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 Le poids des années - James & Matthew

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MessageSujet: Le poids des années - James & Matthew   Mar 23 Jan - 16:25




Le poids des années

James & Matthew

Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes.

Un pouce et un index en tenaille autour du haut de son nez, les yeux clos et les sourcils excessivement froncés, James s'efforçait de faire abstraction de son environnement direct pour essayer de trouver une solution à un problème tout aussi épineux que la double fracture du fémur de Madame Raynolds. La grand-mère avait beau être profondément sympathique, James avait d'autres soucis à gérer.  
Un en particulier, plus précisément. Un problème d'environ un mètre soixante, cinquante kilos et un don pour vider son frigo, siffler ses bières et l'interrompre dans les pires moments possibles.

- On rêvasse hein ? Chante la voix mutine de Pam. Aka Maman pour tous les gens âgés de moins de quarante ans ici. Pamela est la patronne des infirmières ici, doublé du cliché de l'afro-américaine excessivement maternelle. Il suffit de bosser dans le service pour être pris sous son aile.

Au son James sursaute presque, jetant un regard fatigué dans la direction de l'infirmière en chef qui pousse vers lui un dossier surmonté d'une petite étiquette verte. Le code couleur est simple. Noir : classique. Rouge très important. Bleu nouveau patient. Orange urgence. Vert, visite médicale administrative. Par là, il faut entendre que c'est le plus souvent une visite de la police ou des Marshalls venus faire soigner un détenu ou analyser une victime pour avoir un avis médical. Et de temps à autre, c'est un avocat qui a besoin qu'on donne un avis sur un client.
James se frotte la nuque d'une main tout en attrapant le dossier.

- Plus haut les talons. Montre à tous que t'es content de faire ton boulot.

James se contente d'un maigre sourire avant de disparaître au coin du couloir pour rejoindre la salle d'examen indiqué sur le dossier qu'il feuillette sur le trajet. Comme convenu, c'est une visite médicale de routine. Check-up classique. La cour de Justice avait besoin qu'un médecin certifie qu'une personne était parfaitement en forme pour pouvoir témoigner, visiblement. Ce n'était pas écrit noir sur blanc, mais James savait comment les choses fonctionnaient. Rien n'aurait pu l'étonner donc, en mettant les pieds dans la salle d'examen. Ou presque...

Si l'adolescence et les années qui s'accumulent changent les gens, il s'avère malgré tout qu'il y a des choses qui ne changent pas vraiment. Les proportions d'un visage. La forme des yeux, l'angle d'une mâchoire.
En poussant la porte et en entrant, James tiqua directement. Non pas sur le patient à checker, mais sur celui qui l'accompagnait.
Matthew Kennedy. Plus grand. Sacrément plus costaud. Toujours aussi... nordique.

- B'jour !

Il cueille, sur sa droite, une pair de gants stériles qu'il enfile, agitant ses doigts pour contraindre la fibre élastique à s'adapter à ses phalanges et leur mouvement tout en s'adressant dans un premier temps au patient.

- J'vais vous demander de vous délester du gros de votre tenue. Ne gardez que vos vêtements de corps.

Et tandis qu'il recule pour tirer le rideau gris bleu pour scinder la pièce en deux, James lance quelques mots à l'intention de l'avocat.

- J'suis étonné de te voir dans une tenue pareille, Kennedy. On dirait un... très grand pingouin avec un petit côté surfeur blond. Annonce-t-il avec un demi-sourire et un regard en biais, espérant tout de même qu'après toutes ces années et l'obtention d'un diplôme de droit Matthew Kennedy ait gardé son sens de l'humour d'avant.
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MessageSujet: Re: Le poids des années - James & Matthew   Jeu 1 Fév - 22:04


« - Matthew ? »

Mon visage se relève, regardant celui de la jeune femme face à moi.

« - Votre rendez vous de 15 heures est arrivé. 

- Merci, Mary »


Puis effectivement, après quelques minutes, un homme se présente à mon bureau. Je dois l’accompagner dans un hôpital, pour qu’il aille se faire… ausculter. Moi, dans un hôpital. C’était stressant, au plus haut moins. Rien qu’à l’idée de se retrouver face à un médecin… Le bordel total dans ma tête. Je prend ma veste, et la passe, alors que je serre la main de mon client., lui indiquant que l’on va y aller.

Je joue pas mal dans cette affaire.. Être avocat n’est jamais de tout repos, et ce procès était sûrement le plus compliqué depuis mon procès contre Steiner. J’avais l’impression d’avoir de petits projets en cours, mais rien de bien excitant. Rien qui me faisait me dire que j’étais un bon avocat. Que de petites affaires, intéressantes ou pas. Mais là, un meurtre. Un grand « YES » avait été prononcé lorsque j’ai entendu parler de cette affaire.

J’avais trouvé un témoin, un mec qui avait apparemment vu l’accusé le soir du meurtre. Quelque chose qui cassait tout, et bien sûr, quand j’en ai parlé, on m’a demandé tout plein de papier, et aussi : ce fameux contrôle. Pour qu’il puisse venir témoigner. Alors même si j’étais proche d’une crise de panique lors de l’examen, et bien j’irais, pour pouvoir encore gagner. Aucune défaite. C’était hors de question.

En tout cas, me voilà dans une des salles d’examen, et je me retrouve à faire les cents pas. J’ai peur, en vrai, et ça fait bizarre venant d’une bête comme moi, je le sais. Mais je suis nerveux.

« - Tout va bien Maître Kennedy ? »


J’hoche la tête, mais en vrai, non. Mais j’ai une crédibilité à garder… En tout cas, la porte s’ouvre, et l’homme qui s’approche de nous m’est familier. Pour tout dire, il ne me fait pas longtemps pour remettre un nom sur ce visage, bien qu’il ait tout de même bien changé. J’attends que mon témoin soit de l’autre côté du rideau pour lâcher un sourire. Une chose est certaine, c’est que James n’est pas un médecin qui peut sortir une seringue et me tuer sur le champ. Au moins, là dessus, je suis rassuré.

« - Qu’est-ce que je devrais dire de ta blouse blanche »

Il était devenu médecin… Lui qui était, lorsque nous étions jeunes, un petit con, il avait plutôt bien tourné ! J’avais été mis au courant de pourquoi nous avions été séparés, à l’époque, et.. On peut dire que tout ça, ça lui a plutôt bien réussi. Mais j’ai des centaines de questions mine de rien, et la première est : Médecin, vraiment ?

« - ça fait un bail, Bradford »


Je lui souris un peu, en vrai, ça me fait plaisir de le voir. Le genre d’amis dont je suis heureux d’avoir des nouvelles.

« - Comment t’es passé de ce côté de la barrière ? T’es vraiment devenu sage alors, c’est pas qu’une rumeur ? »


Bien sur, je dis ça sur le ton de la plaisanterie.
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MessageSujet: Re: Le poids des années - James & Matthew   Ven 9 Fév - 12:30




Le poids des années

James & Matthew

Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes.

La réponse de Matthew amène James à sourire un peu, secouant la tête de manière affirmative. C'est vrai que ça aussi c'est étrange. L'un avocat, l'autre médecin. C'est à la fois difficile à croire et pourtant parfaitement plausible. Cohérent. Probable. Leurs derniers souvenirs remontent à loin, quand ils n'étaient que des adolescents. Des sales teignes rebelles persuadés que cette vie de fête et d'excès leur suffirait. Les années assagissent presque toujours les gens. Et quand ce ne sont pas les années... quelques coups de pouces extérieurs peuvent grandement aider. Ça, James l'avait durement appris.

- Le blanc m'allait bien, ça me semblait être un choix de carrière évident.

Ses yeux s'ouvrent davantage, le regard vague alors que Kennedy mentionne le temps qui s'était écoulé. Un sacré bail comme il le disait si bien oui. De quoi laisser rêveur. Ça faisait, à peu de choses prés, la moitié de leur longévité actuelle.

- Seize ans ou Dix sept ans oui... ça commence à remonter.

Si ces longues années ont un côté presque effrayant quand il constate la vitesse à laquelle elles ont pu filer, James ne peut s'empêcher d'avoir un léger sourire à la pensée de ce qu'ils étaient à l'époque. Des infréquentables notoires. Des fêtards, drogués, hargneux mauvais comme la gale. Toujours fins prêts à faire tout ce qui pouvait sembler illégal par simple envie de transgression des règles. Du moins dans le cas de James

- C'est pas qu'une rumeur, non. Les centres de redressement portent assez bien leur nom, si tu veux mon avis.

James n'a pas l'air amer quand il en parle. En fait, on pourrait presque deviner une forme de reconnaissance derrière tout ça. Il en avait bavé. Il y avait été brisé, réduit en poudre même et reconditionné en quelqu'un de fréquentable et de capable. Quelqu'un qui avait pu avoir une vie loin de la prison qui semblait être la destination finale de son trajet quand il était ado. Là, le voilà interne dans un hôpital, bientôt titulaire, bardé de médailles militaires, aussi... et père. Mais ça, c'est une autre histoire.

- Et toi alors ? T'as l'air incroyablement sérieux dans ton costard, tu sais ? En plus... ça a l'air d'être un truc bien taillé et de qualité. Pas le genre de costume qu'un avocat des bas fonds peut se payer. J'suis curieux de savoir à quel moment t'as pu devenir quelqu'un de respectable, Kennedy.

D'un geste du pouce, James désigne le rideau tiré et le patient qui se trouvait derrière, signalant à son vieux camarade d'errance de jeunesse qu'il était temps qu'il vaque un peu à ses occupations de toubib.
C'est les grands classiques du check-up. Coeur, poumon et tension. Taille poids. Réflexes. Un bref examen des yeux et des oreilles tant qu'à faire complet. Quelques questions sur d'éventuelles douleurs et le tout s'achevant sur une prise de sang.
James s'attarde à revenir, après avoir minutieusement étiqueté les fioles et les avoir glisser dans un plastique à l'identifiant du patient qu'une infirmière ne tarderait pas à venir chercher pour l'envoyer à l'hématologue et ses sbires de l'étude sanguine.

- On va lui apporter un en-cas pour la prise de sang. J'ai fait la totale pour viser large.

Soit quelques fioles tout de même. Protocole oblige.

- T'as bien le temps pour un café, maître Kennedy ?
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MessageSujet: Re: Le poids des années - James & Matthew   Lun 12 Fév - 22:59


Il n’a pas perdu son sens de l’humour, malgré les années. Bien entendu, un humour beaucoup plus mature, qui montre bien qu’il a grandit, et pas seulement d’un point de vue physique. Comme si le fait d’être beau en blanc allait créer des vocations. Mais il est vrai qu’il était pas mal, dans cette tenue. Et puis au moins, il est sûrement l’un des seuls médecins qui ne m’effraye pas, du coup… Il faut dire que lorsqu’en plein milieu d’une phobie, on voit un visage familier, et bien.. ça aide à le surmonter. Ou du moins, penser à autre chose.

La moitié de notre âge… Voilà le temps qui s’était écoulé. Et quand on y pense, c’est énorme. Je l’ai connu il y a seize ans, déjà ? Forcement, oui… Ces années là, pleines de folies et d’insouciances, où nous n’étions que deux gamins paumés sur une route, et avec lesquelles il y avait un sacré long voyage à faire. James avait réussi ce voyage, bien qu’il ait du passer par un centre de redressement. J’avais toujours vu ces établissements comme des prisons, mais en voyant le résultat de mes propres yeux.. J’étais bien obligé de revoir mon jugement.

«  - Ouais.. T’as du bien changer depuis le temps, et pas que physiquement »


D’où cette évolution, en fait. Mais il confirme que oui, l’élément déclencheur a été le centre, alors… Au final, si ça a pu l’aider, il a bien fit d’y aller. Je ne connaissais pas leur pratique, et j’avais peur de poser des questions trop intime d’un coup. Après tout, nous nous étions perdus de vus, et l’homme raisonnable que je suis devenu m’alerte que ce n’est peut-être pas le moment de poser des questions si personnelles. Pas immédiatement, en tout cas. En tout cas, il n’a pas l’air traumatisé, et ça, c’est plutôt une bonne chose.

Quand il parle de qualité… il ne croit pas si bien dire. Si les femmes collectionnent les chaussures, moi je me prend des costumes, de toutes marques, de toutes les couleurs, avec les chaussures qui vont avec. Oui, j’ai un dressing, plein à craquer de costume. Barney Stinson, presque. Celui que je portais était un Hugo Boss je crois… Un cadeau d’anniversaire de mon père, c’est qu’il connait bien mes gouts. En tout cas, oui, avec mes mesures. Alors forcement, entendre que j’ai l’air sérieux et qu’il présente bien, ce n’est qu’un accomplissement de plus !

«  - J’ai fini par me mettre aux études. En vrai, j’ai arrêté les conneries après le diplôme de fin d’études. J’ai fais une prépa pendant les vacances d’été pour rentrer dans une école de droit, et je n’ai jamais autant travaillé de toute ma vie ! »


J’y avais passé des heures et des heures. Je continuais bien sûr les soirées arrosés et accompagnés, mais en moins grand nombre. Puis, souvent pour faire redescendre la pressions due aux cours et aux examens. J’ai tout fait pour arriver au top, donc là où je suis pour l’instant.

«  - De bas fond ? Ah ça non ! Je n’ai pas travaillé si dur pour être un avocat moyen. Je n’ai pas encore perdu un seul procès. »


Et j’en étais tellement fier ! Bon, j’évitais de trop en dire, parce que je n’étais pas la pour me vanter, loin de la. Mais mon parcours ? J’en suis fier. Et je ne peux pas dire être fier pour beaucoup de choses dans ma vie, mais ça.. Je le laisse tout de même bosser, parce qu’après tout, je suis venu pour ça. Mais me retrouver seul de l’autre côté de ce rideau… Les paniques reviennent vite. Tout ce matériel médical, et moi au milieu… J’essaye de respirer calmement, de ne pas laisser mon coeur s’emballer. Je donne un peu de lest à mon noeud de cravate, histoire de ne pas avoir cette impression d’étouffer. Puis il revient. Enfin.

«  - J’ai toujours le temps pour un café. Faut que je l’attende pour repartir donc bon… »


Mais voilà, je suis toujours autant mal à l’aise dans un hôpital.

«  - On va à la cafétéria en bas ? J’suis pas très à l’aise là, j’avoue. »


Je ne sais pas si je lui ai déjà parlé de cette peur des hôpitaux. ça paraissait fou, surtout que j’arrivais à lui parler à lui. Mais bien parce qu’il est pour moi James, avant d’être le docteur Bradford. Docteur, bon sang. De toute façon, je ne lui laisse pas vraiment le choix, et entame la marche. Il est hors de question que je reste à cet étage. Puis sur la route, je continue mon pseudo interrogatoire, ça m’aide aussi à me changer les idées.

«  - ça fait longtemps que tu es revenu par ici ? En tout cas, ça me fait plaisir de te revoir. J’ai rarement de nouvelles des mecs de mon passé »


Peut-être aussi parce que je ne cherche pas à en avoir.
avatarMatthew Kennedy
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