Pour que RPons à l'ancienne grimpe les échelons,
VOTONS Smile
Futur(s) New Yorkais,
C'est la pénurie de personnages féminins, cette fois-ci.
Favorisez les filles, s'il vous plaît.
Les garçons peuvent être créé, malgré tout, nous tentons juste de rééquilibrer les choses Smile

Partagez | 
 

 Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
MessageAuteur
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Mar 13 Fév - 13:24



A la voir comme ça, Alexi semblait être une fille qui était bien loin des strass et des paillettes. Non pas qu'elle ne pouvait pas prétendre à entrer dans ce milieu mais je la sentais posée, fragile et avec la tête sur les épaules. J'avais du mal à l'imaginer accompagnée des rois de la Jet-Set, à arpenter les boites de nuit huppées de la ville jusqu'au petit matin. Quand on pense à "mannequinat", on pense avant tout à ce qui ce cache derrière le rideau bien entendu. J'en avais vu des filles sombrer dans ce métier Dans mon boulot oui mais dans ma vie personnelle également. Il n'y avait pas si longtemps, j'avais aidé une certaine égérie d'une grande marque... je ne saurais même plus dire laquelle. Elle était dans un sale état. Mais après tout, je ne connaissais pas bien Alexi et peut être qu'elle cachait bien son jeu. J'ignorais tout de ce qu'elle était devenu.

- Hmm. Fais-je en acquiesçant de la tête sans la quitter du regard. De la photo, pour joindre les deux bouts, ça me semblait honnête et sage. - Prendre la pose et... servir des cafés, je souris et montre ma tasse d'un petit geste, -.. c'est pas ça que t'avais en tête j'imagine. Alors, qu'est ce qui s'est passé ? Pas d'études, pas de... grands projets ? On en a tous quand on est jeune, des projets de vie. Une carrière en tête, une idée précise ou non de la personne que l'on veut devenir. Pour certains, ça se révèle concret après un travail plus ou moins acharné. Et pour d'autres, il en est autrement. La vie en a voulu autrement.

Quand je révèle à Alexi que je ne retourne à Austin qu'en de très rares occasions, j'ai un pincement au coeur. Parler de ça, ça ne m'étais pas arrivé très souvent. En général, je garde tout pour moi. Je suis une huitre complètement fermée qui ne se déride que lorsque j'en suis obligé. Tout ça, Austin.. Arizona.. ça ne m'a jamais vraiment quitté. Encore aujourd'hui, je travaille comme on forcené pour en venir à bout. Mais ça.. Alexi ne le savait pas et j'avais la conviction qu'elle ne devait pas le savoir.

Je baissais les yeux sur mon café, ou plutôt la petite tasse blanche qui se faisait pratiquement vide à présent. Alexi n'était pas retournée là bas elle non plus. Et l'entendre prononcer le diminutif du prénom de ma soeur provoqua une sorte de décharge en moi. Je n'avais vraiment pas l'habitude que quelqu'un d'autre parle d'elle, encore moins en utilisant ce surnom. Je relevais les yeux et les posais sur la jeune femme. Je me redressais, essayais de me détendre mais ce n'était vraiment pas gagné. J'en avais presque oublié que j'étais en service et sensé bosser sur une affaire. Peu m'importait, j'avais face à moi une des seules personnes qui avait été témoin de mes souvenirs les plus heureux.

- J'te comprend que trop bien. J'en eus un sourire, mais plutôt un sourire de mal être. Un silence suivit, comme si j'avais du mal à avancer rien qu'en évoquant ces jours là. Mes yeux se posèrent une seconde sur la collègue d'Alexi qui nous regardait comme si elle suspectait une grande conversation sur le sujet de ma présence dans ce café.. si elle savait ! Je regarde Alexi de nouveau. - J'regrette que ça t'ai touché à ce point Alexi.. j'en savais rien pour tout t'avouer. J'apprenais seulement que la meilleure amie de ma soeur avait eu du mal à se relever après ça. J'étais, à l'époque et certainement encore un peu aujourd'hui, bien trop focalisé sur ma peine à moi, et mon désir de vengeance. J'étais sincère. Je la regardais dans les yeux. Cette fille était très belle, pleine de bon sens, certainement très intelligente et j'étais navré de voir que sa vie avait été chamboulée de la sorte à cause d'un malade mental qui nous avait prit Arizona.

- Si tu as besoin de quelque chose. N'importe quoi... Rapelles toi que j'suis dans les parages okay ?


avatarAndrew Martyn
Agent du FBI
Sexy, Sexy, Sexy !

