori de côté et faire comme si tout allait bien même si au fond, je sais que c'est loin d'être le cas. Le système judiciaire de nos jours est corrompu. Y a les bons et les mauvais. Je fais en sorte d'avancer du meilleur côté. Le autres tomberont, avec un peu de chance. Je n'ai encore jamais eu affaire à des agents corrompus ou à un quelconque malaise d'ordre judiciaire mais ça arrivera, demain ou plus tard. Tout le monde passe par là au moins une fois dans sa vie. Les plans foireux, ça n'existe pas que dans les films. C'est rare mais ça arrive bel et bien.

Sa question me rend un brin mal à l'aise mais j'assume parce que je l'ai fais dans l'unique but de protéger les gens qui m'accompagnaient et de me protéger moi aussi.

- Ouais, j'ai descendu quelqu'un et même si je n'avais pas le choix, je n'en suis pas fière.

Je ne suis clairement pas pour retirer la vie à quelqu'un, même s'il le mérite. Selon moi, personne ne le mérite. C'est même bien trop facile dans le sens où il commet l'irréparable et que sa punition, c'est la mort. L'idéal, c'est qu'il croupisse en cellule le restant de sa vie, privé de tout confort quelconque. En Russie, il me semble, si je ne dis pas de bêtise que certains détenus sont maintenus en isolement, un laps de temps incalculable, dans le noir. C'est considéré comme la pire des tortures. La perte de la notion du temps. La pénombre. Ils deviennent dingues. Ici, chez nous, c'est différent. Si dans certaines prisons, c'est Bagdad, dans la plupart, c'est presque "paradisiaque".

- Je crois que les patrons relous, y en a partout. Dans toutes les branches.

Un large sourire illumine mon visage avant que je ne ris avec lui. Il a de l'humour, je m'en rend compte, même si tout à l'heure, j'ai eu du mal à le capter. Plus que du mal, même.

- T'as loupé ta vocation à cause de tes conneries, c'est bien dommage !
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