Pour que RPons à l'ancienne grimpe les échelons,
VOTONS Smile
Futur(s) New Yorkais,
C'est la pénurie de personnages féminins, cette fois-ci.
Favorisez les filles, s'il vous plaît.
Les garçons peuvent être créé, malgré tout, nous tentons juste de rééquilibrer les choses Smile

Partagez | 
 

 Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
MessageAuteur
MessageSujet: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Mer 31 Jan - 15:09


Ce matin était un des rares matins où je me levais de bonne heure pour me rendre au boulot. Je ne dormais pas des masses ces derniers temps. Il était à peine 8h30 quand je décidais de mettre les deux pieds à terre et de me faire couler un premier café bien serré pour que mes paupières se décollent. Le temps d'aller prendre une douche et je buvais rapidement un mug à moitié remplit du liquide noir et amer. Je n'avais pas été très original en choisissant mes vêtements...j'avais pris ce qui m'était tombé sous la main en fait. Un jean sombre par dessus lequel j'avais laissé tombé une chemise blanche qui collerait bien avec mes missions du jour. Avec Casey, nous avions bossé sur un dossier la veille, et je devais m'occuper des interrogatoires dans le quartier concerné aujourd'hui. Je n'oubliais pas de prendre mon arme de service, mon téléphone portable que je fourrais dans ma poche arrière de jean et j'attrapais mes clés de voiture.

Je repassais rapidement au bureau, histoire de récupérer la photo de la victime dans l'amas de dossiers qui s'entassaient là, et les noms des établissements que je devais visiter dans la matinée. Je n'avais pas attendu l'arrivée de Casey. C'était un peu tendu entre nous depuis quelques jours et j'étais pas certain qu'elle m'adresse un mot, ou même qu'elle vienne au bureau aujourd'hui. Je prenais les devants et remontais dans ma Chevrolet pour me rendre dans un quartier de Manhattan. Je relisais ma feuille tout en conduisant. Je devais d'abord passer par un bar/restaurant que je ne connaissais pas. Ca tombait bien, mon envie de caféine surgissait de nouveau. J'aurais probablement le temps de prendre un deuxième petit dej' là bas.

Je garais ma caisse non loin du dit-bar et je jette un oeil à ma feuille pour m'assurer qu'il s'agit bien du bon établissement. C'était ça ! Je la plie et la balance sur le siège passager. Après avoir claqué ma portière, je passe le seuil de l'entrée et regarde un peu autour de moi. Hm.. un bar comme il y en avait des tonnes à New York. Peu de monde... mais deux serveuses s'affairaient en salle. Une blonde derrière le comptoir, et une brune un peu plus loin. Je m'approchais du comptoir, m'asseyais sur un tabouret haut et sourit à la serveuse blonde qui me demanda sans attendre...

- Qu'est ce que j'vous sers ?
- Un café ! Double ! ...et bien sérré !

La commande passée, mes yeux firent une nouvelle fois le tour du bar. Je devais faire attention à tout ce qui se passait ici. Tout pouvait avoir son importance. La blondinette posa une tasse devant moi, avec un sachet de sucre et une petite cuillère dont je n'aurai pas besoin. Je la regardais de nouveau et avant qu'elle ne s'échappe, je lui sortais mon insigne. "FBI" était annoté à côté d'une superbe photo de moi !

- Agent Martyn, vous permettez que j'vous embête un peu ? Elle semblait surprise mais restait immobile. Je sortais la photo du type de ma poche et lui montrait. - Est-ce que cet homme vous dit quelque chose ?

Elle me répondit négativement. Après que je lui ai demandé de regarder plus attentivement, elle me confirmait qu'elle ne l'avait jamais vu. Je lançais un "Très bien. J'vous remercie." avant de me pincer les lèvres et de ranger la photo dans ma poche. Ca commençait bien... Je prenais ma tasse et en buvait une première gorgée. Je devais encore passer parmi le reste du personnel et les clients. Et...rien ne m'interdisait de passer un petit peu de temps ici et reprendre mon boulot après...
avatarAndrew Martyn
Agent du FBI
Sexy, Sexy, Sexy !

Agent du FBI Sexy, Sexy, Sexy !
j'ai : 35 ans et je suis né(e) le : 18/05/1983 à : Austin (Texas, U.S.). Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 2105 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 10/08/2017 Dans la vie, je suis : Agent Fédéral (FBI) Côté cœur, je suis : torturé.

Journal de bord
Il était une fois ...:
Répertoire des liens:
Répertoire des RPs:
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Jeu 1 Fév - 6:45

J’ai demandé à travailler de jour. J’ai du supplier mon patron, et échanger mon horaire avec quelqu’un, mais c'était la meilleure chose à faire. Travailler le soir, rentrer seule, dans le noir, c'était plus possible. Je suis une éternelle trouillarde. J’ai l’imagination trop fertile pour ne pas craindre qu’on me suive. Donc depuis deux semaines, je me lève tôt pour aller servir les lève-tôt. Au moins, de jour, l'activité dans les rues de Manhattan me rassure. Si quelque chose devait m’arriver, au moins j’aurai des témoins. Du moins, c’est ce que j’aime croire… Et aussi, j’ai désormais le loisir de faire ce que je veux de mes soirées. Avec mon boulot de mannequin, je n’ai pas vraiment besoin des gros pourboires qu’on peut se faire en soirée, alors ce nouvel horaire me convient parfaitement. Certes, ça change, mais jusqu’à maintenant, je n’arrive pas à trouver d’inconvénients au fait de travailler de jour. La majorité de mes clients sont des habitués. Des gens à qui, bien souvent, je suis la première personne à qui ils adressent la parole. Mon sourire, le matin, est important. C’est moi qui leur sers le premier café de la journée. J’aime savoir que j’ai une importance dans mon travail. Servir le premier café du matin est beaucoup mieux que de servir la dernière bière du soir.