Agent du FBI Sexy, Sexy, Sexy !
j'ai : 35 ans et je suis né(e) le : 18/05/1983 à : Austin (Texas, U.S.). Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 2105 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 10/08/2017 Dans la vie, je suis : Agent Fédéral (FBI) Côté cœur, je suis : torturé.

Journal de bord
Il était une fois ...:
Répertoire des liens:
Répertoire des RPs:
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Sam 17 Fév - 4:58

J’en connais de ces filles dont le but est de vivre dans le luxe et la luxure, au bras de l’homme qui lui offrirait le plus beau des diamants. Je n’en avais rien à faire d’elles. À mon avis, si tu ne sais pas avoir un caractère à toi, une opinion à toi, une vie à toi, à quoi bon vivre. Ces femmes se perdent dans leur monde de paillettes tandis que moi, je reste à la même place. Je reste à MA place. Je ne serai probablement jamais aussi riches que ces femmes-là, mais ça me va parfaitement en fait, tant et aussi longtemps que je garde mon identité. Je comprend qu’on puisse néanmoins se méprendre. Je ne chercherai pas pour autant à justifier quoi que ce soit.

Andrew sourit en me montrant sa tasse. Il devine évidemment que mes rêves n’étaient pas en train de se réaliser. Je souris aussi en hochant la tête, écoutant ensuite ses questions. Sans honte, je hausse les épaules en prenant une gorgée de mon café. « Un loyer à payer surtout. Les appartements sont pas donnés à Manhattan, et comme je ne sais jamais si je vais rentrer de nuit avec mes deux boulots, je préfère vivre plus près et éviter le métro… » Je dépose ma tasse et hésite à dire pourquoi. « Je… J’ai peur de marcher seule le soir. Et payer un taxi, c’est un luxe que je ne peux pas toujours me permettre. » Oui, à quoi bon économiser de l’argent si c’est pour devoir payer mon transport une fortune ? Et puis une voiture… Non, à voir comment les gens conduisent à New York, il est hors de question que je m’en trouve une. « Mais oui, j’avais des projets, des rêves. » Rien de tout ça ne s’est envolé. Ce sont juste des projets que j’ai reporté à plus tard. Malheureusement, les études sont assez dispendieuses et avec le loyer, je n’arriverai jamais à tout payer. Alors pour l’instant, j’économise. « J’aurais voulu devenir historienne. »

Quand je prononce le nom d’Arizona, je sens Andrew se tendre sur sa chaise. Oups. Je m’en veux un peu. Visiblement, c’est assez sensible pour lui aussi. Au moins, il n’est pas fâché, ou complètement fermé comme une huître. Au contraire, il affirme qu’il me comprend. J’affiche alors un léger sourire en hochant la tête. Évidemment qu’il me comprend. Il l’a sans doute vécu lui aussi. À mon tour, je regarde ma collègue qui nous regarde d’un air suspicieux. Je m’en moque un peu à vrai dire. C’est pareil pour les deux clients assis au comptoir qui discutent ensemble, à voix basse, en nous regardant de temps en temps. Je me demande quels crimes ils sont en train de m’accuser, tiens.

Mon regard se pose à nouveau sur le frère d’Arizona quand il se remet à parler. Je baisse les yeux, l’air triste. « Tu ne pouvais pas vraiment savoir. C’est normal, t’en fais pas. » Je le regarde à nouveau et lui affiche un léger sourire peu convaincant, question d’essayer de le rassurer quant à mon état. Non, je ne vais pas bien, mais j’essaie de montrer le contraire. Quand il m’offre son aide, j’hoche la tête. « Je m’en souviendrai. Merci. Ça vaut pour toi aussi. Enfin, j’ai pas de badge, mais j’ai une bonne oreille. » Mon sourire se fait alors plus sincère, plus chaleureux. Je n’aime pas parler d’Arizona, mais si lui avait besoin d’en parler, je pense être la meilleure personne pour l’écouter, le comprendre et partager sa peine.

Je bois une nouvelle gorgée, effaçant mon sourire. « Hum… J’ai une question… Enfin, une faveur plutôt. » J’avale difficilement ma salive, posant mes yeux à nouveau sur ma collègue qui, maintenant, discute avec les deux clients. Je m’appuie un peu sur la table pour m’approcher d’Andrew et le regarde avec le plus grand sérieux du monde. « Trouves cette ordure et rends justice à Ari, par pitié. » Malgré le sérieux et la petite colère que j’ai en moi pour le FBI, je montre un peu d’espoir de voir justice rendue, enfin. J’ignore si Andrew travaille déjà sur cette enquête, sans doute interdite, mais j’ose espérer que c’est le cas, et qu’il viendra me voir s’il a besoin que je fasse quoi que ce soit pour l’aider.
avatarAlexi Newman
New Yorkais
fraîchement débarqué !
j'ai : 28 ans et je suis né(e) le : 21/10/1990 à : Austin, Texas, USA. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 38 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 30/01/2018 Dans la vie, je suis : serveuse et mannequin. Côté cœur, je suis : célibataire.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Lun 19 Fév - 9:44


J'écoutais Alexi parler de ses projets de vie, de ce qu'elle n'avait pas pu accomplir et je me souvenais des sourires que je rencontrais à l'époque, quand je croisais le duo qu'elle formait avec Arizona. Je me souvenais que les deux filles étaient inséparables. Et que les rires envahissaient bien vite la maison quand elles étaient dans les environs. Il me semblait, en regardant la jeune femme, qu'elle avait enduré pas mal dans sa vie. Je pouvais le voir sur son visage, le lire dans ses yeux mais je l'entendais aussi dans ses mots. Elle m'avouait avoir peur de marcher seule le soir. Rien de plus normal. Par ici, que ce soit à Manhattan ou dans le Bronx, une femme seule la nuit n'est malheureusement pas en sécurité. Mais dans cette phrase je discernais quelques rapports avec le meurtre de ma soeur.

Je n'étais pas à Austin quand s'était arrivé. J'avais quitté la ville pour me rendre à Los Angeles, où j'avais entamé ces fameuses études de droits. C'est ma mère qui m'avait appelé pour m'apprendre qu'on avait retrouvé son corps frêle et sans vie sur le trottoir. J'avais pété les plombs. J'étais rentré par le premier avion et depuis... j'y pensais sans cesse. Je n'avais pas été là pour la protéger !

- C'est peut être pas trop tard.
Je parlais de reprendre des études mais j'avais bien conscience que payer un loyer, comme elle disait, et suivre des cours n'étaient pas simples. - Pourquoi tu n'essaies pas de prendre des cours le soir ? ou bien de faire ça par correspondance ? Y'a pas mal de solutions si ça reste encore un projet pour toi...

Si on me demandait si je voulais reprendre des études, je crierais que non. Je n'avais pas besoin d'être doué en droit pour savoir ce que je devais faire. Et de toute façon, j'étais animé par un désir de vengeance qui n'allait pas bien avec la morale qu'on pouvait nous inculquer en cours.

Je m'excusais presque auprès d'Alexi de ne pas avoir tenu compte du chagrin des autres à l'époque. Celui que j'avais en moi m'avait aveuglé, complètement. Et j'avouais que j'avais jamais pris le temps de prendre la température ailleurs. Elle était aussi jeune que ma soeur quand c'était arrivé. J'imaginais qu'elle avait perçu les choses différemment, mais de façon non moins dramatiques. Je lui proposais mon aide, si elle en avait besoin. Je n'avais pas pu aider Arizona... peut être que je pourrais le faire à l'avenir avec Alexi.

- Un badge ne résout pas tout, loin de là... J'étais agent fédéral mais ça n'enlevait rien du tout à ce que je ressentais au quotidien. En disant ça je dévie le regard. Si elle savait par quoi j'étais passé pour en arriver là, et pourquoi je l'avais fais.

Elle ne tarda pas à me demander une faveur. J'étais prêt à la réaliser sans broncher, quoi qu'elle me demande. J'avais comme la sensation de lui devoir. Et encore mieux, j'avais désormais le besoin de sentir qu'Alexi se portait bien. Je redressais le regard sur elle et hochait de la tête positivement pour la faire parler. Les traits de mon visage se figèrent, mes idées s'arrêtèrent net dans mon crâne. Trouver l'enfoiré qui m'avait prit ma soeur... c'était tout ce pour quoi je vivais au jour d'aujourd'hui, et depuis 14 ans. Seulement je n'étais pas sûr qu'Alexi doive le savoir. Elle était pourtant la personne la plus proche de tout ça que je connaisse désormais et me livrer à elle pourrait peut être me soulager... mais... Mes yeux s'étaient fixés dans les siens. J'hésitais... J'en avais vraiment envie...

- C'n'est pas si simple Alexi...

Je baissais finalement la tête pour regarder ma tasse vide.
avatarAndrew Martyn
Agent du FBI
Sexy, Sexy, Sexy !

Agent du FBI Sexy, Sexy, Sexy !
j'ai : 35 ans et je suis né(e) le : 18/05/1983 à : Austin (Texas, U.S.). Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 2105 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 10/08/2017 Dans la vie, je suis : Agent Fédéral (FBI) Côté cœur, je suis : torturé.

Journal de bord
Il était une fois ...:
Répertoire des liens:
Répertoire des RPs:
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Sam 3 Mar - 2:21

« C'est peut être pas trop tard. » Andrew avait raison. Non, il n’était jamais trop tard pour retourner aux études et apprendre quelque chose. Cependant, pour l’instant, c’était peu réalisable au vu de mon budget. L’idée de prendre des cours de soir résonne bien fort dans ma tête néanmoins, c’est pourquoi j’hoche la tête. « Si je trouve un appartement moins cher, je pourrais, oui. J’y penserai en tout cas. » C’était une promesse. Après tout, moi aussi j’aimerais bien me trouver un métier, et non un petit boulot de serveuse. Et le mannequinat, je n’aime pas assez ça pour en faire une carrière. Parfois, je préfère la pointe de pizza que les carottes.

Quand je lui propose mon oreille en échange de son aide qu’il m’offre peu importe quand j’en ai besoin, il me répond qu’un badge ne fait pas tout. Il a bien raison. Je me sens alors un peu idiote. Loin de moi l’idée d’abuser de l’aide de l’agent du FBI, plutôt que de la personne. Non. Si j’avais besoin de lui, c’est à Andrew que j’allais m’adresser, et non son badge. « Non, je sais, t’en fais pas. Mais merci. » J’ai l’impression d’avoir dit quelque chose de stupide et je n’ai absolument aucune idée de comment me rattraper, du coup je préfère ne pas revenir sur le sujet. C’est plus simple de cette façon. Andrew et moi partageons une souffrance bien trop grande pour que je ne le vois que comme un agent. En réalité, là, je le considère comme un ami. Il ne peut qu’être mon ami après tout. Si on venait à se détester, je m’en voudrais trop pour Arizona, car je sais qu’elle ne voudrait pas cela.

Bref, je lui demande donc ma première faveur. Je vois alors son regard se figer. Il ne s’attendait pas à cette demande, évidemment. Je ne m’y serais sans doute pas attendue non plus. Quand il me répond que ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît, je fronce les sourcils, comme si cette réponse me dégoutait. « Pas si simple? » Oui, je sais que ce n’est pas simple, mais a-t-il abandonné pour autant ? « Tu crois que je ne le sais pas, peut-être ? » J’inspire alors profondément et baisse les yeux. Je ne veux pas faire une scène. Je ne veux pas hausser le ton et me faire entendre. Je préfère que ma collègue me prenne pour une criminelle plutôt qu’elle n’entende que j’ai un passé dramatique.

« Tu sais, on me l’a déjà dit celle-là. Il n’y a rien à trouver, aucune piste à suivre. Les enquêteurs de l’époque m’ont dit la même chose. Tu peux économiser ta salive. » Les yeux baissés, j’affiche visiblement un air déçu. « Tu sais, j’ai passé des années à me poser des questions, à me dire qu’il avait probablement choisi Ari comme victime, qu’il avait probablement prémédité son meurtre, qu’il devait même savoir où elle habitait. » Je retiens alors les larmes dans mes yeux. J’y parviens difficilement. J’ai mal, très mal. « J’ai appris beaucoup trop jeune que la vie n’était pas simple Andrew. Mais ne me dit pas que c’est ça qui va te freiner. Ne me donne pas ça comme excuse. À n’importe qui si tu veux, mais pas à moi. » Je relève alors les yeux sur lui. Certes, on y voit tout mon mal, mais également un peu de détermination, et un brin de colère, minime. Andrew n’a aucune raison valable à me donner qui puisse expliquer le fait qu’il n’essaie même pas.
avatarAlexi Newman
New Yorkais
fraîchement débarqué !
j'ai : 28 ans et je suis né(e) le : 21/10/1990 à : Austin, Texas, USA. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 38 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 30/01/2018 Dans la vie, je suis : serveuse et mannequin. Côté cœur, je suis : célibataire.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Mar 6 Mar - 14:16



- C'est important... de suivre sa voie.

J'ignorais tout de la vie d'Alexi. Elle était un peu comme une étrangère. Mais une étrangère familière avec qui je partageais mon souvenir le plus douloureux. Alors qu'auparavant je pouvais la croiser dans la maison familiale plusieurs fois par semaine, à rire aux éclats avec Arizona et à s'inventer leur futur, c'était aujourd'hui la première fois en 14 longues années que je la recroisais. Et je ne savais rien de sa vie hormis ce qu'elle voulait bien me dire présentement. J’apprenais seulement qu'elle avait interrompu ses études, et que son quotidien n'était pas celui qu'elle avait imaginé. Je ne la comprenais que trop bien. Moi non plus je ne me voyais pas agent fédéral il y avait de ça quelques années. Encore moins entêté à l'idée de venger l'assassinat de ma soeur...

Je lui proposais mon aide. Je voulais être là pour elle, à défaut d'avoir été là pour Arizona. Alexi ne la remplacera pas, mais c'était un peu comme si je ressentais le besoin que son avenir soit dépourvu de tout épisode malheureux. On avait bien trop souffert, elle et moi. Il fallait que je la soutienne, qu'elle le veuille ou non. Moi ? Qui me soutenait ? Personne. Ma fierté était bien trop grande. Je chuterai peut être plusieurs fois de suite, toujours plus bas. Peu m'importait.

Ce n'était sans doute pas l'agent fédéral qui lui parlait. Bien que mon insigne pouvait m'aider et m'ouvrir certaines portes, c'était bien Andrew Martyn devant elle. Le jeune homme qui avait une relation conflictuelle avec son paternel et qui chérissait sa soeur plus que tout. C'était celui qui était déterminé à affronter la pire des choses, et celui qui profitait des petits plaisirs de la vie aussi... J'avais changé, mais au fond, j'étais encore moi.

Quand j'hésite un peu sur le sujet de la réouverture de l'enquête, je sens qu'Alexi s'agace. Non, ce n'était pas si simple, en apparence, de travailler ouvertement sur un dossier vieux de 14 ans et qui nous touche personnellement. J'imagine la tête de mes supérieurs si je m'autorisais ça. Sauf que... je le faisais bel et bien. Secrètement. Sans que quiconque ne soit au courant. Ou presque. Je lève les yeux sur elle. J'étais pris entre deux feux. J'avais en moi la furieuse envie de lui avouer que je n'avais rien lâcher. Que je n'avais jamais abandonné et que ça n'arriverait pas. Et ma raison me hurlait de ne rien lui dire étant donné les risques que je prenais déjà... Le "Tu peux économiser ta salive" me fit serrer les dents. J'avais du mal à l'encaisser et Alexi ignorait que je m'étais déjà dit tout ça à moi même !

- Arrêtes. Moi aussi j'ai subis leur incompétence. J'étais même au premier plan !

J'affichais une mine sérieuse. Presque moralisatrice. Il fallait que je réussisse à la tenir éloignée de tout ça. C'était pour son bien. Elle continuait. Elle me faisait culpabiliser. Comme si ce n'était déjà pas assez difficile de revenir là dessus. Mes yeux dévièrent sans vraiment se poser quelque part, comme si je cherchais à fuir par le regard. Je m'adossais à ma chaise en retenant un soupire. Et puis je la regardais de nouveau en essayant de ne pas m'énerver et de laisser mon impulsivité a l'abri. J'étais en service, fallait pas que je l'oublie. De nombreux regards étaient tournés vers nous, le mien s'était planté dans celui d'Alexi. Je me contenais et repris plus calmement.

- Arizona était c'que j'avais de plus cher. Tu l'sais. J'ferai tout pour attraper cet enfoiré. Je fais une pause. J'hésite encore. Et puis... - C'est c'que j'fais. J'fais tout c'que je peux, Alexi. J'avais prononcé cette phrase et son prénom lentement et sûrement. Je venais de lui révéler subtilement que j'étais dessus depuis toutes ces années. Je fronçais cependant les sourcils et poursuivis avant qu'elle ne me coupe dans mon élan. - Mais j't'en prie. Ne m'en demandes pas plus... Je hochais négativement de la tête. - J'suis à la fois acteur et victime de mes propres décisions. J'entrainerai personne d'autre dans ma chute...



avatarAndrew Martyn
Agent du FBI
Sexy, Sexy, Sexy !

Agent du FBI Sexy, Sexy, Sexy !
j'ai : 35 ans et je suis né(e) le : 18/05/1983 à : Austin (Texas, U.S.). Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 2105 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 10/08/2017 Dans la vie, je suis : Agent Fédéral (FBI) Côté cœur, je suis : torturé.

Journal de bord
Il était une fois ...:
Répertoire des liens:
Répertoire des RPs:
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   Mar 3 Avr - 5:15

Évidemment, je me trompais sur toute la ligne. J’aurais dû le savoir. J’aurais dû croire en lui, croire qu’il n’était pas comme les autres. Lui aussi a vécu mon mal. On pourra toujours se comprendre à cause de ça. C’est avec des larmes menaçant de couler que je l’observe et que je l’écoute. Je me souviens de tout, absolument tout. L’appel de ses parents, mon père au bout du fil, moi qui l’observe et qui attend des réponses. Son air grave s’afficher et ses yeux tristes se poser sur moi. Moi qui me met à pleurer et ma mère qui ne parvient pas à me consoler. Les funérailles, ses parents, les miens, Andrew, tous atterrés par cette tragédie, tous unis sous le même drame. J’ai fui, mais j’ai fui beaucoup trop tard. Cette tragédie a eu le temps de faire ses dommages sur moi, sur mon existence. Tous ces psys qui n’ont pas su me dire comment oublier, comment passer à autre chose. Tout ce temps que j’ai passé à me renfermer sur moi-même parce que personne ne comprenait ma peine, à part les voisins… Je n’ai pensé qu’à moi. J’ai été égoïste. Je n’ai pensé qu’à moi alors que, visiblement, le temps avait fait ses ravages sur Andrew aussi.

Quand ce dernier m’annonce qu’il fait tout ce qu’il peut pour retrouver cet enfoiré, je ne peux retenir un léger soupir s’échapper de ma bouche. Je suis soulagée, soulagée de m’être trompée. Si j’avais perdu toute confiance qu’un jour, justice soit rendue, désormais, l’espoir me revenait. Après tout, la clôture de cette enquête est probablement la seule chose qui nous permettrait de passer à autre chose et de rebâtir nos vies de la bonne façon. Si quelqu’un pouvait y arriver, si quelqu’un pouvait mettre un terme à cette histoire, c’était bien lui. Andrew a, après tout, la motivation nécessaire pour y parvenir, contrairement à ses collègues. Mais je veux pouvoir y contribuer. Je suis loin de vouloir jouer les héroïnes. Je suis plutôt trouillarde en mon genre depuis la tragédie en fait. Mais pour Arizona, je me sens obligée de faire ce que je peux pour aider.

Cependant, Andrew semble lire mes pensées qu’il freine immédiatement en me demandant de ne pas lui en demander plus. Des larmes s’échappent de mes yeux et je les essuie tout de suite en l’entendant dire qu’il n’entraînera personne dans cette histoire. « Je suis déjà aussi impliquée que toi dans cette histoire. Elle me concerne tout autant que toi. Ce n’était pas seulement ma meilleure amie, elle était de la famille pour moi. Une soeur. Une jumelle. Tu ne peux pas m’entraîner plus bas que je ne le suis déjà. Il a prit une partie de chacun de nous en faisant d’elle sa victime. » J’essuie mes nouvelles larmes et je m’appuie un peu sur la table pour me rapprocher, pour que notre conversation reste dans la confidence. « Je veux aider. Peu importe ce que je dois faire, tu dois me laisser apporter ma contribution. C’est le moindre que je puisse faire pour elle après… » Je baisse les yeux de honte, le coeur encore plus en douleur. « … après toutes ces années à avoir essayer de l’oublier. » Je soupire une dernière fois pour retenir mes émotions. « Je t'en prie, ne me demande pas de me tenir à l'écart. Je ne peux pas. »
avatarAlexi Newman
New Yorkais
fraîchement débarqué !
j'ai : 28 ans et je suis né(e) le : 21/10/1990 à : Austin, Texas, USA. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 38 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 30/01/2018 Dans la vie, je suis : serveuse et mannequin. Côté cœur, je suis : célibataire.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.   

Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
 
Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» DOIT MÊME Y AVOIR DE L'ALCOOL DANS LE MINIBAR ~ (HANSRIM) PART II
» Eliot-Zooey Thea Peterson ◄ Il faut sourire dans la vie
» Des fois, mieux vaut rester dans son territoire ¬ Thomas L. Fletcher
» Il faut avoir un charme fou, pour que d'un simple regard, l'on se fasse désiré - Nathan Salguero
» [SSB] Retour de Mewtwo dans Super Smash Bros

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPons à l'ancienne  ::  :: Manhattan-
Sauter vers: