Vous souvenez-vous de vos débuts dans le monde du RPG ? Quand tout cela a commencé ? Nous, oui, et nous le regrettons amèrement. Replongeons-nous dans le passé !
 
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C'est la pénurie de personnages féminins, cette fois-ci.
Favorisez les filles, s'il vous plaît.
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 Rien que 0.15%

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MessageSujet: Rien que 0.15%    Jeu 7 Déc - 14:39

Vous savez c'est quoi le problème des billets en petite coupure ? La place que ça prend. Et le poids. On a pas l'impression comme ça. Mais mille dollars en coupure de dix, c'est cent billets. Et cent billet, ça fait déjà de belles liasses. Comptez que pour ne pas éveiller l'attention, Salvatore a pris soin d'enterrer sa fortune en coupures différentes. Un, deux, cinq dix... Une petite planque de ville, ou un coffre de banque contient entre dix, et trente mille dollars. On fixera la moyenne à vingt mille. L'équivalent de plusieurs sacs de sport de grandes tailles pleins. C'est moins lourd qu'on le pense, mais c'est encombrant.
Ces dernières heures, en me privant de sommeil, je n'ai pu visiter que quinze planque en ville, située aux alentours de l'endroit où je me trouve. Quinze qu'on multipliera par vingt mille dollars de moyenne. Environs trois cent milles dollars. Soit environ 0,15% de l'argent planqué par Sal.
En petite coupure, chaque planque renfermait le volume de quatre à dix grands packs de bières, en billet. Disons une moyenne de sept par planque. Sept... multiplié par quinze. Cent cinq pour les flemmards du calcul mental.
Imaginez maintenant le nombre de trajets que j'ai du faire pour ramener ces cent cinq bloc de billet – de la taille d'un grand pack de bière toujours – jusqu'à mon logement au dessus du bar à Coyote. Et surtout... imaginez la place que peuvent prendre cent cinq bloc de billets dans un appartement de petite taille comme l'est mon logement...

Bref... il y en a littéralement partout. Ma chambre est inutilisable du fait qu'elle ressemble à un coffre de banque, et un peu partout dans mon salon, on peut trouver de l'oseille.

Comment j'en suis arrivé là ? Bonne question. Tout ça semblait improbable vu la soirée passée chez Amy. Elle m'a aidé à trouver un boulot. M'a laissé penser que je valais éventuellement mieux que ça, et j'avais beau être bourré et à fleur de peau, j'ai décidé de la croire et de l'écouter. J'ai embarqué la photo, mais je m'en suis pas servi. J'ai bossé, réellement. J'ai été aussi sérieux qu'il était possible de l'être. Une soirée ? Peinard. Deux soirées ? Peinard aussi. Je tenais le bon bout.
Jusqu'à ce que quelque chose pète là dedans. J'aurais éventuellement du poser plus de question, mais la voir elle s'agiter devant les clients, faut l'avouer, ça m'a fait un truc.

Tu vaux mieux que ça, qu'elle m'avait dit ? J'avais envie de lui dire la même chose, au moment de cette découverte. Mais non. Plutôt que de m'amuser à ça, j'me suis d'abord bourré la gueule, un peu vexé. Attention hein, le fait qu'elle danse n'était pas vraiment la cause. Mais j'sais pas... c'est Amy. Je l'imaginais capable de mieux, je suppose.
Autant qu'elle s'imaginait que moi j'étais aussi capable de faire mieux dans ma vie. Grosse déconvenue hein...

Le lendemain, j'avais déjà tout prévu. Convaincre Eden d'aller avec moi à Vegas n'a pas été bien difficile. La convaincre de jouer au Casino à ma place non plus. J'ai un peu moins prévu la suite, mais après un joli fifty fifty avec les gains, j'ai pu m'acheter un van et du matos pour mes projets de récolte. La moisson s'est fait en toute discrétion, bien entendu. Sans croiser Amy, et en l'évitant pour être sûre de continuer en toute impunité. Personne ne pouvait se douter de quoi que ce soit à part elle, après tout.

Et tout ça nous amène à cette situation-ci.

Il est relativement tard ce soir et j'en suis à mon dernière allée retour pour ramener le dernier sac plein de blé. La malchance veut que le plastique recouvrant le bloc de fric ait craqué pendant le chargement, et que ces deux sacs de thunes ont du être remplis pèle mêle sans réfléchir, soit.
Suis cramé. Littéralement en nage à force de bouger, porter, charger, décharger tout ce fric. C'est surréaliste. Le souffle court, je me traîne au travers de la pièce, ouvrant la porte de ma chambre en m'apprêtant à balancer mes deux sacs plein de fric. Le souffle court, les jambes en feu. Je vire ma veste, je sors une bière, je fous deux burger surgelés au micro-onde et tout en sirotant ma canette, je traîne les deux derniers sacs vers ma piaule, pleine à craquer. Inaccessible. Je m'apprête à les balancer par l'ouverture laissée libre en haut quand la porte d'entrée s'ouvre à la volée dans mon dos.

Sur la pointe des pieds, et dans mon sursaut, non seulement je lâche ma bière qui tombe sur la gueule. Mais surtout, je laisse échapper le sac de sport qu'il tombe derrière moi, et répand son contenu d'un bout à l'autre de la pièce principal. Des billets. Partout des billets. Je suis couvert de bière, mon appart est plein de thunes, et en jetant un coup d'oeil vers la porte qui vient de s'ouvrir je découvre...

« Amy ? »

C'est difficile de dire qui est le plus étonné des deux, tiens.

« J'ai du mal à savoir c'qui est le plus gênant là... »

Le fric. La bière renversée sur ma gueule, le fait qu'elle rentre comme ça...

« J'ai un peu surestimé la taille de c't'appartement... »

Pas sûr que la blague soit à son goût, tiens.
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Jacky Les Bons Tuyaux
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j'ai : 27 ans et je suis né(e) le : 08/02/1990 à : New York Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 63 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : du genre à me démerder. Côté cœur, je suis : libéré, délivré ?

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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Sam 30 Déc - 11:18

J'suis roulée dans mon mini-short en jean, une chemise à carreaux bleus nouée autour de ma taille. J'laisse mes cheveux bruns libres sur mes épaules et quand Eden me donne le feu vert, je la suis, grimpant sur le comptoir du bar. Les clients sont déchaînés, comme chaque soirs, puisqu'ils viennent avant tout pour nous voir nous déhancher là-haut, pendant qu'ils boivent jusqu'à plus soif. Dans ma main droite, une bouteille de whisky, tout prêt à servir. La musique est lancée... Un bon vieux "Don't Cha", bien assez rythmé et sensuel pour nous donner envie de jouer avec la foule. Traverser le comptoir de gauche et de droite dans mes bottes à talons, me déhancher, me pencher, remplir quelques verres tout en ondulant lascivement... Me redresser, renvoyer ma chevelure sombre vers l'arrière... Croiser son regard.

Jackson. Merde. J'ai comme l'impression que j'ai omis de lui parler de c'que j'faisais comme taff...

Depuis ça ? J'l'ai plus revu. Plus de nouvelles, rien. Et moi qui lui faisait la morale y'a quelque jours en lui disant qu'il fallait bien mieux que tout cet argent volé... Merde ! Et j'dois faire quoi moi maintenant ? M'expliquer, ça m'semble tout naturel même si j'ai encore quelques relents de colère à son égard... J'ai quand même laissé un gros blanc quand à ce qui occupe mes soirées : j'suis coyote girl. Et c'pas vraiment que j'voulais lui cacher, ,non. J'ai VRAIMENT oublié de lui en parler. Loose totale.

Bref, après avoir soudoyé quelques infos à Eden, j'apprends qu'il crèche au dessus du bar et je m'y rends, tout naturellement. J'me pointe après avoir monté quelques escaliers sur le côté extérieur du bar, et j'entre. Oui, j'entre. Comme ça, sans frapper. Bon, j'ai envoyé un texto juste avant de monter et je présume que c'est suffisant.

Ou pas.

Visiblement, il n'attendait pas de visite, et j'ai une volée d'biffetons qui me tombe sur les pieds. Imaginez ma tronche, là tout de suite...

"Putain, Jax !"

Je m'empresse d'entrer et de refermer la porte derrière moi, y restant adossée avec une expression venue d'ailleurs quand j'me mets à murmurer, mais sans vraiment murmurer. Le genre de petit son aigu qui sort de la gorge, alors que tu parles avec de grands gestes des mains :

"C'est quoi ce bordel ? C'est..."

Y'a de la thune partout. PARTOUT ! Et j'regarde tout autour de nous... Lui et sa mine complètement choqué d'me voir là, et d'voir c'que j'vois... Sa bière qui macule son t-shirt... Sa remarque.

"C'est ça qu'tu faisais pendant tout c'temps où j'ai pas eu de nouvelles ?"


J'peux pas m'empêcher de zieuter partout comme un animal un peu perdu.

"... C'est..."

Incroyable. C'est complètement fou. J'ai l'impression d'être dans un de ces films de narco-traficants...

"Jackson... Y'a combien ?"

J'sais même pas pourquoi j'demande ça. J'suis pas émerveillée, parce que j'suis pas le genre de nana super vénale. Par contre, avoir autant de thunes dans un si petit appart'... J'sais pas si c'est bien raisonnable.

Mais Jackson n'est pas raisonnable, je devrais être habituée.
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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Sam 30 Déc - 12:40

J'avoue que j'ai rarement été aussi gêné qu'à cet instant précis. C'est pas comme si elle me prenait à tricher pour entuber des gens ou quoi. Ça, elle sait maintenant que je sais le faire. Mais là, soyons réaliste, je me retrouve dans une situation tellement surréaliste, déraisonnable et absurde que c'est vraiment gênant. Elle peut parfaitement voir que j'ai abusé. Et que malgré le constat de mon abus, j'ai continué et j'ai insisté pour transformer un petit logement en véritable coffre fort. J'ai donc pas tellement le temps de m'attarder sur sa réaction un peu bizarre, certes, mais moins que ce qui se trame ici.

« Oui non mais c'est pas aussi terrible que tu le crois hein. »

J'essaye de relativiser. Ou de faire le gars qui gère. C'est pas trop le cas, hein. Même si au fil des jours à venir ça aller s'arranger. Échanger de la petite coupure contre de la grosse n'est pas difficile. En fait, c'est l'inverse qui est surveillé. Si je me pointe à un distributeur pour avoir dix mille balles en petite coupure, c'est chaud. L'inverse non. C'est logique, j'imagine.
Amy n'en restera pas là, toutefois. Je m'empresse donc de la rejoindre, et de plaquer ma main sur sa bouche pour pas qu'elle en dise plus. J'attrape de l'autre main son poignet et je la tire un peu plus loin. À l'écart de la porte qui est plutôt fine, histoire que la conversation soit plus difficile à capter pour des foutus curieux. Faut avouer que j'ai quelques raisons d'être un peu parano là hein...
J'étais initialement parti vers un projet d'explications fumeuses et de dédramatisation de tout ça, mais sa petite question passe mal... compte tenu de ma découverte.

« Tu faisais tes trucs, je faisais les miens... me semblait pas que ça nécessitait des explications ou des nouvelles. »

Bah ouais c'est teinté de reproche pour le coup. J'vaux mieux qu'ça qu'elle m'avait dit... avant d'aller s'agiter devant des connards qui picolent uniquement parce qu'ils espèrent avoir son attention et une petite danse perso. J'vaux mieux que ça... C'te blague.

Je me recule de quelques pas, sortant mon téléphone par reflexe pour vite lancer l'application de musique et mettre le son assez fort. Pourquoi ? Pour couvrir tout c'qui se dira ici, tiens. J'ai un petit air un peu surpris d'entendre les Pumped Up Kids sur Foster People, ou comment parler de massacre scolaire sur un ton cool et marrant. Je balance mon téléphone dans le tas de fric.

« Y a genre... mille fois moins que le total que je peux ramasser au final. Donc ça va... j'ai été raisonnable. »

Que j'lui glisse finalement en plantant mes mains sur mes hanches pour regarder l'étendue de tout ce bordel. Et c'est évident, je suis absolument pas convaincu par ce que je dis. Comment je pourrais l'être. Vous avez vu la place que ça prend ? Imaginez mille fois ça me filerait presque des suées d'angoisse. Merde où j'vais pouvoir entreposer tout ce fric ?

« C'est bon, c'est pas si terrible. 300K. Je pensais juste pas que ça prenait autant de place, moi. »

Je déplace quelques blocs de fric pour les empiler et lui faire une sorte de... siège ? Autant qu'elle se mette à l'aise le temps que j'aille me changer. Parce que le tshirt trempé parfum binouze, c'est pas dérangeant quand on est ivre mort et qu'on comprend rien à sa vie. Mais dans l'état actuel des choses, ça colle, ça sent fort, et c'est vraiment pas agréable. Je me réfugie comme je peux dans la pièce voisine, escaladant les liasses pour atteindre mes affaires. Je vire le haut, j'en prends un autre et... on toque à la porte.

Oh putain ! OH PUTAIN !

Panique au Far West, je bondis à nouveau pour revenir sur mes pas, étalant dans mon élan. Essouflé, torse nu, le regard paniqué je me retrouve devant la porte à faire signe à Amy de ne pas faire de bruit, et j'entreouvre la porte en chassant du pied des billets qui pourraient être visible depuis l'entrebaillement.

Oh putain. OH PUTAIN !

« Donovan ?! Qu'est-ce que tu branles ici ? »

Il pouvait pas tomber à un pire moment. Dans tous les sens du terme, en fait. Le fric déjà. La présence d'Amy ensuite. Je suis à moitié à walpé aussi. Je bloque la porte de ma main, pour la tenir si peu ouverte, mon pied bloque aussi en bas. C'est la merde intergalactique.
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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Lun 8 Jan - 15:15

J'ai pas l'temps de continuer mon p'tit manège de meuf complètement choquée... Parce qu'il me plaque une main sur la bouche avec des yeux fous, et me sort de devant l'entrée pour m'emmener un peu plus loin en me traînant par le poignet. J'me laisse embarquer comme une chiffe. C'pas si terrible qu'il m'a dit, mais j'vois que même plus loin, y'a encore des montagnes et des montagnes de biffetons... Misères. Je regarde partout autour de nous, limite en tachycardie... Et il enchaîne. Ce que j'comprends, c'est qu'il a pas super bien pris que j'lui dise pas que je passais mes soirées à me trémousser sur un comptoir devant des crevards alcooliques. C'est légitime de s'agacer mais de là à pas du tout donner de nouvelles à et s'venger en allant jouer au Petit Poucet de billets ?

"... Jackson, j'suis désolée... J'aurais du t'dire pour mon boulot..."

J'me sens mal à l'aise mais... C'est de bonne guerre non ?

"Oh et puis ça va hein, moi c'pas illégal c'que j'fais !"

J'me renfrogne assez vite, et il poursuit ses explications et fout de la musique surement pout couvrir nos voix. Visiblement, y'a rien que moins de la moitié d'la moitié dans cette piaule déjà pourtant remplie jusqu'aux plafonds. Il pensait pas que ça prendrait autant d'place qu'il dit. J'le regarde avec un air atterré, j'ai envie d'le traiter d'inconscient. Il remue des liasses, à droite à gauche, à droite, au dessus... Pour que je m'y assois. Il fini par s'éclipser dans une pièce à côté lorsque ça toque à la porte. J'le vois revenir en mode agité, sans t-shirt.

Oh le con. Il a poussé d'la fonte en taule nan ?

J'me surprends à mater ouvertement lorsqu'il se vautre dans les billets, l'air pas du tout à l'aise. Il se tourne et me fais signe de me taire en gros, avant d'aller ouvrir la porte. Et là.

J'entends un prénom. J'entends une voix.

"Salut Jax... Je passes au hasard j'ai... J'ai cru voir que tu avais repris contact avec Amy et comme tu l'sais déjà, elle et moi c'est fini et... Enfin... J'peux entrer ?"

Oh le bâtard. Il vient chercher quoi ici lui ? Il est pas trop sans gênes le mec sans déconner ? Jackson sort de taule et tout ce que l'autre trouve à lui dire, c'est qu'il veut lui parler d'moi ? La bonne blague. Et visiblement, Jax lui met un refus. Et on comprends pourquoi... D'une part ça ressemble à un coffre fort derrière la porte et d'autre part... J'suis là.

"... Ok. Je comprends. Tu peux juste me dire si elle va bien ? J'ai plus du tout de nouvelles d'elle..."

T'inquiète mon gars tu vas avoir des nouvelles. J'me lève en silence. Je retire mes bottines. Mon jean slim. Mon pull. J'me fous la tête en bas, j'fous mes cheveux en vrac façon après baise. Oui, j'fais ça oui. J'file dans la piaule de Jax, je fouille dans son bordel et attrape un t-shirt... J'l'enfile. Puis...

Je débarque dans l'entrée en culotte.

"C'est qui, bébé ?"

Est-ce que j'ose faire ça ? Vraiment ?
Mes bras viennent enserrer le torse de Jackson. J'me colle dans son dos et dépose ma tête sur son épaule pour regarder dans l'encadrement de la porte... Est-ce que j'ai un large sourire de garce en découvrant la surprise sur la tête de con de Donovan ? Bien entendu.

"Ah tiens, t'es là toi ?"

Putain mais que c'est jouissif. Une vengeance pareille, j'aurais jamais pu en espérer autant...

"Amy ?"

Nan sa soeur, gros con.

Il nous regarde, l'un après l'autre. Il passe par toutes les couleurs, par toutes les émotions et finalement, la roulette s'arrête sur un truc qui ressemble vaguement à de la colère :

"J'aurais du m'en douter en fait... Depuis tout c'temps. C'était évident qu'il se passait un truc entre vous deux..."

J'vais rentrer dans son jeu, c'est obligé. Après ce qu'il m'a fait vivre l'enflure, j' vais prendre un malin plaisir à lui faire croire que tout ça, ça dure depuis un moment :

"Et t'as été assez con pour croire qu'on était juste potes pendant tout ce temps là... T'es vraiment idiot hein. J'savais, mais à ce point là... Difficile d'égaler."

Nouveau petit sourire de garce. J'fais se balader volontairement une main sur les abdos de Jax... Provocatrice. Ça risque de foutre le bordel mais je m'en fous. La vengeance est trop délicieuse pour que j'm'arrête.









avatarAmy Hudson
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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Lun 8 Jan - 16:52

Sa grosse race de merde ouais, j'passais par-là qu'il me dit. Tu sais qu'on est séparé ? Pas de nouvelles. J'ai envie de lui latter le tibia pour qu'il ferme sa gueule, sérieusement. Parce que si je sais que moi, je suis du genre à savoir la boucler et à être salement doué pour cacher ce que je pense derrière un visage qui désigne une toute autre émotion, Amy elle, est pas du tout, mais alors pas du tout du genre à savoir contrôler certains truc. La colère en tête. Et plus ce connard parle, plus je sais qu'elle bouillonne. J'ai même pas besoin de jeter un coup d'oeil vers elle pour comprendre qu'elle monte en pression que ça va forcément mal se finir.

Mais je suis loin de m'imaginer à quel point elle peut être sournoise et vicieuse quand on l'a véritablement blessée.
Je m'attends juste à tout moment à ce qu'elle se précipite par là comme une furie, qu'elle ouvre grand la porte, qu'elle laisse à l'autre con le soin de voir tous les billets et qu'elle se contente de le cogner jusqu'à ce qu'il ferme sa gueule. C'est l'idée que j'ai d'elle. C'est le genre de truc que je suis persuadé qu'elle peut faire. Mais ce qu'elle fait réellement. C'est pire.

« Écoute Donovan j'ai un truc en cours là, j't'aurais vraiment aidé mais j'ai vraiment pas le t... »

« C'est qui bébé ? »

Là, mon esprit glisse ailleurs. ( Laughing )
Et c'est pas tout. Je la sens qui se colle dans mon dos. Je me raidis comme une petite tarlouze qui vient de ramasser la savonnette au mauvais moment dans les douche et je crois qu'entre Donovan et moi, c'est difficile de savoir qui est le plus choqué des deux, en fait. Pour le coup, l'air impassible il est parti dans le taxi direction Jupite. J'ai les yeux grands ouverts, je respire même pas.

L'autre, interdit, en arrive même à s'interroger à haute voix. Amy ? Non c'est ta mère, Dugland.
Je me retrouve pris dans un truc aussi imprévu que merdique. Je peux pas gagner. Amy. Le fric. L'autre con. J'envoie chier Amy ? J'ai perdu. Je reste là comme un con ? Je perds. J'envoie chier Donovan ? Je perds aussi. Chaque erreur de ma part peut m'amener à vivre un enchaînement emmerdant au possible. Je suis le grand perdant d'une situation que j'ai pas voulu.

Toujours avoir une solution de repli, c'est pourtant la règle.

Je ramène ma main libre jusque devant mon visage. Donovan est pas juste en train de mordre aux conneries d'Amy. Il se les enfonce au fond de la gorge comme une putain de pornstar. Et plus il gobe, plus elle insiste.
Je sais pas si elle est consciente de ce qu'elle fait. Je me dis qu'inconsciemment, elle me fout dans cette merde là parce que c'est la vengeance parfaite. L'ex qui va voir ailleurs, le connard qu'elle appelle le traître... jeu set et match j'ai envie de dire.

L'autre part en quenouille. Et ça alimente les conneries d'Amy. Il est assez con pour formuler lui même l'hypothèse d'un truc qui aura duré un moment, qu'il s'en doutait. J'ai envie de l'attraper par les joues, et lui envoyer des coups de genou dans le nez pour lui ouvrir un peu les yeux, et lui faire comprendre que putain de bordel de merde, elle se venge juste et qu'il était improbable de construire une trahison pareille pour la bonne et simple raison que j'ai passé cinq foutue année en taule.

Je m'apprête à le lui dire d'ailleurs, mais l'autre elle fait glisser sa main et j'en viens juste à me dire que ça va être encore une de ces nuits ou la douche froide sera de mise, If you know what I mean. C'est à dire que la privation, ça s'joue. Mais y a des situations qui font que... c'est pas évident. Et j'peux même pas désarmer le truc avec mes phrases de beauf habituelle.
Je pince le haut de mon nez entre deux doigts. Et je les laisse continuer leur merde. Je vois bien qu'elle est en train de le dévaster, le type. Et sans même savoir ce qu'il a fait pour mériter ça... bah une part de moi jubile un peu quand même. Soyons réaliste, ça aurait pu être moi à sa place, si j'avais été moins... moins moi, en fait.
Pas que je sois du genre jaloux de ouf. J'ai jamais cherché à dynamiter ses relations. Mais quand les choses tournaient au vinaigre, j'ai jamais cherché à aider qui que ce soit à réparer les choses.

Je finis ENFIN par daigner réagir un peu. Mais c'est pire sans que je le sache. Je me tords un peu pour passer mon bras derrière elle, l'enrouler derrière sa nuque, et la faire passer devant. J'me dis que d'une part, vaut mieux qu'elle soit entre lui et moi, pour limiter l'envie de cogne de Donovan. S'il veut me taper et que je suis en premier plan... il peut. Si y a Amy entre, nop. Et ça évitera qu'il découvre l'oseille.
Mais voilà. C'est là que je remarque jusqu'où elle a été, en fait. Elle s'est foutu à moitié à poil pour rendre tout ça crédible. Et c'est moi le foutu manipulateur de merde ?

Putain...
Je dépose mes deux mains sur ses épaules. Je suis tenté de la foutre dehors, de refermer, et de je me creuser un terrier dans mes montagnes de fric pour hiberner, putain.
Je reste là comme un putain de pantin à songer que la douche froide suffira p'tete pas maintenant que j'y pense. Un bain avec des glaçons ? Possible. J'veux dire... passer de queutard de compet à abstinent total pendant cinq ans c'est galère mais en taule on s'y fait assez facilement, quoi qu'on en dise. Par contre une fois libre, la tentation existe. Mais la tentation, c'est rien. Rien du tout comparé à Amy.

Ils continuent leur embrouille, et je finis par l'ouvrir.

« Donovan... casse toi, sérieusement, tu me fatigues. J'vais t'en mettre une, ton dentiste va avoir du boulot là... Dégage tu vas roter du sang, sinon. »

C'est moi qui parle là ? Il semblerait. J'ai jamais été violent en tant qu'agresseur. La menace physique ? C'est pas du tout mon projet. En fait, j'ai même tout fait pour pas imiter mon père dans c'te voie-là. Je cherche pas plus loin, je tire d'une main sur l'épaule d'Amy pour qu'elle amorce un pas de repli, et je referme la porte de l'autre, sèchement. Tout aussi sèchement que je la fais se retourner pour la pousser contre la porte, et venir claquer mes deux mains sur le bois de cette dernière de part et d'autre de sa tête pour gueuler :

« Putain de bordel de merde ! Tu peux pas jouer avec moi comme ça. Même si c'est pour te venger, c'est dégueulasse ! »
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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Mar 9 Jan - 11:43

Le pied intégral.

Cet abruti de Donovan est crédule comme jamais, et quand je sens son agacement poindre, je n'hésite pas à lui sourire comme une saloperie de garce. Ce qui l'énerve encore plus en fait :

"Comment t'as pu me faire un truc pareil ?"

Sa phrase, c'est pour moi, mais c'est aussi pour Jackson.

"Bah regardes toi. Tu croyais que j'allais me satisfaire de ça, quand j'ai moyen d'avoir ça sous la main ?"

Je montre tantôt mon ex d'un doigt, tantôt Jackson. On se croirait dans une comédie tellement c'est peu probable, mais lui, le Donovan, il y croit dur comme fer. En même temps, le jeu d'actrice est pas trop mauvais, et l'habillage laisse croire tellement de choses... Qu'on peut comprendre un peu pourquoi il plonge tête la première dans mon petit jeu sadique. C'est orgasmique.

Regardes gros bâtard comme ça fait mal.

Il dit plus rien sur le coup, mais on peut facilement deviner qu'il est ravagé par la colère. C'est quand la main de Jax vient se mettre derrière ma nuque pour me faire avancer devant lui, que je me rappelle qu'il n'est pas là en tant que simple figurant. Me découvrir en dentelle, ça plait encore moins à mon ex qui me détaille des pieds à la tête avec une expression de dégoût profond. Et j'me demande alors ce qu'en pense l'autre derrière moi en fait... Est-ce que j'vais trop loin ?

"T'es vraiment une belle salope..."

Ce genre d'insulte ça me fais vriller d'ordinaire, mais sortant de sa bouche, ça me fais juste sourire un peu plus.

"Ça au moins tu t'en es rendu compte."

Nouveau sourire insupportable. Je pique là où ça fait mal et j'y prends un malin plaisir jusqu'à ce que Jax réagisse. Et si je pensais qu'il réagirait avec calme, parce que forcément un peu paumé, il n'en fait rien. Sa tirade est magique, bien qu'imaginer quelqu'un "roter du sang", ça me dégoute un peu... Il dégage Donovan avec fermeté, et ce putain de lâche ne rétorque même pas. Il dit rien, il observe simplement ce faux couple devant lui avec un air complètement perdu, et puis end eux temps trois mouvement la porte se referme, Donovan disparais, et j'me retrouve plaquée contre la porte, avec face à moi un Jax qui gueule.

Il gueule, ouais.

Il gueule et je me fige parce que j'aime pas trop ça, qu'on me gueule dessus.

Par contre j'baisse pas les yeux, non. J'le regarde, un peu tétanisée par sa réaction que je juge trop sévère... Et j'me risque à répondre :

"Le juste retour à l'envoyeur tu crois pas ?"

Bon, j'y vais fort là, et ça n'a rien à foutre ici. Mais attends... Combien d'fois j'me suis retrouvée dans des situations où j'ai cru qu'il pourrait se passer quelque chose et finalement, où j'me suis retrouvée comme une conne parce qu'il n'assume jamais rien ? Combien de pas en avant à t-il fait pour ensuite reculer du centuple ? Alors quoi ? T'es perturbé Callahan ? C'est la culotte c'est ça ?

"... J'vais me rhabiller."

Voilà. J'ai qu'à me laisser glisser un peu contre la porte pour passer en dessous d'un de ses bras et retourner là où j'ai abandonné mes affaires.

Silencieuse.

Je retire son t-shirt que j'abandonne par terre. Voilà, t'as l'oeuvre complète devant les yeux, Callahan. Mais pas pour longtemps puisque je renfile mon pull, puis mon jean, sautillant un peu pour y faire rentrer mon cul avant de boucler ma ceinture. Toujours silencieuse. J'ai pas grand chose à dire en même temps... sa réaction là... J'la comprends et j'la comprends pas. J'ai perdu tout bénéfice du plaisir de ma vengeance du coup. Je m'assois sur une pile de billets, sans même un regard pour lui, afin de remettre mes chaussures. Puis une fois qu'c'est fait, je récupère mon sac à main :

"... Si j'suis venue ici c'était avant tout pour m'excuser de mon oubli, par rapport à mon taff. Je m'excuse donc, de ne pas t'en avoir parlé."

Réaction complètement inadéquate avec ce qu'il vient de se passer mais...

"J'vais y aller."

J'espère fort que l'autre connard de Donovan est parti... Sans quoi, je sens que je vais vraiment lui taper sur le coin de la gueule. Toute cette petite scène m'a légèrement agacée en fait.



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j'ai : 26 ans et je suis né(e) le : 06/06/1991 à : New-York, quartier de Staten Island. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 27 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : Coyote chez Eden, je donne aussi quelques cours de sport au lycée et à l'université de façon occasionnelle. J'arrondis aussi mes fins de mois avec des cours particuliers. Côté cœur, je suis : célibataire depuis peu.
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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Mar 9 Jan - 14:03

Elle pique la connasse. Elle pique de ouf, même. Je suis habitué à sa colère furieuse et non maîtrisée. J'suis habituée à ses décisions hâtives et à un côté complètement incontrôlable dans ses débordements, mais va savoir c'qu'elle a cette fois, sa colère est froide. Glaciale même. Et étrangement contrôlée. Pas de réponse chaotique à ma hargne du moment. Elle pique juste d'une phrase et ça me coupe net dans mon élan pour tout un tas de raisons. Elle n'a clairement pas tort. Peut-être que je l'ai mérité. Ou que je l'aurais, mérité du moins dans le passé. Là... ça nique un peu plus parce que pour une putain de fois, je suis dans la dynamique de celui qui est prêt à assumer. Et ce genre de petites phrases fonctionnent parce que précisément, c'est pour une fois pas un truc que je prends par dessus la jambe.
Elle se baisse, elle se barre, et pour le coup c'est à peine si je la suis du regard. Ça va de soit que les projets de douche glacée sont toujours d'actualité, mais là y a une amertume dégueulasse derrière qui rend le petit jeu d'avant presque gentillet.

Je ramène mon attention sur elle pour la voir virer le tshirt et je ferme les yeux avec assez peu de conviction, attendant d'entendre un bruit de boucle de ceinture pour les ouvrir à nouveau. Je suis aussi silencieux qu'une tombe. Partagé contre cette gigantesque PLS de tentation, une colère plutôt sourde alimentée par une pointe de vexation, et un j'sais pas quoi plus morose et vraiment désagréable.
Elle, elle s'excuse et j'ai ce regard un peu curieux. Une curiosité qui cache un peu ce fouillis que j'ai dans la tête.
Putain elle vient de s'excuser ?

Et la voilà qui décrète qu'elle va y aller. Elle débarque là, comme ça. Elle manque de me foutre dans une belle merde avec son connard de Donovan, en me faisant participer à sa mascarade mesquine et vengeresse et... elle se barre. Tout va bien.

« Non tu vas pas y aller, non. »

Je me plante entre elle et la porte. Il est pas content le Callahan. Ça se voit parce que j'suis tendu comme une corde d'arbalète. C'est pas le genre d'attitude que j'ai avec elle. Jamais, en fait. C'est l'évidence qui confirme qu'elle m'a fait perdre le contrôle. Et ça, c'est fort. Mais en même temps, c'est pas si surprenant que ça hein. C'est Amy.

« Tu vas garder ton cul ici et tu vas bien m'écouter. »

De mémoire, je lui ai jamais parlé comme ça. Jamais. Même quand on a pu s'engueuler dans le passé. J'ai été du genre à y aller par des moyens détournés. J'alimente le conflit, j'y participe, mais j'ai toujours été celui qui prenait des pincettes, parce que j'avais beaucoup à y perdre à l'époque. Elle... elle est sociable, des amis elle en a des tas, elle a sa famille. Moi, les gens important de mon existence se résument à une personne. Et c'est précisément celle après qui je m'apprête à gueuler. Forcément... c'est pas simple.

« Tu peux pas me cracher à la gueule que je suis un foutu traitre, et te servir de ça derrière dans tes projets de vengeance quand ça t'arrange. Tiens c'est Jackson, il a été assez con pour me trahir. Ça choquera personne si j'dis qu'il a aussi pu mentir à un pote, j'peux bien dire qu'il me déglinguait pendant tout ce temps, c'est une savate de toute manière. Putain. »

J'suis hors de moi, en vrai. Et ça s'arrête pas. C'est que le début.

« Tu peux pas me balancer tes conneries du tu vaux mieux que ça, fais les trucs bien ou j'sais pas quoi et me laisser découvrir que toi, de ton côté tu t'fais de la thune sur des pourboires donnés par des crevards qui sont là juste pour checker ton boule. »

J'ai envie de tout niquer. Mais je peux pas, parce que les liasses de billet, ça se briser pas quand on shoot dedans. Et déjà que ça prend de la place quand c'est trié et aligné... si je m'amuse à tout foutre en l'air ça va être compliqué.

« Tu peux pas me reprocher d'être venu te voir juste pour reprendre mes affaires et te tringler et faire ta putain de chaudasse derrière non plus. Tu peux pas considérer que j'assume rien et venir faire tes trucs et te barrer comme si de rien été en m'expliquant c'est un juste retour des choses. Bordel ! »

Est-ce que je devrais en rester là ? Bien sûr que oui. Y a même longtemps que j'aurais du fermer ma gueule pour arrondir les angles. Mais là... j'suis hors de moi. Sans contrôle, en fait. La roue libre. Je vide mon sac comme un type ivre mort qui s'fait dégueuler pour aller mieux. Et c'est moche, forcément.

« Je viens te voir dès que je sors ? C'est pas bon. Je te cache des trucs ? C'est pas bon. J'te dis la vérité ? Pas bon non plus. Je te fous la paix ? Nope mauvais plan. La transparence ? À l'évidence ça tient pas non plus. J'ai passé mon temps à essayer de m'effacer de cette partie de ta vie parce que je savais que je filais un très mauvais coton. J'me suis forcé à saboter chaque truc qui aurait pu se faire entre nous parce que je savais que ça allait mal finir pour ma tronche et que je voulais pas que ça t'affecte. J't'ai écouté me dire à quel point des cons étaient sympas, beaux ou j'sais pas quoi. J't'ai regardé faire des trucs avec des connards en me disant à chaque fois que peut être que ça aurait pu être moi. J'ai regardé des enculés avoir c'que je voulais avoir sans le pouvoir. Parce que c'était toi et que j'étais... ben moi. J'étais le débile qui débarquait chez toi avec des bières et de la glace pour t'écouter me raconter comment ça s'était finalement mal fini, à ramasser les miettes de c'qu'on a pu faire de toi, en me disant à chaque fois, que putain, moi j't'aurais jamais fait pleurer comme eux te faisaient chialer et ça me niquait tellement de te voir comme ça, putain...
Qu'il faille faire semblant d'être ravi de te voir avec un "mec bien" ou t'écouter pleurer, ça faisait toujours de moi le perdant complet de l'histoire, mais j'l'acceptais juste parce que c'était pour toi. J'étais prêt à m'asseoir sur deux cent millions de dollars juste sur ton souhait. Et toi tu me sors... que c'est juste un retour à l'envoyeur ? »


J'ai ce rire éteint et un peu nerveux du mec qui vient de constater le désastre de sa condition.

« Mais ta grand-mère la chauve en string clouté, ouais ! Tu sais où tu peux te les foutre tes excuses ?! »

Je secoue la tête de gauche à droite, ramenant ma main à mon front, le regard ailleurs, pour rajouter, en murmurant un simple :

« Tire toi, Amy. »
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j'ai : 27 ans et je suis né(e) le : 08/02/1990 à : New York Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 63 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : du genre à me démerder. Côté cœur, je suis : libéré, délivré ?

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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Mer 10 Jan - 17:47

Bon.

C'est évident, je m'attendais pas du tout à c'que ça parte autant en couilles, ni même que ça chauffe autant pour mon matricule. Nan, moi, j'comptais continuer dans mon truc, à fond les ballons, lui faire bouffer du bitume parce que j'suis hargneuse et que j'en veux à la terre entière. J'voulais l'planter là comme un con, le faire cogiter jusqu'à s'en faire des noeuds au cerveau. J'voulais vraiment marquer l'coup, pour tout l'monde. Jouer à la connasse jusqu'au bout, emballée par mon petit spectacle de garce qui aura foutu Donovan sur orbite en dix secondes.

Manque de bol, tout ce petit jeu se retourne contre moi.

Il est tendu, Jackson. "Tu vas garder ton cul ici et tu vas bien m'écouter." D'emblée, ça signe une future tornade en plein dans les dents ça. Il me barre la route, les bras croisés, la mine franchement ps engageante, et du coup j'me stoppe net dans mon élan. Les bras un peu ballants, je m'empresse de les croiser, de donner l'air de la nana un peu blasée qui à hâte que ça s'termine. En, vrai ? Putain, en vrai j'en mène pas large. Et voilà qu'il balance les premiers missiles.

Y'a des mots qui sortent du lot. Des mots qui me remuent vachement. Et y'a pas un son qui sort de ma bouche. J'peux qu'écouter ce qu'il dit et constater que j'ai fais de la merde... Que j'aurais peut être mieux fait de pas aller si loin. Mais là, tout de suite, j'peux pas lui dire que je regrette, question de fierté. Mon putain d'ego. Et j'le laisse vider son sac. Figée.

Y'a ses aveux. Sa façon d'me faire comprendre pourquoi ça n'a jamais rien donné entre nous. Sa façon d'me dire qu'il a souffert malgré tout de cette situation, rongeant son frein en silence, subissant avec moi tous mes déboires... Subissant cette distance qu'il s'efforçait de maintenir entre nous pour que jamais je ne sois impliquée de près ou de loin à ses conneries... Une pierre me tombe dans l'estomac. C'est super douloureux en fait. Parce que moi, pendant tout c'temps... J'étais juste persuadée que, comme un connard parmi tant d'autres, il savait juste pas ce qu'il voulait. Alors ouais, ça pique. Ça fais mal. Et forcément, je culpabilise puissance mille.

Balayée l'expression de la meuf qui s'en bas les reins.

Les bras se décroisent, la bouche s'entrouvre pour laisser passer un mot :

"Jax..."

Mais c'est trop tard. "Tires toi" qu'il me dit. Ça aussi, ça fait mal. Mais cette putain de fierté me tient à bout de bras... Alors j'me fais pas prier. J'détale sans demander mon reste, la larme à l'oeil qu'il ne verra même pas.

J'me sens mal putain.

Eden... Faut que j'cause à Eden.

***


C'est moi qui me suis emmêlé les neurones, en vrai, avec mes conneries. J'me suis mise à mal toute seule... J'ai chialé pendant deux jours. J'ai retourné le problème dans tous les sens... Réfléchi a tout ce que m'a dit Jackson. J'ai pesé chaque mots, me persuadant parfois que j'avais du mal en comprendre le sens, avant de faire machine arrière et de me dire : putain Amy, pendant tout c'temps, t'as rien vu.

Nan j'ai rien vu.

Enfin si, j'ai vu, mais j'me suis auto-persuadée d'autre chose, et j'me dis que n'importe qui d'autre aurait fait la même chose en fait. Rien n'était clair sauf une chose : malgré tout ça, il a toujours été là pour moi. Alors j'peux pas laisser crever notre relation comme ça. J'peux pas laisser gagner mon ego surdimensionné et faire comme si de rien n'était... Parce que la situation m'attriste trop pour que je ferme les yeux.

Il m'évite, la saloperie. Il fait en sorte qu'on ne se croise jamais. Il est même aux abonnés absents sur son téléphone.

Alors ce soir, c'est le grand soir. J'ai décidé de sauter l'pas, et de faire en sorte qu'on puisse en discuter calmement. Faut que je m'excuse et je sais d'avance que ça ne sera pas facile de lui faire entendre... Mais je dois essayer. J'ai donc tout naturellement mit Eden et Carter dans l'élaboration de mon traquenard. Quand Jackson prendra son service, ce soir où je suis censée être absente, Eden viendra le chercher pour lui demander de l'aider à résoudre un problème technique dans le vestiaire. Carter assurera seul les entrées. Quand à moi, j'serais là, au bout de l'embuscade.

***


"Ca va aller ma belle... T'en fais pas."

Il est presque minuit quand Eden me tapote doucement l'épaule, et que moi, je tourne et je vire dans ce foutu vestiaire. J'lui réponds pas. J'me dis qu'à tout moment ça peut encore partir en sucettes... Ou alors, il pourrait tout aussi bien m'ignorer et se barrer, tout simplement. Il n'y aurait rien de pire je crois... La brune m'offre un sourire apaisant et fini par disparaître, mettant le plan à exécution. J'me ronge les sangs putain. L'attente me parais interminable...

Puis finalement, j'entends les talons d'Eden, la porte s'ouvrir et j'peux pas faire autrement que d'user d'un sourire minable et super crispé...

"Salut..."

Eden, elle, c'est une moue un peu moqueuse qui naît sur ses lèvres, alors qu'elle dépose une main sur l'épaule de Jackson en lui murmurant :

"Désolée. Il le fallait."

Puis elle s'arrache, refermant la porte derrière lui. Quand à moi... J'essaie de trouver les mots. Je croise son regard et j'me sens pas fière.

"J'avais pas d'autres moyens pour te parler, puisque tu m'as délibérément évité ces derniers jours..."

Peut être que ça sonne comme une accusation. Peut être pas. J'ai pas envie qu'il croit que c'est la nouvelle heure d'un procès murement réfléchi. Non. J'suis pas là pour ça. J'me rapproche un peu, les bras croisés, hésitante au possible, et puis finalement :

"... Jackson, j'suis vraiment désolée. J'aurais pas du faire c'que j'ai fais... J'sais pas c'qui m'est passé par la tête... Ce connard qui se pointe, là... C'était juste de trop pour moi et j'ai voulu enfoncer l'clou."

Mon regard fuit, ça y est.

"J'ai pas compris qu'il cherche à avoir de mes nouvelles, encore moins qu'il passe par toi... Mais ça m'a donné une occasion trop belle pour la rater. C'était con. J'me sens idiote."

La posture change. J'ai besoin qu'il me croit.

"... J'ai souffert mais ça n'excuse rien. Même pas pour le reste en fait. Mais j'pouvais pas comprendre sans explications... J'pouvais pas."

Je relève mes yeux sombres pour croiser les siens à nouveau :

"Ce que tu m'as dis, l'autre jour, ça m'a ouvert les yeux. Alors oui, je comprends peut être un peu trop tard, c'est vrai. Je m'excuse pour ça aussi. Mais..."

Nan Amy. Tu pleures pas.

"J'pas envie d'te perdre pour des conneries."

Eh merde. Trop tard. J'la sens rouler sur ma joue, la larmichette... Ça arrange pas les choses, j'me sens encore plus con pour le coup. Mais j'peux pas faire plus sincère... Et c'est vrai qu'elle m'a rongé, cette peur là. Cette peur de ne plus le revoir.
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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Mer 10 Jan - 20:40

C'est quand elle claque la porte derrière moi en partant et que je me retrouve seul que je commence à réaliser en fait. J'ai tendance à savoir gérer. À encaisser comme je le dis. En général en terme de mental, je gère bien ma barque mais là, c'est plus un cocktail un peu corsé. C'est un foutu cercueil. Et quelqu'un y a mélangé de l'essence et de l'alcool à 90 tellement c'est hard.
Y tout. Y a le contrecoup de la panique quand elle a débarqué. Y a la frustration infime mais toujours là de la taule. Y a la panique d'avoir retrouvé ce con de Donovan à ma porte, le tentation surréaliste d'Amy et son plan, la perte de contrôle, la colère et maintenant une autre forme de panique quand je me rends compte de ce que je viens de lui dire exactement. C'est genre... la confidence de plus de dix ans de repli et de recul, vendu comme un missile pour contrer une simple petite phrase qui pourtant, n'avait pas pour but de me faire vriller à ce point. Je le sais parce que dans le fond, j'aurais trouvé ça plutôt adapté, dans d'autres circonstances. Presque méritées.
Sans exagérer, je reste bien dix minutes debout comme un con avant de réagir et de daigner bouger. Une clope. Un demi litre de Jack, la fameuse douche glacée, et je m'endors comme une merde, en calbut la gueule la première dans une montagne de billets que je devrais décoller de ma tronche le lendemain réveillé pendant ma gueule de bois.

Et derrière quoi ?

Bah la tactique de l'esquive hein. Négocier mes services quand elle ne bosse pas quand c'est possible de le faire. Le reste du temps, j'évite juste de bosser en salle et j'reste dehors. J'crois que même Carter doit être choqué de me voir faire autant de zèle. Tous les prétextes sont bons pour pas avoir à affronter Amy. Je sais pas ce qu'elle pense. Je sais pas ce qui serait le pire. De l'avoir fait chialer ? Après le beau discours sur le fait que justement j'y tenais pas, c'est moche. Ou qu'elle en ait rien à branler ? Je crois que oui, c'est c'qui arracherait le plus, en vrai. Et pis avec ça, y a une certaine rancoeur. Comment elle a pu se barrer comme ça ?

Le Jackson et ses vannes, il est pas trop présent ces derniers jours. J'ai même tendance à être plutôt de mauvais poil.

De fait, c'est en tirant la gueule que j'emboîte le pas d'Eden à sa demande. Un truc dans le vestiaire hein ? Quelqu'un qui a piqué un truc ? Quelqu'un qui s'est fait piquer un truc ? Et c'est forcément moi qu'on appelle. Oh ça va bien me saouler cette histoire.
Je dis rien, je suis juste curieux. Le traquenard est évident, en fait. Carter il ronchonnait pas quand on lui a dit qu'il allait devoir rester tout seul à la porte. Carter qui ronchonne pas. C'est louche. J'ai rien vu.

Je passe la porte à la suite d'Eden. Ouais, la bonne vieille embuscade. Plisse un peu les yeux, je lance un regard en coin vers Eden et j'ai bien envie de lui conseiller de jamais refaire ça mais je me tais. Ce serait con de s'en prendre à elle hein.
Alors je ramène mon regard sur Amy, croisant les bras dans une posture plutôt défensive. Eden s'en va, mais elle oublie d'amener avec elle son pote le Gros Malaise. Il est là, bien installé autour de nous, étouffant, gênant au possible.

Je sais pas quoi dire parce que je sais pas exactement pourquoi j'suis là. J'ai tendance à être parano en plus. Le sourire qu'elle avait la patronne, il m'avait l'air un peu trop complice nan ?
C'est Amy qui cause. En même temps, j'ai beaucoup parlé la dernière fois, je suppose que c'est évident que ça commence par elle. Et le début est... bah il me fait redouter la suite. Ça sonne comme une accusation, son constat. Je respire par le nez, serrant les dents. Sous pression quoi. Y a du monde pour les guet-apens mais quand il s'agit de dire les choses de suite, y avait moins de monde. Battre le fer quand il était chaud, ça, ça aurait été avisé !

J'suis là à préparer des saloperies à cracher si elle attaque et je finis par me décomposer à vu d'oeil quand elle enchaine sur des excuses. Des putains d'excuses. Là je reste complètement con. Genre sans voix, en fait. Il me faut cligner des yeux pour m'assurer de ce que je viens d'entendre.
J'me sens encore plus mal maintenant que je l'entends. Ma posture défensive d'enculé, mon air de type remonté comme une pile. J'culpabilise presque. Mes épaules tombent en temps que je soupire, décroisant mes bras.

J'l'interromps pas, j'sais pas pourquoi. Y a une partie de moi qui veut la voir patiner un peu, peut-être. Et le reste c'est parce que je sais juste pas quoi dire en fait. Dans le fond, c'est même chaud de voir qu'elle s'excuse là où elle a pas besoin de le faire.
La gorge un peu nouée, je plante mes yeux dans les siens. Pis y a c'te larme-là qui me laisse encore plus con. J'ai envie de fusionner avec le mur derrière moi. J'ai envie de disparaître. De me téléporter à côté de Cartouche comme si de rien était. Hop.

C'te putain de larme.

J'ai un mouvement de la tête. Presque suffisant. Proche de celui d'un type qui s'apprête à sortir une énorme saloperie. Genre « Est-ce que ça m'intéresse ? »
Mais c'est juste que je sais pas quoi dire là, de suite. Quoi faire non plus d'ailleurs.

C'est pourtant clairement maintenant ou jamais. Assumer, c'est maintenant. Je souffle juste, et je rejette les épaules, avec cette forme de désinvolture qui montre clairement que j'ai aucune préparation devant tout ça.

« Ah ouais... »

Ouais... C'est tout c'que je trouve à dire, comme un foutu glandu. C'est plus évident de se retrouver nez à nez avec un psychopathe rital versé dans le trafic sexuel, de lui mentir, que de me retrouver devant Amy, et cette foutue larme.
Mais j'me reprends sans savoir qui répondre.
Qu'est-ce que je peux réellement ajouter après ça ? J'veux dire, l'autre soir, j'ai parlé pour dix ans. J'ai tellement vidé mon sac que je vois pas ce que je peux lui dire de plus, là, tout de suite. Y a rien de plus établi que cette situation.

Moi aussi j'fais un pas vers elle, et je relève ma main, avec l'hésitation chelou d'un mec qui veut se convaincre qu'il peut le faire en allant foutre sa main dans une cage pleine de mygales. Le geste est assuré, sans accroc, lent mais pas trop, mais je suis tendu comme jamais pour atteindre sa joue, et la niquer d'un balayage du pouce, c'te larme de merde.
Mes doigts restent sur son visage, pour suivre le sillon humide de la perle salée qui  a glissé de son œil, m'attardant à une caresse qui glisse jusqu'à son menton.

« J'suis saoulé Amy. » que j'lui sors. « J'suis saoulé d'avancer pour mieux reculer. J'suis saoulé des reproches, des aveux et des excuses. De parler en fait et de pas assumer. »

Ouais de parler. Parce que tout ça, ça revient à se retrouver au bord du plongeoir, et à faire des pas sur place pour pas avoir à se lancer. On stagne avec une illusion de mouvement. On parle mais rien de bouge. C'est pareil.
Mes doigts remontent, vers sa joue, attrapent quelques cheveux pour dégager son visage et les caser derrière son oreille. Mes yeux lâchent les siens pour un bref regard vers lèvres.
Faut c'qu'il faut hein... Mais assumer qu'j'ai dit. Ne pas stagner sur le plongeoir, tout ça.

Alors j'me lance avec l'entrain de longues années à ronger mon frein et la conviction d'un type qui se décide à se jeter d'un pont. Genre, ça passe ou sa casse. Tout droit vers un baiser beaucoup moins retenu que je l'aurais voulu initialement.
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MessageSujet: Re: Rien que 0.15%    Mar 16 Jan - 10:22

À première vue, la réaction de Jackson me donnerait presque envie de fuir, sans savoir que pour lui c'est également le cas. Je laisse cette larme glisser sur ma joue, retient les autres à grand peine, et déglutis avec une impressionnante difficulté quand il me répond "ah ouais." Juste ça. Simplement ça. Douloureusement ça. Je sais pas vraiment à quoi je m'attendais... Avec lui, c'est permanent, ce jeu du toréador et ça m'épuise. Il va encore fuir et détourner le problème avec une technique encore bien à lui... Encore. Je le sens. Je le vois, à son regard, à ses expression... À sa posture du mec qui sait pas quoi faire de son corps. Il ne s'attendait pas à ça, visiblement.

J'suis bloquée.

J'ai envie d'entendre autre chose, mais visiblement, y'a rien de plus qui semble vouloir se produire entre nous. Mon esprit s'embrume, puis se reconnecte. J'dois partir. Éviter de nouvelles souffrances inutiles. C'est quand cette idée devient plus nette mais aussi la meilleure chose à faire, qu'il amorce le pas vers moi. Il se rapproche, plonge son regard dans le mien et avance une main vers mon visage, allant essuyer cette larme qui devait terminer sa course, quelque part à l'horizon de ma joue. Ce simple contact réduit toute envie de m'enfuir à néant. J'reste là, à l'regarder, à essayer de comprendre ce qu'il veut me faire passer comme message à travers ce geste et ce regard là. Puis finalement, il brise ce long silence.

Il est "saoulé".

La suite me donne de quoi réfléchir. J'percute qu'il va s'passer un truc important, mais ça s'passe trop vite pour que j'ai le temps de cogiter à ce qu'il vient de me balancer. Y'a une mèche brune qu'il dégage derrière une de mes oreilles... Y'a le même silence qui revient, et une tension qui fait surface. Une tension nouvelle, un truc qui m'rappelle ce passé compliqué où il n'avait de cesses de me tourner le dos au dernier moment... Mais là, c'est carrément différent de d'habitude.

Il assume.

Enfin.

Il plante ses lèvres sur les miennes et j'saurais pas vous dire l'effet que ça à sur moi tellement c'est unique. J'ai refoulé ça au fond de moi pendant si longtemps, que ce qu'il m'offre, là, c'est comme une sorte de soulagement. L'inattendu qui se produit sans efforts, sans avoir à réclamer quoi que ce soit. Et je le laisse faire, sans bouger, simplement surprise mais aussi carrément conquise... On va pas s'mentir, j'attends ça depuis un moment... Et mon coeur, là. Il palpite comme après un marathon en plein désert... J'suis dans un état second.

Quand nos lèvres se séparent, quand il se recule un peu... Quand il m'observe en silence, conscient ou pas trop de ce qu'il vient de faire, je ne peux réprimer un petit sourire :

"Tu vois quand tu veux..."

C'est de la taquinerie, mais en même temps, ça a toujours été comme ça entre nous, pourquoi ça changerait après... Ça ?

"... J'ai faillis partir... Tout compte fait, il est possible que je reste encore un peu."

Je le gratifie d'un nouveau petit sourire et cette fois, c'est moi, qui ose faire le pas. Je me hisse sur la pointe des pieds pour aller chercher ses lèvres des miennes, me pressant tout contre lui, et mes mains venant encercler sa nuque... Contact enivrant.

Mais là, j'ai plus envie d'me priver.

Y'a plus de raisons pour qu'on le fasse.
avatarAmy Hudson
L’œil de Sauron
j'ai : 26 ans et je suis né(e) le : 06/06/1991 à : New-York, quartier de Staten Island. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 27 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : Coyote chez Eden, je donne aussi quelques cours de sport au lycée et à l'université de façon occasionnelle. J'arrondis aussi mes fins de mois avec des cours particuliers. Côté cœur, je suis : célibataire depuis peu.
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