Je suis en train de servir un client. Armée de mon plus beau sourire, je l’écoute me parler pendant que je m’affaire derrière le comptoir. C’est un habitué et peu à peu, je commence à l’apprécier. J’aime reconnaître les visages que je sers. Il me raconte son boulot, comme si c’était un sujet intéressant. Il me raconte combien sa vie dans son bureau est longue, mais qu’il aime faire une différence. Je le comprends. J’ai le même sentiment. Savoir qu’on apporte sa petite touche dans la vie de quelqu’un, connu ou étranger, c’était un bon sentiment. Du moins, je le crois. J’ignore si je peux vraiment dire que je fais une différence, si je suis importante à ce point dans la vie de quelqu’un. J’habite New York après tout. Il est facile de s’y perdre et d’oublier qui on est. Il est facile d’être invisible, de se fondre dans la masse, de se faire oublier. Je crois être une personne assez effacée. Je n’aime pas l’extravagance. Je n’aime pas avoir l’attention sur moi. Tout le maquillage que je porte quand je suis dans la peau du mannequin arrive à me cacher. On ne me reconnait pas sur la rue et ça me va très bien.

Je continue de servir mes clients sans me préoccuper du boulot de ma collègue, jusqu’à ce que j’entende un nom… Martyn.

Mon coeur se serre en l’entendant. Je ne me préoccupe pas vraiment du reste de la conversation de ma collègue et son client. Je ne l’entend pas vraiment en fait. C’est seulement ce nom qui me torture. Il n’est pas le premier Martyn que j’entends depuis mon arrivée à New York, et ce n’est sans doute pas le dernier, mais l’entendre et y repenser est toujours aussi douloureux. Je ne m’y ferai simplement jamais. Je n’accepterai jamais le décès prématuré de cette amie si chère à mon coeur. J’ai une boule d’émotions dans ma gorge rien que d’y penser. C’est pourquoi je me trouve une autre tâche rapidement pour me changer les idées. Je ne me doute pas du tout que ce Martyn-là vient d’Austin, de mon passé que j’ai tenté de laisser derrière moi.

Ma collègue vient me rejoindre et me dit qu’un agent du FBI est là. Surprise, mais surtout curieuse, je regarde en direction de l’agent et mon visage pâlit soudainement. Ma collègue me dévisage et me demande ce qui m’arrive. Je sens mes tripes se tordre, mon coeur se briser. Je fais une négation à ma collègue pour lui dire que non, je ne vais pas bien. Elle me propose donc de prendre une pause. Je hoche la tête pour accepter. Pourtant, je reste sur place quelques secondes à fixer le frère de ma meilleure amie. Quand il remarque enfin que je l’observe, je prend peur. Je dois sortir prendre l’air. J’ai envie de fuir, d’aller me cacher au Mexique et ne plus jamais revenir. Le regard effrayé, je me retourne et sort dehors en courant. J’ai l’air coupable d’un quelconque crime, mais je n’ai rien à me reprocher. Une fois dehors, je tourne le coin de l’immeuble pour entrer dans la ruelle et m’adosse contre le mur de brique. Je remarque alors en soupirant que j’avais arrêté de respirer. J’essaie donc de me convaincre que tout va bien. Je dois me calmer. Je dois retourner travailler. Je ferme les yeux pour m'aider à me calmer. " Merde, c'est pas vrai... "
avatarAlexi Newman
New Yorkais
fraîchement débarqué !
j'ai : 27 ans et je suis né(e) le : 21/10/1990 à : Austin, Texas, USA. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 38 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 30/01/2018 Dans la vie, je suis : serveuse et mannequin. Côté cœur, je suis : célibataire.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Jeu 1 Fév - 9:42


Je ne suis pas du genre à me lever tôt d'habitude. Je ne suis pas du matin et préfère largement l'ambiance des soirées, quelque soit la saison. Que ce soit dehors ou chez moi, je préférais de loin m'attarder dans la nuit plutôt que de me lever aux aurores. Mais ces derniers temps, j'avais du mal à trouver le sommeil et je ne dormais que quelques heures avant que mon esprit ne soit perturbé par de multiples questions, d'images de personnes et de souvenirs néfastes. Je prenais déjà pas mal de café en temps normal, mais en ce moment, j'avais clairement l'impression d'avoir multiplié les doses. C'est simple, j'étais déjà à mon deuxième café long, accoudé à ce bar. Et la matinée ne faisait que commencer..

C'était un petit établissement et à ce qu'il semblait, le patron n'était pas là. Je demanderais probablement à le voir un peu plus tard. La serveuse blonde ne m'aidait pas des masses dans mon enquête, je me disais que l'affaire serait sûrement plus compliquée que je ne le pensais. Il fallait que je trouve des concordances, des preuves de son passage par ici et le relier à des possibles coupables de son meurtre plutôt sanglant. Il avait habité le coin et était connu pour avoir quelques coups dans le nez de temps en temps. Voilà pourquoi mes pas m'avaient conduits à ce bar et je devrais faire la dizaine qui se trouvait dans le quartier pour rassembler le plus d'informations.

Quand la serveuse à laquelle je venais de parler s'éloigna, je me concentrais d'abord sur mon café avant de regarder où elle était passé. Elle m'avait paru sincère en me disant ne rien savoir, mais mon boulot c'était ça... observer pour ne rien louper. Elle parlait à sa collègue brune un peu plus loin. Certainement pour lui dire que j'étais là. Voir un agent du FBI débarquer sur son lieu de travail, ce n'était certes pas courant. Les flics encore...oui. Un agent fédéral en pleine enquête, beaucoup plus rare. C'était drôle. La brunette me disait quelque chose. Je ne m'attardais pas trop là dessus. C'était une serveuse, et j'en avais croisé des tas lors de mes petites escapades nocturnes. Mes yeux restèrent rivés sur elle alors qu'elle me fixait étrangement. Comme si elle redoutait un truc... Je portais ma tasse à mes lèvres, sans détourner mon attention.

J'allais devoir l'interroger elle aussi. C'était dans la logique des choses. Peut être l'avait-elle comprit et peut être même qu'elle n'était pas une simple et innocente serveuse. Avait-elle quelque chose à se reprocher pour me craindre de la sorte ? La brunette sortit du bar. J'en fronçais les sourcils, surpris mais je réagis plutôt rapidement et posais ma tasse encore à moitié pleine pour la suivre. Je ne courrais pas, elle ne pouvait pas aller bien loin et je n'aurais aucun mal à retrouver son nom si elle m'échappe cette fois. Je passais la porte du bar que je retenais en regardant à ma droite. Je la voyais qui tournait tout juste dans la ruelle. Je m'y dirigeais d'un pas décidé et, une fois passé le coin de l'immeuble je l’aperçu qui était adossée au mur. Je m'approchais plus lentement en ne la lâchant pas des yeux. Elle semblait... mal. Est-ce qu'elle connaissait le sujet de ma visite et redoutait mes questions ? Je lui faisais face, la tête penchée pour mieux l'appréhender.

- Mademoiselle... Est-ce que tout va bien ?

Ma voix était plutôt ferme. Si elle avait une info qui pourrait m’intéresser, elle devait parler. Je me chargerais de la faire parler, quel que soit son état d'esprit ! J'avais une enquête à boucler. Quand elle leva les yeux, ça me frappa encore. On s'était déjà croisés elle et moi. Je connaissais ce joli regard... mais impossible de me rappeler.

- Si vous avez des choses à m'dire, je vous suggère de l'faire sans que je doive insister d'avantage...

avatarAndrew Martyn
Agent du FBI
Sexy, Sexy, Sexy !

Agent du FBI Sexy, Sexy, Sexy !
j'ai : 35 ans et je suis né(e) le : 18/05/1983 à : Austin (Texas, U.S.). Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 2105 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 10/08/2017 Dans la vie, je suis : Agent Fédéral (FBI) Côté cœur, je suis : torturé.

Journal de bord
Il était une fois ...:
Répertoire des liens:
Répertoire des RPs:
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Jeu 1 Fév - 23:43

Sa présence était la dernière chose à laquelle je m’attendais ce matin. Le dos contre le mur de briques froides, je ferme les yeux et reprend mes esprits. J’inspire profondément par le nez, mais sa voix vient perturber ma tentative de méditation. J’ouvre les yeux et le regarde, laissant transparaître désespoir, tristesse, mais aussi de l’agacement dans mes yeux. Je soupire puis détourne le regard. J’arrive à voir les traits de sa famille et ça me dérange un peu. Pas ses traits en particulier, mais surtout le fait que je retrouve l’air de famille entre lui et Ari. « Oui, ça va. Juste le passé qui vient de me sauter à la gorge. » J’ai l’impression d’être agressée par mon passé, comme si tout à coup, il n’a qu’une seule envie, c’est de me harceler et me détruire. Et le pire, c’est que vu sa façon de m’interpeller, je comprend qu’il ne me reconnaît pas. Évidemment, j’ai changé depuis mes quatorze ans. Lui, comme il avait vingt ans quand Ari fut assassinée, il semble être resté le même. Ses traits sont seulement plus vieux. Ce qui agace, c’est que je vais devoir m’identifier et lui raconter d’où je viens, et qui je suis.

Le frère d’Arizona me demande si j’ai quelque chose à dire. Sa façon de demander me donne l’impression qu’il me prend pour une criminelle, ce qui me blesse un peu. En même temps, je ne me plains pas. Je sais que c’est moi qui a donné cette impression en fuyant de la sorte. Si je n’aime pas le ton qu’il emploi, je n’en fais rien paraître. Je préfère ne pas faire de commentaire à ce sujet. Je n’ai pas envie d’être arrêtée pour entrave à une enquête fédérale. Ce serait bête quand même. Ce serait surtout ironique d’être arrêtée par lui, le frère de ma meilleure amie. « Je n’ai rien à dire. Rien qui ait rapport à ton enquête en tout cas. Je ne suis pas sortie à cause de ça. » Mes mots ne sont pas vraiment choisis soigneusement. Je n’ai pas fait attention à le vouvoyer non plus, puisque pour moi, il s’agit de quelqu’un qui sort de mon passé. Je ne me sens pas de me perdre dans les formalités. Je n’ai en fait même pas réfléchit à la question.

Toujours debout, je me penche un peu vers l’avant pour frotter mes cuisses. C’est comme une façon de me rassurer, de me faire croire que tout va bien. C’est inconscient, comme n’importe qui poserait ce geste. J’en ai pourtant besoin, vu les images qui se mettent à défiler dans ma tête quand je ferme les yeux. Je me revois encore rentrer à la maison le soir, apprenant qu’Arizona n’est pas rentrée après l’école. Je me revois encore tourner dans ma chambre toute la nuit à attendre des nouvelles d’elle, attendre que le téléphone sonne et que j’entende sa voix me dire à l’autre bout du combiné qu’elle va bien. Ce fut la nuit la plus longue de toute ma vie, et l’épreuve la plus difficile à vivre. J’ai attendu et attendu. J’ai vu le soleil se lever à travers la fenêtre de ma chambre, mais je n’ai plus jamais entendu la voix d’Ari. Je me souviens encore du souvenir vif de ma douleur, ma crise d’hystérie. Arizona n’était jamais rentrée, elle avait été tuée. Je ne suis pas allée à l’école pendant une semaine, incapable de juste me traîner hors du lit.

Encore, je dois me calmer. Je soupire, comme pour laisser s’échapper les émotions qui remplissent mon coeur, jusque dans ma gorge. J’ai l’impression de revivre dès maintenant tout ce que j’avais vécu cette nuit là. J’inspire profondément, visiblement en proie à quelques démons. Ma réponse est loin d’être suffisante, je m’en doute. Pourquoi me croirait-il sur parole après tout ? Je dois m’expliquer. Dire pourquoi j’ai fui. « Regardes-toi, un agent du FBI. Jamais je m’en serais doutée. » Jamais j’aurais cru que lui, il entrerait dans la police. Je le voyais plutôt avocat, un métier de bureau à la limite. Probablement à cause des ambitions que son père avait pour lui, pour ce que j’en savais. « En même temps, c’est un choix judicieux. Ton père doit être fier de toi. » Je viens donc de lui dévoiler que je le connais.

Je le regarde et croise les bras sur ma poitrine. Je ne cherche pas à me fermer à lui, ni à me protéger. Je n’ai visiblement pas de peur dans le regard. C’est simplement une façon de calmer le stress qui est en train de me tendre les muscles de la tête aux pieds. « Alexi Newman, ça te dit quelque chose ? J’étais la...  » Ma gorge se serre. Je n’arrive pas à lui dire que j’étais la meilleure amie de sa petite soeur. Les mots sont trop douloureux à prononcer. Rien que d’y penser, je sens mon coeur se briser et reposer à mes pieds en milles miettes. « … j’habitais en face de chez toi, à Austin. » C’était plus facile à dire comme ça. J’espère qu’il fera l’équation et qu’il comprenne qui je suis. Je n’ai pas envie de m’étendre sur le sujet. Je détourne d’ailleurs les yeux, visiblement agacée de repenser à tout cela.

Comme pour faire disparaître l’émotion de détresse qui se glisse dans mes yeux, je me racle la gorge. Je suis encore en train de me battre pour me reprendre. Je n’ose imaginer ce que ma collègue doit penser de moi en m’ayant vu fuir de la sorte. La rumeur doit déjà courir à l’intérieur que je suis une criminelle. Pour l’instant, je m’en moque complètement. Je n’ai pas envie de m’en soucier. Ce sera un problème pour plus tard.
avatarAlexi Newman
New Yorkais
fraîchement débarqué !
j'ai : 27 ans et je suis né(e) le : 21/10/1990 à : Austin, Texas, USA. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 38 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 30/01/2018 Dans la vie, je suis : serveuse et mannequin. Côté cœur, je suis : célibataire.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Ven 2 Fév - 17:45


Cette fille m'avait l'air louche. Et quand je disais louche, c'était pour décrire sa fuite alors que sa collègue de travail venait certainement de lui dire que j'étais agent fédéral et que j'aurais deux ou trois questions à lui poser par la suite sur un type qui avait visiblement été tué. Généralement, dans le FBI, on aime appelé ces gens là des "suspects potentiels". Si elle s'était tiré, elle avait peut être quelque chose à se reprocher. C'était d'une logique imparable. Ou bien... elle était très angoissée de nature et redoutait franchement mon petit interrogatoire. Je ne misais pas sur cette option. Je l'avais rejoins à l'extérieur et à voir son visage, on aurait cru qu'elle avait un fantôme devant elle. Elle me dévisageait avec comme un sentiment de mal-être. Ce qu'elle me dit venait comme confirmer mon hypothèse. Le passé ?

Elle voulait certainement faire référence à la raison de ma présence. Peut être qu'elle connaissait le type assassiné ? Peut être que cet événement avait quelque chose à voir avec son histoire ? J'en savais rien. J'avais bien du mal à comprendre. Mes yeux étaient fixés sur elle, ronds, reflétant l'incompréhension. Et puis, ce fut la surprise qui prit le dessus. Non seulement, elle me tutoyait mais ce n'était même pas le plus déconcertant. J'avais comme l'impression qu'elle devenait plus... familière, qu'elle savait quelque chose que j'ignorais et que ça ne concernait pas du tout mon affaire professionnelle. Je fronçais les sourcils..

- Expliques toi.

A partir du moment où elle avait zappé les convenances, je le faisais aussi. Et j'avais bien envie qu'on passe la deuxième, voire même la troisième rapidement. Cette fille m'intriguait et je ne savais plus à quoi m'attendre. Autant ne pas insister avec mon enquête, puisque ça semblait être le cadet de ses soucis. Aucun suspect n'aurait prit une telle confiance aussi vite après avoir quitté le bar, en manquant de faire une crise d'angoisse. Et surtout, aucun ne m'aurait regardé avec autant de familiarité dans les yeux.

Elle poursuivait, et ça se chamboulait dans mon crâne. Je me redressais un peu, elle parla de mon père ! Je regardais alentours, comme pour m'assurer que personne n'était là en train de nous espionner, en train de lui souffler des indices sur ma vie personnelle pour me déstabiliser. Bordel... qui était cette fille ?! Pour revenir à mon père, je doutais sérieusement qu'il soit fier de moi. Peu importe où il était, je ne cherchais rien de lui, encore moins de la fierté ! Ce n'est qu'un lâche qui n'a jamais su croire en moi et qui n'a rien fait pour retrouver l'assassin de sa propre fille. Mes yeux se reposaient sur elle, j'allais pour lui demander qui elle était et comment elle savait tout ça. Elle me coupa et me dévoila finalement son nom...

Mes dents se sérrèrent. Alexi. Bien sûr que ça me disait quelque chose. Je me rappelais bien d'elle. Ses yeux, je les avaient croisés plus d'une fois quand j'étais plus jeune, chez nous, dans le quartier. Immédiatement, je fus replongé dans mes souvenirs les plus beaux, mais aussi les plus douloureux ! Comment oublier cette amitié qui unissait ma soeur à Alexi Newman. Je ne savais pas trop si je devais laisser la surprise, la tristesse ou bien l'amusement de me trouver là face à elle, prendre le pas. Je ne la quittais pas du regard.

- La meilleure amie d'Arizona, bien sûr que j'me souviens de toi.

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas prononcé son prénom devant quelqu'un d'autre. Pourtant, il nous liait, elle et moi. Une sorte de gène m'envahit soudain. Ce n'était plus une gamine que j'avais face à moi. Mais bien une jeune femme ravissante qui me rappelait que les années avaient bien passées.

- Si on m'avait dit qu'on s'retrouverait là... ! J'esquissais le premier sourire depuis la grande révélation. - Tu.. tu as changée. Tu as grandie. Enfin, j'veux dire... t'es plus la p'tite fille qui venait jouer à la poupée chez nous et qui construisait des cabanes dans notre jardin...!

Pour passer pour un con, rien de mieux. Je me raclais la gorge. Ces souvenirs pourraient bien me plomber si je continuais.

- Tu veux pas qu'on aille s'asseoir à l'intérieur ? On peut discuter un peu autour d'un café ?

Je lui proposais dans l'espoir qu'elle ne rejette pas la personne que j'étais devenu et qui devait probablement lui rappeler beaucoup de choses. Après tout, elle pouvait très bien refuser de se replonger dans le passé et dans la douloureuse histoire qu'on avait en commun.

avatarAndrew Martyn
Agent du FBI
Sexy, Sexy, Sexy !

Agent du FBI Sexy, Sexy, Sexy !
j'ai : 35 ans et je suis né(e) le : 18/05/1983 à : Austin (Texas, U.S.). Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 2105 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 10/08/2017 Dans la vie, je suis : Agent Fédéral (FBI) Côté cœur, je suis : torturé.

Journal de bord
Il était une fois ...:
Répertoire des liens:
Répertoire des RPs:
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Sam 3 Fév - 0:41

Je crois apercevoir un mélange d’émotion passer derrière les yeux d’Andrew. Se trouver face à moi ne doit pas être facile pour lui, tout comme ça ne l’est pas pour moi. Je sais cependant avec certitude qu’il vient de me reconnaître. Je baisse un peu les yeux à son affirmation. Il se souvient de moi. C’est bien. Au moins, je n’ai pas été oubliée par la famille de ma meilleure amie. Ça fait plaisir à savoir. J’ai été marquante, à un certain point de ma vie. Je n’ai pas été effacée de leur mémoire suite à la tragédie.

Je relève les yeux pour le voir sourire. Ensuite, il se met à parler. J’ignore ce qu’il souhaite réellement dire, mais je comprend qu’il s’agit, en quelque sorte, de quelque chose de positif. Un compliment ? Les commissures de mes lèvres montent vers le haut, affichant un sourire, malgré mes larmes qui menacent de couler. Je lâche même un petit rire. « Oui, je ne me ressemble pas beaucoup. » Je suis maintenant plus calme. Ce rire, aussi bref fut-il, m’a détendu rapidement. « Nos cabanes étaient les plus belles au monde » dis-je sur le ton de l’humour. Je sais que c’est complètement faux, mais pour nous, c’était le cas. « Toi, tu n’as pas beaucoup changé depuis la dernière fois. » Depuis l’époque où il était à l’université. Il se racle la gorge et je baisse les yeux, mon sourire disparaissant. Quand il reprend parole, toute trace de larmes a disparu dans mes yeux. J’hoche donc la tête pour lui répondre. « Je veux bien, oui. »

Si ça avait été quelqu’un d’autre, j’aurais sans doute refusé, catégoriquement. Bien que je ne sais pas ce qu’il est devenu après son départ d’Austin, je me doute qu’il n’a pas dû avoir un parcours facile. Je ne sais pas grand chose de lui, mais le drame que nous partageons me pousse à accepter. N’importe qui d’autre m’aurait menti en essayant d’être compatissant. Cependant, je n’avais pas besoin d’entendre un énième « désolé », ou un énième « je comprend ». C’était même deux phrases que j’avais commencé à détester avec le temps. Andrew, lui, vivait le même drame que moi. Je me doute que si ces mots sortent de sa bouche, ce n’est pas pour paraître compatissant, mais bien parce qu’il le vit aussi. Là est toute la différence.

Sans en dire plus, je sors de la ruelle et me dirige vers la porte. J’entre, talonnée par Andrew, et pointe une table. « On va s’installer à l’écart, si ça ne t’ennuie pas. » Je ne tiens pas à m’asseoir au comptoir, trop près des autres clients. Je n’ai pas envie qu’on épie ma conversation et qu’on m’interroge à son sujet plus tard. Je préfère donc qu’on s’installe à une table un peu isolée. Je fais signe à Andrew que je rejoins puis m’avance vers le comptoir. Je rejoins ma collègue derrière ce dernier et elle ne met pas de temps à me demander si tout va bien. « Ça va. Je dois discuter avec l’Agent Martyn par contre. Fais-moi signe si tu as besoin. » Elle hoche la tête sans me poser plus de questions. Je prépare un café pour l’agent, puis m’en prépare un aussi. La chaleur me fera du bien. Une fois le tout prêt je vais rejoindre Andrew et m’assied face à lui.

Je sais qu’aux yeux de tout le monde ici présent, je passe facilement pour une criminelle. Du moins, je passe facilement pour une personne qui craint les autorités. Pourtant, si normalement ça m’embêterait, là, je m’en moque complètement. Ma réputation n’est pas ma priorité dans cette situation. J’assume complètement. Viendront les explications plus tard, si par chance je trouve une excuse bidon à leur raconter. « Tu voulais du lait, ou de la crème et du sucre ? » Je n’ai pas pensé à prendre quoi que ce soit pour mettre dans son café. Je prend ensuite une gorgée du mien et baisse les yeux. « Alors, agent du FBI. Rien de moins. » Je n’ai aucune idée de quoi lui dire en fait, et je me rend compte que ça devient malaisant.
avatarAlexi Newman
New Yorkais
fraîchement débarqué !
j'ai : 27 ans et je suis né(e) le : 21/10/1990 à : Austin, Texas, USA. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 38 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 30/01/2018 Dans la vie, je suis : serveuse et mannequin. Côté cœur, je suis : célibataire.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Dim 4 Fév - 10:23


Pour être un mélange d'émotions, s'en était franchement un. En voyant Alexi, là, devant moi après 14 ans sans savoir ce qu'elle était devenue, je me replongeais dans ce passé pour lequel je travaillais encore aujourd'hui, mais qui devenait alors bien concret et qui me fouettait le visage et les émotions avec une certaine violence. Je me souvenais de cette fille aux yeux espiègles, pas très grande, qui passait beaucoup de temps dans notre maison et que je retrouvais parfois attablée pour partager notre dîner. J'avais 6 ans d'écart avec ma soeur, donc certainement autant avec Alexi, et j'avouais que nous n'avions pas, à l'époque, les mêmes centres d'intérêt. Quand les deux filles étaient ensembles, je ne les dérangeais pas. J'étais très proche de ma soeur, mais nous avions nos propres vies à côté de ce lien si fort qui nous unissait.

Ca me faisait peur aussi. Voir Alexi, c'était voir Arizona. Et malgré le fait que j'étais toujours ancré sur son assassinat, j'avais tendance à fuir tout ce qui la concernait. Comme si ça pouvait m'attaquer et me mettre K.O. du jour au lendemain. J'aimais maîtriser mes souvenirs et non pas que ceux-ci prennent le dessus. Alors oui, j'avais une sorte de sourire mal à l'aise sur le visage en évoquant ces cabanes et le temps qui avait passé pourtant je savais que j'allais y repenser bien longtemps après que j'aurai quitter Alexi et que ça allait probablement me ronger.

Elle trouvait que je n'avais pas changé. Physiquement, c'était peut être vrai. Mais à l'intérieur, j'étais loin d'être encore le jeune homme que j'étais. Disons que mon humour était encore là. Néanmoins, j'avais développé d'autres traits de personnalité qu'Alexi ne connaissait sûrement pas. Mon impulsivité, ma détermination, j'étais brisé au fond et je n'en montrais rien. Voilà pourquoi mon sourire s'évanouit quelque peu avant qu'elle n'accepte de partager un café avec moi.

- Ca me va très bien. Répondais-je quand elle proposa de s'asseoir à l'écart. Je comprenais qu'elle était sur son lieu de travail, et qu'il n'était pas simple de s'afficher avec un agent du FBI fraichement présenté. L'image ne serait pas forcément positive. Elle s'éloigna et je me frottais les visage avec mes deux mains... réalisant doucement ce qu'il venait de se passer là. Quelles étaient les chances que je tombe sur elle dans New York, dans l'un des nombreux bars que je visitais pour cette enquête ?! C'était pas croyable ! Et j'ignorais encore comment réagir face à ça.. je devais laisser la spontanéité prendre le dessus.. et me détendre. Elle revient, j'affiche un petit sourire.

- Merci, ça ira. Je prenais mon café toujours très noir et sans rien de plus. Ce ne serait que mon troisième de la matinée, et peut être pas le dernier. J'étais un gros consommateur et selon les circonstances, j'avais tendance à en abuser ou pas. J'en bu une première gorgée avant de hausser les sourcils et de sourire à nouveau. - Ouais enfin.. c'était loin d'être une vocation. Je baissais les yeux, repensant à mes motivations et à la manière dont j'étais entré au FBI. Peu conventionnelle. Je reposais mon regard sur elle, les bras croisés devant moi, sur la table. - J'avais pas dans l'intention de jouer les héros, disons que ça s'est juste imposé à moi. J'avais certes entamé des études de droits suite à la pression de mon paternel sur mes épaules. Mais je les avais abandonné peu après le décès d'Arizona. Je ne pouvais pas attendre le cul assit sur une chaise. - Et toi.. ? J'ose espérer que c'est un peu pareil ? Je faisais le tour de l'endroit du regard. C'était certainement pas un choix non plus. - Ca fait combien de temps que t'es à New York ? Toute ta famille était là bas, à Austin il me semble... Tout comme moi... je me souvenais ne m'être jamais préoccupé de la façon dont la famille Newman, et particulièrement Alexi, avait vêcu le drame.
avatarAndrew Martyn
Agent du FBI
Sexy, Sexy, Sexy !

Agent du FBI Sexy, Sexy, Sexy !
j'ai : 35 ans et je suis né(e) le : 18/05/1983 à : Austin (Texas, U.S.). Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 2105 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 10/08/2017 Dans la vie, je suis : Agent Fédéral (FBI) Côté cœur, je suis : torturé.

Journal de bord
Il était une fois ...:
Répertoire des liens:
Répertoire des RPs:
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Mer 7 Fév - 2:48

Pas de sucre, pas de lait, pas de crème. Il prend son café noir, comme s’il a besoin de se réveiller. Je me sens de la même façon. On dirait que mon cerveau m’avait abandonné, tombé de ma tête au moment où je l’ai vu. Les pensées se bousculaient dans ma tête avec les souvenirs d’un passé perdu, brisé par la lame de la mort. Andrew semble aussi à l’aise que moi. Suite à ma remarque, il me fait comprendre que le FBI n’était pas un choix qu’il avait eu, mais bien quelque chose qui s’était imposé à lui. J’hoche la tête en baissant les yeux, les deux mains sur ma tasse pour cacher le tremblement causé par la nervosité. Pourtant, je ne suis pas certaine de comprendre ce qu’il veut dire par là. Comment peut-on lui imposer de devenir agent du FBI ? Enfin, je ne suis pas surprise pour autant. Depuis leur abandon du dossier d’Ari, ils ne sont que des lâches à mes yeux, tous aussi coupables que le monstre qui m’a enlevé ma meilleure amie. Enfin, presque tous. L’agent devant moi n’était pas comme ça. Du moins, je l’espérais. Si j’étais lui, j’utiliserais mon poste pour mener mon enquête personnelle sur le psychopathe qui a tué Ari. Légal ou pas légal, rien ne m'aurait arrêté. Égoïstement, j’espère qu’il en profite aussi. J’espère qu’il mettra la main sur cette ordure et qu’il s’occupera de son cas.

Andrew me renvoie la question en prenant soin de regarder le décor dans lequel on se tient. Je fais de même avec une petite moue. Si j’aime mon travail, servir le premier café des clients le matin, leur offrir le premier sourire de leur journée, je sais que c’est lassant. On dit qu’il n’y a pas de sous métier, mais servir du café n’est pas une carrière. Pas pour moi en tout cas. Je ne serai jamais une barista, simplement parce que ça ne m’intéresse pas vraiment. J’avais de grandes ambitions avec Ari. On voulait réécrire le monde. Mais le monde m’a avalée toute entière et a fait disparaître Ari. Je ne dis rien à son commentaire, jusqu’à ce qu’il se renseigne sur mon arrivée à New York. Je m’en souviens encore. Ma mère et mon père ont pleurés un bon coup quand je leur ai annoncé que j’abandonnais mes études pour aller m’installer à New York. Ils ont été tellement déçus, et surtout très clairs. Si je partais, je ne revenais pas. Alors je suis partie et je n’y suis jamais retournée. « Ma famille ne comprenait pas à quel point Austin était devenu étouffant. J’ai arrêté les études il y a cinq ans et je suis partie pour venir m’installer ici. Ils ne l’ont pas très bien prit. »

Je repose les yeux sur ma tasse. Mes parents étaient de bons parents. J’ai toujours bien vécu avec eux. Ils ont voulu m’aider, mais ils n’ont pas comprit à quel point la vie à Austin m’était devenue impossible. Arizona, bien que morte, était restée bien ancrée dans ma vie et même après plusieurs années, j’avais l’impression de la croiser sur la rue, la voir sortir de chez elle, ou encore entrer au supermarché. J’avais essayé d’emprunter une route différente pour rentrer, mais ça ne changeait rien. « Je fais ce que je peux depuis. Je travaille ici et j’arrondis mes fins de mois en mannequinat. » Je relève les yeux sur lui, comme pour voir ce qu’il en pense, bien qu’au fond je m’en moque un peu. Je ne cherche pas vraiment son approbation. Je vis très bien avec mon choix de partir et cesser les études après tout. C’est ça qui compte. « Je suis contente pour toi au fait. Je veux dire… Que tu aies trouvé un bon boulot. Honnêtement, ça te va mieux que travailler dans un cabinet d’avocat » et je ne sais même pas pourquoi. Encore une fois, je baisse les yeux et ma jambe se met à tressauter, comme si, les tremblements de mes mains s’étaient déplacés dans ma jambe.
avatarAlexi Newman
New Yorkais
fraîchement débarqué !
j'ai : 27 ans et je suis né(e) le : 21/10/1990 à : Austin, Texas, USA. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 38 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 30/01/2018 Dans la vie, je suis : serveuse et mannequin. Côté cœur, je suis : célibataire.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Mer 7 Fév - 11:03


La façon dont je buvais mon café à ce moment n'avait rien à voir avec mon état d'esprit. Depuis des années, je ne pouvais le prendre autrement que noir et sans sucre. On pouvait dire que j'en étais dépendant, oui, c'était mon carburant pour la journée et mieux valait qu'Alexi voit celui-ci plutôt que mon petit penchant pour le whisky qui se faisait très présent en ce moment. Je regardais d'ailleurs ce liquide noir dans cette tasse blanche et mes mots raisonnaient dans ma tête à mesure que je les prononçais. Le FBI n'avait pas été un choix. Ou plutôt si, ça l'avait été mais pas pour des raisons valables. J'y étais entré avec la conviction que cette place me ferait avancer pour retrouver l'assassin d'Arizona. Avec le temps, j'avais finit par assumer ce boulot et j'avais prit goût à la douce sensation de venir en aide à de pauvres victimes, et à coincer des malades prêts à faire souffrir du monde. La mort de ma soeur avait déclenché chez moi autant d'envie de vengeance que de désir que cela n'arrive plus jamais, à qui que ce soit ! Ca faisait bien trop souffrir, j'avais bien trop souffert et c'était encore le cas aujourd'hui. Cette histoire avait brisé ma vie, et peut être pas que la mienne.

Alexi avait bien changée. Je relevais les yeux sur elle quand je lui demandais depuis combien de temps elle se trouvait là, à New York. C'était une jeune femme, très belle, qui possédait toujours de grands yeux expressifs. J'y voyais d'ailleurs à cet instant le malaise, l'angoisse qui naissait probablement à cause de notre conversation. Mais nous ne pouvions l'éviter. En se retrouvant face à face, il ne pouvait en être autrement, nous devions parler. Et parler signifiait remuer le passé. J'en étais tout aussi fébrile cependant, j'avais également développé une réelle aversion à démontrer tout signe de faiblesse. Je prenais beaucoup sur moi.

Je hochais positivement la tête quand elle m'apprit qu'elle avait quitté Austin il y avait cinq ans maintenant. Je me souvenais de sa famille. Des gens bien, toujours très agréable pour le peu que je les avais croisé. J'imaginais que voir leur fille "fuir" dans l'inconnu avait été une épreuve. Ce que j'ignorais encore c'était pourquoi elle avait fuit. Elle disait qu'Austin était devenu "étouffant", ce qui était plutôt vague et je n'osais pas pénétrer dans ces détails si elle ne voulait pas les aborder d'elle même. Je faisais irruption dans sa vie aujourd'hui, c'était peut être suffisant. Je devais lui rappeler moi aussi tout un tas de choses et faire émaner tellement de sentiments.

- En mannequinat ? Je haussais les sourcils, un peu surprit. Mais finalement, à la regarder, ça ne m'étonnait pas plus que ça. Rien de péjoratif, bien au contraire. Je comprenais qu'elle pouvait mettre beaucoup de choses en valeur rien que par son physique. - Tu.. défiles sur des podiums, ou quelque chose du genre ? J'étais curieux de connaitre comment elle s'en sortait et si ce choix était...choisi et assumé. Elle m'avait parlé d'études abandonnés, peut être qu'elle en ressentait de la frustration au fond.. je n'en savais rien.

J'esquissais un petit sourire sincère en baissant la tête pour regarder de nouveau mon café. Je ne me voyais pas non plus bosser dans un cabinet d'avocat.

- Le droit, c'était vraiment pas mon truc ! Je relève les yeux et poursuis dans ma lancée. - J'ai à faire à des gens de ce milieu tous les jours dans mon boulot. Mais j'préfère largement m'en faire des amis avec lesquels j'peux boire quelques verres dans un bar de Brooklyn ! Je garde mon sourire mais j'étais sérieux. J'avais un bon pote avocat mais on ne parlait jamais du travail. Il m'avait surtout bien aidé à dépasser une période difficile de ma vie... une autre. Je gardais bien pour moi mon coté fêtard et profiteur pour l'instant.  Je porte ma tasse à mes lèvres et en bois une grande gorgée. Mon café avait légèrement refroidit. - Plus sérieusement, moi aussi j'ai abandonné les études après... l'accident. Qui n'en était certainement pas un mais c'était celui qui avait complètement modifié ma vie. Ce n'était pas prévu, c'était donc bien un accident. Je posais ma tasse. - J'm'y étais jamais vraiment mis. J'étais pas fait pour ça. J'me suis forcé, j'suis parti et tu connais la suite. Ça m'a foutu un sacré retour et j'ai tout foutu en l'air... J'avais tout laissé tombé pour aller suivre une formation peu conventionnelle. J'avais été préparé mentalement et physiquement pour affronter la plus grosse épreuve de toute ma vie. J'y bossais encore dessus. - J'suis jamais retourné à Austin. J'y passe qu'à de rares occasions.
avatarAndrew Martyn
Agent du FBI
Sexy, Sexy, Sexy !

Agent du FBI Sexy, Sexy, Sexy !
j'ai : 35 ans et je suis né(e) le : 18/05/1983 à : Austin (Texas, U.S.). Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 2105 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 10/08/2017 Dans la vie, je suis : Agent Fédéral (FBI) Côté cœur, je suis : torturé.

Journal de bord
Il était une fois ...:
Répertoire des liens:
Répertoire des RPs:
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Lun 12 Fév - 18:51

Ça crée un peu cet effet là quand je dis aux gens que je suis mannequin. Dans la vie de tous les jours, et surtout à mon emploi, je n’ai pas du tout l’air d’un mannequin. Je sais que je suis jolie, mais je comprend que les gens, à première vue, n’y pense pas. La réaction d’Andrew me fait donc sourire légèrement. À sa question, je hausse les épaules. « Quand on a besoin que je le fasse, oui. Majoritairement, je fais de la photo. Mais avec photoshop et le maquillage, on me reconnait pas sur la rue. Je fais ça surtout pour joindre les deux bouts en fin de mois, question de pas être trop serrée niveau budgétaire. » Évidemment, quand mon père a su que je faisais du mannequinat, il a tout de suite pensé que je posais nue. Il a fallu que je le rassure en lui envoyant les photos que je faisais. Je suis à l’aise avec mon corps, mais pas à ce point.

Je prend alors l’initiative de lui préciser que je suis contente qu’il se soit trouvé un bon boulot au final, qu’il aille bien.  Je ne sais pas pourquoi, mais à quelque part, ça me rassure de le savoir bien, qu’il vive aisément. Nous ne sommes pas de grands amis, mais il fait parti de la famille de ma meilleure amie et c’est important pour moi qu’il aille bien. Bref, il me raconte combien le droit, ce n’était pas sa vocation. Il me raconte qu’il peut prendre des verres avec eux pour autant et je hoche la tête à son histoire. Je comprend qu’il ait abandonné si, déjà au départ, il se dirigeait dans un domaine qu’il n’aimait pas. J’aurais aimé pouvoir en dire autant par contre. J’aime l’histoire, passionnément. Ma santé mentale par contre ne pouvait pas suivre mes études. La preuve en était dans mes notes. Partir était la bonne chose à faire dans mon cas aussi.

Quand il me dit qu’il a tout foutu en l’air, je ne sais pas trop quoi répondre en fait. J’ignore ce qu’il veut dire, puisqu’à première vue, il a l’air bien. Bien que dans mes yeux, je montre sans doute que je ne suis pas sûre de comprendre, je ne pose pas de questions. Dans la vie, j’ai appris que certaines questions étaient mieux quand elles ne sont pas posées. Moi-même je préfère en général qu’on ne remue pas mon passé avec des interrogations. J’ai tendance à me refermer quand ça arrive. Je ne veux pas qu’il se sente obligé de me parler de choses qui lui sont personnelles, et visiblement douloureuses. Il y avait sans doute plus qu’Arizona dans son histoire.

« Je te comprends. Je n’y suis pas retournée du tout pour ma part. Même avant mon départ… » J’hésite quelques secondes, les yeux sur ma tasse. « Disons que voir Ari sur la rue était tellement naturel que j’arrivais encore à la voir après quelques années. J’en devenais folle. » Au fond, j’étais en fuite, tout simplement. J’ai fui le passé, et je vis très bien avec les conséquences de mon choix maintenant.
avatarAlexi Newman
New Yorkais
fraîchement débarqué !
j'ai : 27 ans et je suis né(e) le : 21/10/1990 à : Austin, Texas, USA. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 38 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 30/01/2018 Dans la vie, je suis : serveuse et mannequin. Côté cœur, je suis : célibataire.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   

Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
 
Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» DOIT MÊME Y AVOIR DE L'ALCOOL DANS LE MINIBAR ~ (HANSRIM) PART II
» Eliot-Zooey Thea Peterson ◄ Il faut sourire dans la vie
» Des fois, mieux vaut rester dans son territoire ¬ Thomas L. Fletcher
» Il faut avoir un charme fou, pour que d'un simple regard, l'on se fasse désiré - Nathan Salguero
» [SSB] Retour de Mewtwo dans Super Smash Bros

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPons à l'ancienne  ::  :: Manhattan-
Sauter vers: