Pour que RPons à l'ancienne grimpe les échelons,
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C'est la pénurie de personnages féminins, cette fois-ci.
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 Ah la famille !

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MessageSujet: Ah la famille !    Mar 13 Fév - 20:41

« Tu sais, c'est pas aussi inquiétant que ça en a l'air hein. J'veux dire... Ok j'ai peut-être encore une fois sous-estimé la place que pouvait prendre ce fric mais je trouve que tu sur-réagis un peu trop, Amy. »

Les mains sur le volant, le regard sur la route, une clope entre les lèvres, j'essayais en vain d'avoir une conversation construite et cohérente. En vain oui. Alors d'accord, j'avais sûrement oublié plus ou moins volontairement de lui faire part d'un projet de mes projets du jour. Mais ça n'avait strictement rien changé aux plans initiaux. Elle, moi, la voiture, un week-end chez ses parents. Etait-ce réellement important de lui expliquer que j'avais besoin de faire un détour sur une aire d'autoroute pour aller fouiller dans le filtre d'extraction du toit des toilettes pour hommes afin d'en sortir quelques sacs plein de billets ? Soixante dix milles de plus, on est plus à ça prés. En coupure moyenne cette fois-ci. Alors oui... quand on ouvrait le coffre et qu'on jetait un œil sous la plage ça pouvait sembler un peu... inquiétant. Mais soyons réaliste. On roule en BMW là. Les bagnoles des allemands, c'est de l'increvable. Personne n'aura jamais à aller fouiller du côté de ma roue de secours et tout irait bien dans le meilleur des mondes.

« Ou alors... »

Je plisse un peu les yeux, et je ne vais pas plus loin. Ou alors ce qui l'angoisse n'a rien à voir avec le pognon et c'est sa famille qui l'inquiète. Je perds un peu mon sourire en coin et j'oublie un peu mon rôle de Jackson les bons tuyaux. Moins d'extravagance. Plus de compassion.

« J'suis sûr que ce sera pas aussi terrible que t'as l'air de le supposer. »

En fait... je la comprenais parfaitement. Enfin... je croyais la comprendre. Je connais pas des masses sa famille. Juste ses parents. Et en retour ils me connaissent aussi. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne m'appréciaient pas. Faut dire que la première embrouille de voisinage de mon tocard de père ça a été avec eux. Et c'est aussi eux qui déconseillaient à Amy de traîner avec moi. De là... j'me dis qu'elle doit s'attendre à un incident entre eux et moi. Je suis loin de m'imaginer qu'elle aussi pouvait avoir quelques... problèmes avec ses parents.


***

Quelques heures plus tard, nous voilà garé devant la maison. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils se régalent les Hudson. Putain. Je me permets de siffler une fois dehors, arrachant mes lunettes de soleil à mon nez pour observer la façade d'un blanc immaculé. Style coloniale. La petite maison secondaire du couple de retraité qui a tellement bien réussi dans la vie. Je sais déjà que dans la hall d'entrée ou pas loin, on y trouvera une petite étagère avec tout un tas de trophée.

« On peut toujours s'enfuir... rouler jusqu'à Chicago et passer le week end dans une chambre d’hôtel à dix mille balles... »

C'est à moi d'être disons... nerveux. J'me sens comme à chaque fois que je m'apprêtais à baratiner quelqu'un et que je risquais ma peau. Une sorte de traque avant le grand show de la diva. Mais quand il faut y aller... je balance le sac de voyage sur mon épaule. Je case le bouquet de fleurs pour la daronne sous mon bras. Ma main libre choppe celle d'Amy, qui elle amenait aussi une bouteille de vin hors de prix pour son père. Et on a l'air d'un de ces couples d'une banalité affligeante quand on grimpe les marches jusqu'au porche. Bien sous tout rapport, tout ça.

On frappe et mon regard glisse vers la brune. J'ajuste un clin d'oeil et la porte s'ouvre finalement sur sa mère qui... m'a l'air sacrément plus sympathique que dans mes souvenirs pour être honnête. Je troque mes fleurs contre quelques compliments de sa part. J'évite de faire des vannes. J'évite de faire des conneries, jetant de temps à autre un coup d'oeil vers Amy pour m'assurer que jusqu'ici, tout allait bien.
J'ai raison, dans le hall il y a effectivement une vitrine pleine de trophée. De la chasse, de la pèche, des conneries de voisinage et accessoirement toutes les médailles des compet' de danse qu'Amy avait pu rafler dans sa jeunesse. Drôle d'époque, tiens.

« J'avais oublié que déjà gosse c'était ton truc, la danse. »

Lançais-je avec entrain sans savoir que je mettais déjà les pieds pas loin d'un terrain miné. Le pater' débarque finalement, suivi d'une volée de gosses. J'ai un regard curieux, avant d'être happé dans la spirale habituelle des salutations et tout le toutim. Sans avoir réellement le temps d'en placer une digne de ce nom, on m'a déjà retiré le sac du dos pour l'amener vers la chambre qu'on nous a alloué pour le week end je suppose et c'est sans trop pouvoir me défiler que je suis entraîné vers mon Purgatoire sous la grande véranda chauffée à l'arrière de la maison. Là... j'y découvre tout un tas de tronches qui se tournent vers moi.

On me présente de loin et je sais très vite qui mettre dans quelle case.

Il y a cette blonde vraiment jolie mais avec des attitudes de Diva. Je devine sans mal que c'est la cousine casse couille. Celle qui se prend pour miss monde et qui a des convictions casse couille. Celle qui nous jauge d'un regard complaisant. Elle est flanquée de part et d'autre de de deux couples qui eux, ont l'air un peu plus... supportable. Ses frères et leurs femmes avec une armée de mouflets. Y a ce gars qui a l'air mal à l'aise quand on se pointe. Il est présenté comme un ami de la famille mais je devine bien qu'il a été invité là parce qu'il a tout du genre idéal docile et qu'il devait représenter une sorte de Donovan de remplacement. Raté mon petit pote. On arrive aux oncles et aux tantes. Une belle famille qui aime afficher sa réussite. Ça sent le fric. Pas la bourgeoisie de ouf. Juste les gens qui sont tous dans une dynamique de réussite plutôt... plutôt marquée quoi. J'ai pas besoin de causer avec qui que ce soit pour devenir que la grande majorité ici sont des patrons de petites entreprise ou qu'ils ont de belles places dans tous les cas. Le genre à voter républicain et à grincer des dents au sujet de ces branleurs de latinos quand on en arrive au digestif.

Je sens bien qu'ils sont tous là à jauger c'qu'ils voient. Je déteste ça. J'ai l'impression d'être à mon procès, y a plus de cinq ans. Ceux qui finalement, me saoulent le moins restent encore les gosses. N'empêche que je suis plus ou moins silencieux en faisant mon tour de table pour serrer des pinces et tout le tralala en me présentant à chaque fois. " Salut Jackson. Salut enchanté Jackson. Salut Jackson. Salut, content de te croiser aussi, Jackson. " Un putain de perroquet. C'est ridicule... et v'la que justement le fameux « ami de la famille » se décide à l'ouvrir quand vient son tour.

« Jackson, c'est ça ? » qu'il me dit pour ouvertement se foutre de ma gueule.

« Monsieur Callahan pour toi. » que j'lui dis... en rajoutant un sourire style je déconne. Lui... j'l'aime déjà pas.

Je m'assois où j'peux, lançant un petit regard vers Amy avec un demi sourire crispé. J'ai bientôt le droit à l'approche d'un gosse avec son paquet de cartes tandis que visiblement la conversation s'oriente sur la brune et non sur moi. J'hésite à repousser le gamin comme on repousserait un clébard gênant. Une petite poussée de la semelle, ni vue ni connue... mais j'ai l'impression que c'est pas la marche à suivre. Me voilà à faire semblant d'apprécier un tour de magie... et lui en faire un en retour. Et croyez bien que quand je commence à jouer avec des cartes j'ai du mal à m'arrêter. Me voilà depuis quelques minutes à peine assis que je fais déjà des trucs chelous, je crois. Et c'est uniquement parce qu'on prononce mon nom que je relève le museau de mes petits tricks de croupiers – ou d'escrocs, selon. C'est le père d'Amy qui me cause.

« Il n'empêche qu'on avait plus entendu ton nom depuis un petit moment, Jackson » qu'il me dit.

Tu m'étonnes, gros...

« Ouais, j'ai pris cinq ans à... »

Pause. Un regard un peu trop insistant sur ma gauche m'incite à ne pas aller plus loin et à vite corriger le tir.

« … finir un gros projet. »

On est là depuis un quart d'heure, et ça comme déjà bien...
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j'ai : 28 ans et je suis né(e) le : 08/02/1990 à : New York Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 107 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : du genre à me démerder. Côté cœur, je suis : libéré, délivré ?

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MessageSujet: Re: Ah la famille !    Lun 26 Fév - 16:24

Silencieuse.
Les bras croisés, le visage tourné vers la vitre de la bagnole, côté passager, il semblerait que j'sois pas d'humeur à rigoler. Vu les petites muscles de ma mâchoire qui se serrent, c'est même certain. Y'a un silence de mort dans cette bagnole, un silence que ne supporte pas Jackson, le roi de l'arnaque. J'me doutais bien que c'était étrange, qu'il accepte de m'accompagner à un week-end en famille ennuyeux... Un week-end où il sait très bien que mon père va surement se faire une joie de le pourrir. Un week-end plein de questions gênantes, de situations cocasses et de repas trop lourds.

Ouais. C'était bizarre.

Jusqu'à ce qu'il fasse un détour sur une aire d'autoroute, qu'il me dise d'attendre quelques secondes après un petit rictus digne du Joker... Et que j'le vois revenir avec un sac super lourd sur le dos et qu'il le balance dans le coffre de sa super caisse... Que j'fasse une scène pour savoir ce qu'il y avait dedans, et qu'il m'balance : Soixante-dix milles.
Soixante-dix milles putain de dollars ! Est-ce que c'est prudent de faire ça maintenant ? Bien sur que non. Bien sur que non ! Mais est-ce que j'ai mon mot à dire ?

Bien sur que non !

J'suis pas assez angoissée avec ce week-end en famille qui se profile, peut être ? Alors quand il ouvre sa bouche, je tique, et fait un signe de la main genre "Tais-toi tout de suite." Déjà, c'est un miracle que mes parents se soient décidés à m'inviter, après que j'sois partie de la maison sans un mot il y'a des années... J'ai toujours gardé contact avec ma mère par téléphone, sans jamais entendre la voix de mon père. Il m'en veut c'est certain... Et ce doit être encore le cas, notamment depuis que ma mère lui a dit que je viendrais avec Jackson. Jackson, le petit gars de bas quartiers, le gamin à l'enfance pourrie, celui qui n'a pas du aller bien loin da la vie, socialement parlant.

Si il savait...

Que ce soit concernant Jax ou moi, mon père ne sait absolument pas ce que nous faisons dans la vie. Je n'ai rien dis à Jackson d'ailleurs, il le découvrira bien assez tôt au fur et à mesure des échanges avec ma famille... J'suis certaine qu'il saura parfaitement se fondre dans la masse et argumenter mes mensonges avec les siens.

Bref, j'suis super stressée, en vrai. J'appréhende ce week-end, j'dois même avouer que j'ai hésité avant d'y aller... Mais... Ce petit con de Callahan m'a poussée à dire oui. Ça aussi, c'était bizarre. Et le voilà qui m'dit que j'en fais trop, que j'exagère et qu'il est sûr que ce ne sera pas si terrible que c'que j'pense. Je tourne lentement mon visage vers le sien, ses Ray-Bans sur son nez droit, son petit sourire dont lui seul à le secret. Ce sourire qui me donne envie d'le cogner et d'me jeter sur lui tout à la fois :

"... Tu n'imagines pas je crois, de quoi mon père est capable juste pour rabaisser les gens qu'il ne pense pas digne de lui. De moi. De ma mère... Du reste de la famille... Et ma famille... Putain tu vas voir les cas..."

Je soupire. J'baisse les armes, j'fais plus la gueule. Y'a bien plus grave qui nous attends à l'arrivée.

***

La BMW s'engage dans la superbe allée qui remonte jusqu'à la résidence secondaire de mes parents. Le jardin est toujours nickel, entretenu au millimètre près, des haies verdoyantes jusqu'à cette pelouse digne d'un green de golf. Mon père est un vrai maniaque, et pour tout. Je descends de la voiture, sans claquer la portière pour qu'on ne se fasse pas remarquer tout de suite... Me retrouver face à cette maison où j'ai passé la plupart des vacances de mon enfance, ça me fais bizarre. Un tas de souvenirs me reviennent, et Jax me rejoins, notre sac de fringues sur l'épaule. Ce qu'il balance étire mes lèvres d'un maigre sourire :

"... Je note ça dans un coin de ma tête."

On sait jamais, des fois que je pète une durite au bout de quelques heures... Il enlace ses doigts aux miens, me lance un petit regard rassurant et nous voilà face à la porte d'entrée, où je frappe, un peu timidement. C'est ma mère qui vient nous ouvrir, son visage se mettant à rayonner dès lors qu'elle me voit :

"Amy, ma chérie !"

Elle m'enlace et ce contact m'apaise presque instantanément. Depuis combien de temps n'avais-je pas eu de gestes tendres avec ma mère ? Me voilà donc un un peu rassurée à l'idée d'affronter le paternel. Elle s'en retourne ensuite à Jackson, faisant pleuvoir des compliments dès lors qu'elle se retrouve en possession du bouquet de fleurs, puis nous entrons.

"Comment vas-tu, mon coeur ?"

Ma mère et ses petits surnoms... J'essuie mes pieds sur le paillasson et me débarrasse de mon trench-coat beige :

"Très bien, merci. Et toi ? Ça n'a pas été trop compliqué, les préparatifs ?"

La discussion s'enchaîne et mon père fait son apparition. Les salutations sont plus conventionnelles déjà.

"Salut, ma fille."
"Papa..."

Légère étreinte, pas trop longue, et le voilà qui disparait avec nos affaires dans les escaliers menant à l'étage. Jackson me fait une remarque sur les trophées de danse et c'est ma mère qui y répond, alors qu'une armée de mes petits cousins s'applique à hurler dans le couloir en courant comme des malades :

"Elle a toujours été très douée dans ce domaine. J'ai d'ailleurs hâte que tu nous dise comment ça se passe pour toi maintenant."

Elle use d'un sourire typiquement maternel en me regardant et j'en ai presque des bouffées de chaleur, là tout de suite. Parce que bon, j'me voyais mal dire à mes parents que je me trémousse sur un comptoir de bar... Et le voilà, le magnifique sourire forcé qui s'en suit, alors qu'on se voit conduis vers la véranda.

La véranda. Toujours décorée pareil, avec ses deux immenses tables mises bout à bout, les gigantesques plantes vertes et les trophées empaillés des différents animaux abattus par mon père lors des cessions de chasse privées auxquelles il participe. Tous les visages se tournent vers nous et le sourire reste forcé. Nous voilà donc à faire le tour, claquer des bises, se faire reluquer de haut en bas... Putain c'que j'aime pas ça ! J'ai la joie de me faire toper par ma cousine Karen, la blonde qui s'esclaffe de sa voix haut perchée :

"Amy ! Ça faisait super longtemps ! Comment tu vas ?"

Depuis la dernière fois où on s'est battues toi et moi parce que tu avais arraché la tête de ma poupée ? Plutôt bien. J'devrais user de la pokerface de Jax, mais j'y arrive pas. J'me contente de poursuivre la discussion, jetant quelques regards à celui que je présente comme mon "petit-ami", avec un air un peu con parce que je déteste ce mot là. Il s'est assis en bout de table et se fait déjà emmerder par les mouflets qui veulent qu'il leur fasse des tours de magie avec des cartes. Pourquoi ils le lancent la dessus eux ? Ils devraient pas... Mais ma blonde de cousine a des tas de choses à me dire, alors je décroche quelques instants de Jackson, jusqu'à ce que le paternel revienne et commence à lui taper la causette.

Ok, détends toi Amy. Il teste le bestiaux, simplement. Et le bestiaux, il va s'tenir tranquille si il est pas trop bête.

Il a prit cinq ans qu'il dit. J'suis prise d'une toux quasi instantané, roulant des yeux en tournant la tête vers mon idiot de mec qui à tôt fait de se rattraper en causant de "gros projet". J'essaie d'rester naturelle et d'pas répondre précipitamment, mais ça fait quand même un peu flag' quand j'ajoute mon grain de sel :

"... Il est cadre chez Apple, papa."

Bordel de dieu. Cadre chez Apple ? J'pouvais pas trouver un truc moins... Plus... Enfin j'sais pas mais, pourquoi cadre chez Apple ? Et le daron semble surpris, hochant doucement la tête :

"Le vent a tourné pour toi, on dirait. C'est bien."

Il s'attendait tellement pas à ça. Déjà son regard change quand il l'observe. De la vague blatte insignifiante, il passe au cafard. C'est déjà ça.

"Je suppose que c'est secret, mais ça consiste en quoi, ce projet alors ? Dans les grandes lignes ?"

Merde. Merde. C'était sûr qu'il poserait des questions. Et tout le monde nous écoute en plus, là où ma cousine Karen se penche et me dit en gloussant :

"Tu dois avoir l'Iphone X alors ?"

La question débile... A laquelle je n'ai pas de vraie réponse, j'me contente de hausser les épaules :

"Même pas. Je ne suis pas du genre à profiter de ses avantages."

Et la revoilà partie à glousser, en observant Jackson du coin de l'oeil :

"J'te crois pas..."

J'dois le prendre comment ça en vrai ? Elle parle de quels avantages, la gueuse ? Et hop, sourire forcé à nouveau. Putain on est bien là. On est bien. Ma mère revient, et tout sourire, elle vient s'assoir près de moi et coupe mon père dans ses questionnements :

"La vraie question, David, c'est de savoir où en est notre petite Amy..."

Elle semble complètement ravie que je sois là, près d'elle, et je ne m'attendais pas à ce que le centre de l'attention me revienne à la gueule, d'un seul coup. J'entrouvre la bouche, un peu bloquée au premier abord... Puis je pose le truc. Comme ça vient.

"Je danse toujours. J'ai intégré une compagnie de danse moderne, qui peut m'ouvrir les portes de Broadway."

J'essaie de rester la plus naturelle possible alors que déjà, y'a des émules dans la famille.

"Tu vois, David, je t'avais dis qu'elle réussirait."

Ma mère, fière, qui sermonne un peu mon père.
Le malaise...


avatarAmy Hudson
L’œil de Sauron
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j'ai : 26 ans et je suis né(e) le : 06/06/1991 à : New-York, quartier de Staten Island. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 39 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : Coyote chez Eden, je donne aussi quelques cours de sport au lycée et à l'université de façon occasionnelle. J'arrondis aussi mes fins de mois avec des cours particuliers. Côté cœur, je suis : en communion avec une frite.
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MessageSujet: Re: Ah la famille !    Lun 26 Fév - 20:00

J'ouvre la bouche pour répondre à son vieux et ses questions de merde, mais voilà qu'Amy se décide à se mêler de ça, en balançant un truc tellement énorme que je reste sans voix sur l'instant. En fait, elle vient de nous foutre un peu dans la merde. Un putain de cadre chez Apple? C'est ce qu'elle a trouvé de mieux ? J'aurais pu jouer du baratin sans aucun problème sur les professions indépendantes. Négocier sans risqué d'être pris en ne mentionnant rien de spécifique mais là... elle fait fort. Alors je ramène mes yeux vers son père, avec un petit sourire d'enculé pour confirmer en croisant les doigts pour que ça en reste là. Mais nan. Ça peut pas en rester là. Parce qu'un cadre chez Apple c'est vague et ça donne des idées.

Le vent a tourné qu'il me dit. À cette simple idée j'ai envie de me lever, de l'attraper par les deux oreilles et de tirer aussi fort que possible pour venir éclater sa tête sur la table. Le vent a tourné. Sale connard de merde de bobo de mes deux. Tu parles qu'il a tourné, pendant que tu regardais de ta fenêtre tous les petits coups du voisinage me mettre des taquets parce que c'était marrant. Quand tu me regardais porter mon père ivre mort depuis le bar jusqu'à chez moi. Enculé de mes deux...

« Je travaille pas pour la partie informatique et technologique de la boîte. Mais j'ai passé cinq ans à établir la ligne directrice de la stratégie commerciale de la firme. L'annualité des sorties, l'interdépendance des produits Apple entre eux. Tout ça... c'est nous. »

Au moins on me demandera rien sur des détails technologiques hein...
Je tourne brièvement la tête vers Amy, histoire de capter son regard et de chercher son approbation sur ma connerie. Je m'attends à une autre salve, forcément, mais nan. La mère Hudson coupe court et s'intéresse à sa fille. Voilà qui me soulage. Enfin... Au début tout du moins. J'écoute à peine, trop occupé à regarder l'un de ces cons de gosse qui tente à nouveau de me faire un tour de magie. Putain mais... ils ont pas d'autres gens à aller saouler eux là ?

Discretos, j'lui retire sa putain de pièce des doigts et je la lance un peu plus loin, qu'il aille casser les roustons au mur, tiens. Mais nan. Ce gros débile se contente d'aller la chercher et de la ramener. Tout content.
Pas le temps d'avoir une réaction sur le côté très... canin... du gosse puisque j'entends le mensonge d'Amy qui m'amène à devoir sortir ma plus merveilleuse PokerFace du monde.

Ma tête pivote lentement vers elle, pour une fois encore croisé son regard, le mien est plein d'interrogation et de doute là. 

Pourquoi ?

Parce que je croyais que jusqu'ici, elle était aussi nerveuse à cause de moi, et uniquement moi. Mes conneries, versus sa famille. La case prison qu'elle ne veut pas leur partager. La base. Je comprenais mais là... non. Non et puis d'un seul coup, si. Quand le commentaire de sa mère m'amène à comprendre un peu mieux le tableau.  
C'est qu'ici, c'est un concours de réussite. Ils ont tous l'air d'avoir des postes incroyables. D'avoir des projets, des réussites de fous. Ça gagne relativement bien sa vie, sa crèche probablement dans des petits pavillons immaculés et ça joue sûrement un peu au golf les week-end en snobant un peu ceux qui sont allés moins loin qu'eux dans la vie. Et à entendre sa mère, personne n'avait l'air de miser gros sur elle, encore moins son père. Ça me fout un peu de travers.

Je me tais, je me noie un peu dans le verre qui se trouve face à moi avant le grand retour du môme avec ses tours de magie. Les conversations reprennent et je suis bien heureux de pas en être le centre. Au lieu de ça, je me contente de me mettre en tête d'humilier ce connard d'enfant. Un billet qui apparaît disparaît. J'entends la mère d'Amy saluer le fait que j'ai «  un bon contact avec les gosses ». Je sais pas de quoi elles parlent. J'ai pas envie de savoir, alors je fais style de rien et je continue.

« Qu'est-ce qu'il est con... » soufflais-je un peu plus fort que je l'aurais voulu. « ...centré sur le tour » que je reprends direct pour éviter de commettre une première grosse bourde.
Sauf que voilà... quand le tour de magie m'amène à glisser la pièce dans la poche du frangin du môme... ça tourne mal et les voilà qui se mettent sur la gueule. Je me redresse, un peu con, jetant un nouveau regard vers Amy, genre « Oups »
Sur cette histoire, on conclue visiblement qu'il faut passer à la suite. Genre... grailler des trucs.

« Tiens Amy, tu peux aller aider ta mère » qu'il glisse, le padre. Je vois bien que l'autre glandu s'apprêtait à se lever aussi pour proposer de l'aide, taper la causette et... et qu'il aille se faire enculer. J'suis debout avant lui, j'ai un petit regard particulièrement mauvais dans sa direction qu'il capte sans problème et je me contente de filer direction la cuisine où je me retrouve avec un couteau dans les mains avec pour mission de découper la viande. Il n'empêche qu'on se retrouve seuls pendant un instant et que j'en profite forcément pour agripper sa nuque de ma main libre afin de la lui masser vite fait sur le passage et je me cale à côté d'elle pour faire ma besogne en baissant d'un ton pour m'assurer qu'elle allait être la seule à m'entendre.

« Je pensais pas que ce serait comme ça. Fallait me le dire et j'aurais pas insisté, t'sais ? J'suis désolé. Genre vraiment.»

Pour se pointer là, j'veux dire.

« Mais voilà... tes mensonges là... c'est pas fou. Je sais que t'as pas envie qu'ils te jaugent comme des connards et tout. Mais là tu vas les rendre fiers de trucs qui existent pas et ça va encore plus te blesser, je crois bien. »

J'hausse une fois encore les épaules. C'qui est fait est fait, hein. On va devoir composer avec c'qui a été dit. J'ai quand même quelques petites appréhensions concernant c't'histoire d'Apple. En fait, de manière général cacher la prison par un mensonge c'était con de ma part à bien y réfléchir. Parce qu'il suffit de google mon nom pour tomber sur le site de la Police d'état où sont listés tous les gens qui font fait un tour en taule dans le coin. Moi y compris.

« Faut pas jouer le concours de celui qui en fait le plus au niveau de la réussite pro. Tu vas t'y perdre. Tu vas perdre tout court. Alors avant que ça finisse par vraiment te faire bader, j'vais juste te dire ça : ta réussite, ton boulot ou tes études concrètement... on s'en fout. C'est pour tout le reste que t'es vraiment incroyable. Amy. Tu vaux dix fois plus que tous ces cons qui essayent de te juger réunis.»

J'lui décoche un petit clin d'oeil, en lui filant un coup de hanche au passage. Hey ho déjà que j'suis niais là, j'peux au moins me permettre de l'emmerder un peu.

« Et si t'as besoin que je nique le game histoire de centrer l'intérêt de tout le monde sur ma petite tronche pour éviter qu'ils t'enterrent toi... hésite pas. Moi j'en ai à branler de c'qu'ils peuvent penser de moi concrètement. Le seul avis d'un Hudson qui a de l'intérêt à mes yeux, c'est le tien. Les autres... »

Bon ok c'est sa famille. Mais entre sa cousine la pétasse, son père le relou, les regards des autres et le sale plan de son père qui pète tellement plus haut que son cul qu'il doit avoir l'arrière des oreilles qui sentent le méthane... C'est chaud d'être sympa.

« Et je vais te laisser avec le lover de l'extrême » que j'lui glisse en achevant d'un dernier coup de couteau ma tâche pour repartir vers la véranda en croisant en chemin le fameux prétendant trouvé par le père d'Amy. Ah si seulement j'avais pas décidé d'être non violent hein...
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MessageSujet: Re: Ah la famille !    Mer 7 Mar - 17:15

Mon mensonge... Que dis-je, mon énormité, semble faire son petit effet. Jackson, j'le connais assez pour voir qu'il semble tout aussi courroucé que moi à l'idée de ce prétendu poste chez Apple, mais il se rattrape très bien en expliquant le rôle qu'il tient dans la boite, et mon sourire quelque peu crispé se détend un peu. Sérieux, j'aurais vraiment pu trouver autre chose, hein... Et s'en vient l'intervention de ma mère... Ma nouvelle réponse hasardeuse... Et un nouveau succès à mes mensonges.

Broadway...

Jamais de la vie je n'y mettrais ne serait-ce qu'un orteil. Mais ma mère se ravit à l'idée que je puisse faire partie de ces noms qui brillent au dessus des salles de spectacles et avec son sourire qui s'agrandit, j'ai moi, un petit rire débile. Tout ce petit spectacle, Jax ne le loupe pas, et j'ai l'impression de voir ses sourcils se froncer une fraction de seconde à l'évocation de mon second mensonge, avant qu'il ne reprenne ses occupations avec les gosses... Sûrement un moyen d'éviter toute bourde supplémentaire alors que mon père, lui, me félicite à demi-mots. Je sais qu'il aurait préféré que je devienne médecin, ou peut être une grande avocate... Il n'a jamais supporté que je puisse partir dans cette voie de "saltimbanque" que j'ai pourtant choisi. Ma mère me gratifie d'un sourire intarissable, prend mes mains dans les siennes et alors on se met à parler de tout et de rien, ma cousine s'incluant dans la conversation tandis que les hommes reprennent leur dialogue passionnant sur une chasse au gros gibier qu'organise mon père dans un délai plus ou moins proche.

Malgré mes mensonges, parler avec ma mère me fais un bien fou. J'évite soigneusement de parler de mon travail, mais n'hésites pas à lui répondre aux questions qu'elle me pose sur mon couple. Mes retrouvailles avec Jackson, nos éventuels projets... Choses sur lesquelles je reste très vague, même lorsqu'elle me dit, un peu attendrie, qu'il "a un bon contact avec les enfants". Je la vois venir de loin.

"... Oui mais pour ça, on a encore du temps."
"Bien sûr, ma chérie, bien sûr."

D'autant plus que bon, je présume que mon père n'est pas vraiment ravi de me voir arriver au bras de ce gamin qu'il a toujours jugé indigne de moi... Alors ne commençons pas attiser les sujets houleux. Y'en a assez avec mes énormes mensonges dont il va déjà falloir se dépatouiller sur tout un weekend, si on tient jusque là. Et voilà que mon père me suggère d'aller aider ma mère qui s'est levée, me laissant un moment de répit, pour disparaitre dans la cuisine.

"J'y vais."

Petit sourire aimable pour ce paternel qui me regarde à peine et s'en retourne à sa conversation de mâle en quête d'adrénaline. Chasse au loup. À l'ours. Bref. Jackson me suit. Ma mère nous donne un mission à chacun, la mienne consistant à éplucher et découper quelque sommes de terre. Jax est commissionné pour la viande, lui, et quand nous nous retrouvons un peu seul, je m'attends forcément à ce qu'il me fasse quelques remarques sur les conneries que j'ai balancé pour faire croire qu'on est comme eux : presque parfaits. La première chose qu'il fait, c'est s'excuser, et je tourne la tête vers lui, levant les sourcils :

"Tu n'as pas à t'excuser... J'aurais plutôt dû te parler de tout ça."

Je baisse la tête, toujours occupée avec la découpe plutôt frénétique des patates pendant que le brun, lui, me met en garde. Tout ce qu'il me dit coule de source, c'est d'une évidence presque bête... Mais je me suis sentie obligée de faire ça, histoire d'éviter les accrocs avec mon père et tous les lèche-culs qui nous entourent pour ce super week-end en famille...

"J'sais que t'as raison..."

Que pourrais-je bien dire d'autre ? C'est vrai, il a raison sur toute la ligne. Et j'esquisse un petit sourire tout béat quand il me dit que je vaut mieux que tout ces gens et que je ne devrais pas me rabaisser à mentir pour eux. J'trouve ça d'une mignonnerie absolue, alors j'en ai un petit rire tout en lui filant un léger coup de cul, répondant à son coup de hanche :

"... T'es presque adorable comme gars quand tu fais des efforts... Mais t'inquiète, ça va le faire."

Un petit clin d'oeil complice plus tard, le voilà qui s'éloigne après avoir évoqué le "lover de l'extrême." Putain je l'avais oublié celui-là. Il débarque dans la cuisine tout sourire après avoir croisé Jax et me demande :

"T'as besoin d'aide, Amy ?"

Dix ans après la bataille qu'il arrive, lui. Mais j'lui souris, contrainte et forcée d'être aimable, et n'arrivant pas à remettre un nom sur cette tête que j'ai déjà vue quelque part. Il s'aperçoit forcément de mon bug et vient s'appuyer contre le rebord du plan de travail de la cuisine pour me dire :

"Tu ne te rappelle pas de moi, c'est ça ?"

Pas du tout.

"Euh... Disons que le temps à passé... Ta tête me dis quelque chose mais..."
"Teddy Miller. On a passé des vacances ensemble, mon père est un collègue du tien."

Putain... J'aurais jamais parié là-dessus en vrai. Petit, ce gars là était insignifiant à mes yeux, et il l'est encore plus aujourd'hui. Par contre, il a tellement changé que je n'aurais pas pu le reconnaître. Disons que de petit lardon râblé, il est passé à grande perche pas trop mal, avec une tête de premier de la classe. Quel changement stupéfiant.

"Ted ? Ah bah ça pour une surprise... Et... Et du coup, comment ça se fait que..."

Que tu sois là en pleine réunion de famille ?

"... Que j'sois là à squatter au beau milieu de ta famille ? C'est ton père qui m'a convié."

Il use d'un petit sourire qu'il essaie de rendre le plus charmant possible.

"Il entretien toujours de bonnes relation avec mes parents, il les avaient invité eux aussi d'ailleurs, mais ils sont en vadrouille, comme toujours, alors je suis venu tout seul."

Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça moi ? Je m'en fous comme de la dernière pluie... J'me contente donc de sourire bêtement encore une fois.

"... Ton père m'a dit que tu avais eu des moments difficiles ces derniers temps."

Bordel...

"J'veux pas être indiscret mais... Ça s'passe bien avec... Jackson, c'est ça ?"

Merde mais c'est quoi son projet à lui ? J'ai un rire un peu nerveux, et j'sens clairement que mon expression faciale part en couilles à ce moment précis :

"Ça va très bien... Oui. Merci de t'en inquiéter..."
"J'voulais pas être lourd ou quoi... Enfin, ça me rassure. Tu vois, t'as été comme une petite soeur pour moi pendant toutes ces années."

Est-ce que c'est une fuckin' blague ? Le petit rire nerveux qui s'échappe de ma gorge n'aura jamais été aussi explicite, et c'est ma mère qui me sauve ma mise ou presque quand elle revient du salon, venant poser ses mains sur nos épaules respectifs :

"Tu te rappelles de Teddy Miller, Amy ? Il a reprit l'entreprise de son père il y a peu."

Et alors ?

"Oui, je m'en souviens..."

J'ai juste envie de m'enfuir à toutes jambes. Les muscles de mon visage, ceux qui me font sourire, ils sont tendus comme jamais. J'souris, mais c'est forcé au max... Y'a un vague silence qui s'installe, et le malaise s'étale de tout son long aussi, entre nous trois.
avatarAmy Hudson
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j'ai : 26 ans et je suis né(e) le : 06/06/1991 à : New-York, quartier de Staten Island. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 39 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : Coyote chez Eden, je donne aussi quelques cours de sport au lycée et à l'université de façon occasionnelle. J'arrondis aussi mes fins de mois avec des cours particuliers. Côté cœur, je suis : en communion avec une frite.
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MessageSujet: Re: Ah la famille !    Mer 7 Mar - 21:10

Quand je reviens m'installer à table, ça cause toujours de chasse. Je suis pas du genre à défendre systématiquement la cause animale mais quand j'imagine c'te fine équipe de glandus, fringué en camouflage feuillage et armés comme des putains de Para prêts à défourailler sur chaque petites bestioles qui aurait la malchance de siffler dans les parages de cette bande de con, j'me dis que quand même, j'aurais aimé avoir des principes juste pour m'amuser à tenir tête à ces plouc du dimanche.
Ça parle de calibre et de fusils comme ça parle de prise et alors que je pensais pouvoir rester invisible sans être invité à participer à ces conneries, voilà qu'on me demande si c'est mon truc, la chasse. L'un des oncles d'Amy. Celui qui me semble le plus sympathique, d'ailleurs. Le plus vieux de la fratrie je suppose, d'ailleurs.

« Oh fut un temps j'avais la gâchette facile et... »

Que glisse comme un con en pensant partir sur une blague bien beauf comme j'aurais pu le faire avec Carter, histoire d'échanger quelques rires gras et un regard complice du genre « Pas un mot à nos poules sinon on est morts » mais là c'pas l'endroit pour ce genre de connerie. Faut que j'me rattrape. Ça va, c'est mon domaine encore. Devant la curiosité piquée des tueurs en série animaliers, je claque quelques mots.

« Non, c'est plus trop mon truc »

Petit bras sur le coup. Amy, sa mère et l'autre con finissent enfin par revenir On rameute aussi les chiards et tout est rapidement mis en œuvre pour qu'il soit temps de manger. Moi, j'me contente d'un petit regard un peu moqueur vers la brune qui n'avait visiblement pas passé un très bon moment en compagnie de ce séducteur en puissance qui prenait place devant elle sans la lâcher du regard. Sur le coup, mon sourire s'efface et j'en arrive à aviser la distance de la largeur de la table pour aviser du chemin à parcourir pour venir trouver le moyen d'enfoncer mon poing jusqu'à la glotte de Ted.

Bref, on sert le repas, et ça commence dans une relative bonne ambiance à laquelle je me laisserais bien prendre, honnêtement. La bouffe est bonne et si j'avais pas passé mes dernières semaines à commander des trucs à des traiteurs pour grailler comme un prince, je crois que j'aurais trouvé ça carrément à tomber. Maintenant que j'ai de l'oseille à plus savoir quoi en foutre, la donne a un peu changé, forcément. Mais bref ça reste cool.

Mais pas longtemps.

Ça comme mal quand Ted se décide à causer. La cible, c'est Amy. Il a visiblement décidé de se vanter un peu de son côté fêtard. Probablement parce que j'ai pas décroché un mot et que j'ai l'air d'un type chiant comme la pluie et qu'il veut se mettre en avant. Il essaye de causer de tout et de rien avec elle depuis le début du repas mais cette accroche-là suffit.

« […] ça m'fait penser que le week-end dernier, on enterrait la vie de garçon d'un pote dont j'suis le témoin. On a cru que c'était une bonne idée de lui faire venir une strip teaseuse et... »

Oh j'écoute pas vraiment la suite, parce qu'elle est pas importante. C'est les autres réactions qui comptent cette-fois. À commencer par celles des oncles d'Amy qui en arrivent à causer de... ces filles qui dansent pour quelques billets.
Soudainement tendu, j'appuie un peu trop sur une patate qui dégage de mon assiette et vient rouler jusqu'aux gosses devant moi, à côté de Ted, les amenant à se marrer comme des cons. Moi, je suis un peu figé, parce que c'est pas tendre. Et le plus véhément reste encore le père d'Amy.

« Je me demande vraiment comment on peut rater sa vie à ce point. Honnêtement, je peux comprendre que ce soit difficile, mais un peu de tenu. C'est pas parce qu'elles sont besoin d'argent qu'elles doivent s'agiter comme ça devant des gens. Un peu de décence. »

Ma tête pivote lentement vers Amy à qui je glisse une tentative de sourire un peu crispé tout en lui remplissant jusqu'au bord son verre de vin. Genre... bois, tais toi, ça va aller.
L'autre con d'en face, il a l'air d'avoir grillé un truc. Il est tellement focus sur elle en même temps qu'il pouvait pas passer à côté de la moindre de ses réaction hein, l'enculé.

« T'as l'air crispée, tiens. Mais ça te donne un petit côté plus.... »

Il a pas le temps de glisser son compliment que ça part tout seul. J'envoie ma jambe. Vite. Fort. J'me fais même mal au doigt de pied à l'impact de mon coup de tatane par dessous la table et contre tout attente, ce connard réagit juste en se taisant. Pas de gestuel de douleur. En revanche... son voisin de dix piges lui, se met à chialer comme une putain de madeleine.

Merde, merde, merde et merde. J'viens de latter le putain d'enfant qui avait visiblement la jambe tendue entre moi et ma cible originelle. Bordel de merde.

Poker Face. L'innocence même. Les deux gamins s'font pourrir la gueule et moi, j'suis presque là à faire des bulles dans mon verre de vin. Et le calvaire fait que commencer. Les pleurs de gamins ont visiblement tendance à saouler un peu tout le monde, rendant le père d'Amy un peu plus hargneux encore. Vieil enculé, celui là... Il est toujours sur cette histoire de fille qui dansent pour de la thune, déviant pour se rassurer concernant sa fille en ponctuant par des « Heureusement que t'es pas comme ça, ma fille. »
Et c'est toujours sa fête. Il s'adresse pas à elle directement, mais il me parle à moi pour me commencer.

« Mais quand même Jackson, on a été vraiment surpris d'entendre à nouveau parler de toi. Ça durait bien avec l'autre. Donovan. »

C'est moi qu'il asticote mais je sais que c'est à elle que ça pèse le plus.

« Dans tous les cas, c'est une bonne chose que tu aies pu bien tourner. Avouons qu'on ne t'attendais pas là. Sans vouloir t'offenser hein. » Il m'enerve, avec ses Sans offense ... « On croyait que tu finirais comme ton père, je suis heureux que tu nous aies donné tort. »

Le voilà qui s'adresse à ses frangins pour une vieille causerie sur le bon vieux temps et des descriptions pas bien flatteuses sur ce que j'ai pu être à l'époque. Sur le coup, j'ai un petit sourire en coin. Qu'il s'en amuse, tiens. Je préfère qu'il se foute de ma tronche qu'il continue à déglinguer Amy. Mon regard glisse vers elle à nouveau. Ma main glisse juste sur sa cuisse pour une petite caresse tout c'qu'il y a de plus gentil, un clin d'oeil et... et ma main se crispe sur sa cuisse quand son père, toujours dans sa causerie, en revient à elle, à l'intention de Ted.

« […] tu l'aurais vu. Toujours fin prête à ramener les chats errants. Naïve à un point, c'en était presque affligeant. On en riait un peu, mais ça l'amenait à avoir de ces fréquentations. Ça n'a jamais été bien malin, ses décisions à cet age. »

Et c'est de trop en fait pour que je me contente de jouer au con qui écoute.

« C'était quoi le surnom que vous me donniez déjà ? Comment ils m'appelaient? »

Que je demande, avant de me tourner brièvement vers Amy avec un petit sourire trop amusé pour être sincère histoire de clairement lui faire comprendre que je comptais pas faire dans la feutrine.

« La cafard, hein ? Il a raison hein, quand il dit que je traînais à des heures pas possible dehors, débraillé et toujours un peu bizarre » je m'adresse aux oncles à qui le père d'Amy a dressé mon portrait quelques secondes plus tôt. « C'était le cas parce que mon vieux picolait comme un trou et que le seul moyen que j'avais pour éviter de trop me faire taper sur le coin de la gueule, c'était de rester dehors. Je rentrais tard quand il était ivre mort dans son vomi pour le coucher sans risquer de trop me faire savater. C'était pas un secret dans le quartier. On marque vite quand on a dix ans. Mais ouais j'étais p'tete un peu bizarre. J'faisais mauvais genre. C'est pour ça qu'Amy avait pas le droit de traîner avec moi à l'époque. Pas parce que je faisais des conneries. Pas parce que j'étais dangereux. Juste parce que je faisais mauvais genre. »

J'me serre un nouveau verre de vin. Nouvelle dose pour ma voisine, c'est la fête.

« Surtout pour la famille Hudson. Toute une histoire. Le foyer parfait. Gentils, serviables, parfaits. Tout le monde s'accordait à décrire la petite famille comme des gens très bien et sans histoire. Des modèles, même. »

Hop, un demi verre, presque cul sec. Faut que j'arrête de traîner avec le gros Cartouche je commence à siphonner comme lui, putain. Mais bon là... c'parce que j'suis en rogne un peu.

« J'avais dix ou onze ans quand j'ai su que vous me donniez ce surnom. C'est à peu prés à la période où vous étiez les plus regardants sur les fréquentations d'Amy et qu'on pouvait difficilement se voir. C'est aussi le moment où mon vieux tapait plus assez fort pour vraiment me faire gueuler et qu'il a commencé à se contenter d'écraser ses clopes sur mon dos. J'vais pas vous mentir j'l'avais un peu mal pris ce surnom à l'époque... mais je suppose que c'était dit sans offense hein ? »

C'est tellement calme à table que s'en est inquiétant. Personne parle. Personne mange. Personne ne fait rien. Prodigieux. Même les gosses ont arrêté de chialer ou de bouger.

« En fait la seule et unique personne qui me parlait et qui était sympa avec moi, c'était Amy. La seule et unique personne qui apportait un truc de bien, c'était elle... et vous lui interdisiez de me parler uniquement pour préserver le paraître. En fait, votre fille elle est autant naïve et pas bien maline que vous, vous êtes des gens bien et des modèles. J'peux comprendre que vous êtes ce genre de type qui aime tailler et snober les gens. Si c'est votre délire j'peux vous donner de quoi alimenter votre petit délire de type superficiel et snobinard jusqu'à la fin du week-end juste sur mon cas. Mais vous foutez la paix à Amy. »

Hey, rien de plus sain que la vérité hein. Je souffle un petit coup, me réinstallant confortablement dans de ce silence de mort que je viens d'instaurer. Mon regard glisse vers la brune, et je tapote doucement sa cuisse en changeant radicalement de ton :

« Chaton, tu me passerais le sel, s'il te plait ? »

Et ça non plus, c'est pas anodin. Du surnom à l'apparente normalité de la demande, je me case là en mode " J'suis là et je compte bien y rester " histoire de bien faire sentir que ma place avec sa fille, je compte pas la lâcher de sitôt. Restait à voir combien de temps allait vraiment durer ce formidable week end en famille. Parti comme c'est... Chicago, l'hotel, tout ça... ça restait envisageable.
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j'ai : 28 ans et je suis né(e) le : 08/02/1990 à : New York Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 107 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : du genre à me démerder. Côté cœur, je suis : libéré, délivré ?

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MessageSujet: Re: Ah la famille !    Lun 26 Mar - 13:50

Le silence devient tellement pesant et gênant que c'est ma mère qui se décide à nous bouger, nous attrapant par les épaules pour nous mener dans la véranda où nous sommes invités à nous assoir. Les rôtis sont prêts qu'elle dit. Très bien. Je me décolle au plus vite de Ted et de ses manières super lourdes de me regarder comme si j'étais une espèce de future acquisition. Je prends place près de Jackson, toujours aussi tendue, sans écouter les conversations toujours aussi passionnantes de mon père et de mes oncles. Ma cousine m'envoie un ravissant petit sourire, et je remarque que son regard dévie un peu beaucoup sur Jax. Je dois me faire des idées... N'est-ce pas que je me fais des idées ?

Ça me fous encore plus en boule pour le coup.

Mais j'reste calme, j'dis rien, j'lui rends son sourire de pupute et ramène toute mon attention sur ma mère et ses bras chargés de deux lourds plats de rôtis dans leur jus et de pommes de terres sautées. J'me lève tout de suite pour aller l'aider, non sans devoir me pencher un peu pour mettre le plat sur la table... Croiser le regard de Ted, encore... Et aller me rassoir en essayant d'pas le calculer. Ni lui, ni Karen. Parce que si j'vois encore ses yeux posés sur mon mec, j'pense que mon couteau va lui finir dans la carotide. Mais relax. Relax. On en est pa encore là. J'commence donc à manger, tranquillement. Je mange, mais je bois aussi. Teddy commence à me taper la discute, il en vient à cette super soirée et à la strip teaseuse, et j'crois que j'lève les yeux au ciel quand il évoque cette partie là, parce que bon... Le mec est en plein trip séduction et il en vient vraiment à me causer d'une strip-teaseuse ? Tu m'étonnes qu'il arrive pas à serrer autre chose que sa propre queue dans sa main gauche. Ou droite ? J'en sais rien. Mais en vrai c'est un peu navrant de le voir essayer de s'mettre autant en avant alors qu'à côté d'moi, y'a Jackson et que Jackson... Je sais très bien qu'il a remarqué son petit jeu débile et que ça va forcément me l'énerver un peu. Je m'apprête à lui répondre, histoire de pas trop montrer que je m'en cogne, mais c'est mon père qui prend le relai.

Ces filles qui dansent pour de l'argent.

Et là... Croyez moi que tous les mots qui vont sortir de sa bouche en cet instant vont me couper l'appétit. J'oublie pas mon mensonge, j'sais qu'il a dans l'idée que moi, j'pars sur les chemins de Broadway... Alors il n'a aucun filtre quand il parle de ces filles là. Ces filles comme moi, qui se servent de leurs atouts pour effectivement, se faire leur salaire du mois. Je dépose ma fourchette, doucement, l'écoute attentivement, lui et sa voix qui transpire le mépris. J'voudrais bien répondre. Lui dire que derrière cette facade là, y'a toujours du talent. Mais Teddy s'occupe de prolonger le malaise. J'ai l'air crispée, qu'il dit.

"Bah en fait, j'me dis qu'au delà de cette image que l'on donne à ces filles là, faut aussi se rendre compte des performances qu'elles effectuent. La pôle dance, c'pas rien. Savoir se déshabiller, c'est aussi tout un art."

J'ose soutenir le regard de mon père par pure provocation, mais assez soudainement, y'a un de mes petits cousins qui s'met à chialer comme un hystéro, et la conversation semble être en suspend un petit moment. J'regarde le chiard hurler, le dialogue reprend, mais ce gosse me lancine tellement les tempes... Elle fout quoi la mère là ? Elle peut pas l'calmer ?

"Heureusement que t'es pas comme ça, Amy. Toi tu as su faire de ton talent, une vocation respectable."

Bah oui. De toute évidence. Je me noie dans mon verre de vin à la suite de ses dires, et acquiesce dans la foulée, avec un sourire fort crispé, encore. Faut quand même que j'calme ma descente parce que à un moment donné, ça pourrait vraiment partir en sucettes, l'histoire. Parce qu'il enchaîne sur moi, plus jeune, ma naïveté, ma façon de toujours avoir pitié de tout le monde... Et son discours se retourne sur Jackson. Évidemment. Le pauvre garçon que j'ai pris en pitié, tellement j'étais naïve. La raclure des bas quartiers. J'inspire donc profondément, me mordant la langue pour éviter de répondre à ses provocations qui mettent ma mère mal à l'aise également. Je le vois dans son comportement, celui qu'elle a de pincer ses lèvres, et de le regarder en coin... Sauf que voilà, bien éduquée, elle n'en dit rien et reste à sa place de femme docile qui ne se permettrait jamais de contredire son militaire d'époux.

Amy, surtout, ne dis rien.

Le réflexe veut que je boive un nouveau coup. La main de Jax vient s'éprendre de ma cuisse, sous la table, et quand je croise son regard, je remarque l'amusement au fond de ses yeux... Tinté d'un peu d'amertume, tout de même. Je lui offre un tout petit sourire, prête à cesser ce jeu malsain dont s'amuse mon père et ses frères mais... Jackson craque avant moi. Et là... C'est parti pour un espèce de char d'assaut de vérité que je n'arriverais certainement pas à arrêter... Tout y passe. Il ne prend pas de pincettes, le Jax, quand il évoque son enfance. C'est à mon tour d'aller chercher cette main sur ma cuisse pour enlacer mes doigts au siens, serrant légèrement pour lui montrer mon soutien. Il déverse son amertume. Les surnoms que mon père lui donnait, le fait qu'il ne veuille pas que je fréquente quelqu'un comme lui, qu'il fasse tout pour m'éloigner de ce petit garçon qu'il ne jugeait pas assez bien pour moi. J'ai le coeur qui se serre rien que d'y penser... Mais j'montre rien, j'me contente de le laisser parler, jusqu'à ce qu'il dise avoir un paquet de dossier à balancer sur sa gueule si ça peut éviter qu'on m'emmerde à moi et là... Il m'demande le sel "Chaton".

"Tiens, "Chéri"..."

J'lui donne. Tout le monde ferme sa gueule, et c'est ma mère qui bondit de sa chaise :

"Je vais chercher le dessert ! Karen, tu viens m'aider ? Oh et Kurt, si tu pouvais t'occuper de retirer les assiettes sales, et les remplacer par les petites à dessert. Tu sais, celles en porcelaine bleues ?"

Je ne relâche pas la main de Jax. Mon père nous regarde avec ce petit sourire en coin de l'emmerdeur, et boit une gorgée de son vin avant de revenir à la charge :

"Il a vraiment bien changé, ton ami. Situation financière, look... Il a même prit un peu plus de gueule avec le temps. Avant, il ne l'ouvrait pas autant."

Réaction immédiate avant que ça dégénère :

"Ça va aller, Papa. J'ai bien compris que tu ne l'aimais pas, et j'en suis désolée pour toi. Désolée pour Teddy aussi, que tu n'as certainement pas fait venir au hasard, mais... Comme tu peux le constater, Jackson est moi, on est très soudés. Et ce n'est pas près de changer."

Je lui offre un radieux petit sourire de fifille à son papa, et j'enchaîne :

"...Il va falloir nous supporter encore un petit peu, parce que j'suis pas sûre que Maman apprécie que je parte de façon précipitée, encore une fois."

D'ailleurs la voilà qui revient avec les bras chargés de gâteaux en tout genre, pendant que le cousin Kurt s'affaire à débarrasser la table pour changer d'assiettes. Mon regard croise celui de Teddy qui semble un peu abasourdi par ma remarque :

"... J'sais pas pourquoi tu vas imaginer des trucs pareils mais..."
"Ted ? Franchement, pour une fois depuis trop longtemps, fermes là."

Putain c'que ça fait du bien. Il se décompose. Mon père ferme sa bouche parce que ma mère est là... Et c'est dans un silence de mort qu'on se met tous à manger le dessert. Ce silence, ça pèse. Et ma mère... Ben elle fini par craquer :

"Ils sont pas bons mes gâteaux c'est ça ?"

Ni un ni deux, elle se met à chialer.
Oh merde.

"Maman..."

Elle prend une serviette de table pour essuyer ses larmes, derrière ses lunettes en forme d'yeux de chats, et mon père la regarde, un peu courroucé par ce cinéma, tandis que ma cousine s'empresse de venir enlacer ses épaules, par derrière :

"Qu'est-ce qui t'arrives, tatie ? Tu devrais être contente, on est tous là, même Amy... C'est un beau week-end qui s'annonce non ?"

Je reste perplexe face à ce que raconte ma blondasse de cousine... Mais j'offre quand même un petit sourire rassurant à ma mère qui se met à sourire, en reniflant bruyamment :

"... Excusez moi, mais... C'est l'émotion. J'avais tellement peur que ça se passe mal. Ton retour Amy... Je l'attends depuis si longtemps..."

Moment extrême de compassion. J'me lève pour aller embrasser ma mère, sans omettre de jeter un regard noir au paternel. Parce que bon, si j'reste, si j'ferme ma bouche et si j'ai accepté d'venir, c'est avant tout pour elle.
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j'ai : 26 ans et je suis né(e) le : 06/06/1991 à : New-York, quartier de Staten Island. Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 39 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : Coyote chez Eden, je donne aussi quelques cours de sport au lycée et à l'université de façon occasionnelle. J'arrondis aussi mes fins de mois avec des cours particuliers. Côté cœur, je suis : en communion avec une frite.
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MessageSujet: Re: Ah la famille !    Lun 26 Mar - 21:54

On va pas se mentir, niveau cassage d'ambiance je viens de faire fort et j'admets que je suis assez fier de ça. Je sais pas c'qui m'plait le plus. La gueule du daron qui vient de comprendre qu'il a été trop loin et qu'il pourra plus continuer à charger comme il le fait sans continuer à passer pour un putain de connard sans cœur et nombriliste. L'air choqué des autres. Ted qui pour le coup, comprend que c'est vraiment, mais alors vraiment pas gagné pour lui, et les gamins qui sentent qu'il se passe un truc sans avoir tout compris et qui n'ose pas la ramener. Mémorable.
Mon regard glisse vers Amy et j'dois me faire violence pour cacher un petit air narquois. Elle réagit même à ma petite connerie de surnom et je dois là encore, batailler pour pas rire. C'est un peu too much. Mais bon... ça valait le coup.

Ce silence bordel. Ce silence. J'suis le seul qui trouve encore le temps de grailler, tiens. Un peu salé c'est une merveille. J'aurais bien ramené ma gueule pour glisser quelques compliments sur le sujet, mais ça aurait vraiment sonné comme un trop gros foutage de trogne. Et pour le coup je cherche pas à m'en prendre à la mère d'Amy que je pourrais bien réussir à changer en une alliée de poids à en juger par la suite. Je la note émotive, sur le fil.

Le daron veut en remettre une couche. Celle du type qui veut avoir le dernier mot même s'il sait qu'il est baisé. Il attaque sur une simple réplique qui m'amène à ramener un regard amusé sur lui. J'ai envie de le provoquer, en fait. Mais pas le temps de jouer au coq. C'est Amy qui vient conclure tout ça, et c'est beau. Aussi franche et directe que j'ai pu l'être. Elle met les choses au clair et elle en cale une dans la tronche de ce connard de Ted qui ne perd rien pour attendre.

« Toc! Remonte ton slibard Lauthar »

Là ça m'échappe comme un rot après une bière ce truc là. Je serre les dents, pince les lèvres, évite les regards. On est passé au dessert au passage. Niveau silence de mort, on est dans un projet digne d'une crypte. J'ose même pas imaginer l'ambiance ici quand on se rassemble pour des enterrements.

Et puis ça part quand la mère d'Amy craque. Elle, elle se lève pour aller la rejoindre. La cousine en fait autant. Tout le monde s'échange des regards un peu gêné sauf moi. Moi j'y vois définitivement un opportunité de sceller ma petite victoire ici. Le petit Bâtard Sournois aux aguets. Le Jack of Spades.
Elle est dans cet état parce qu'elle a peur de perdre à nouveau sa fille, à ce que j'entends, je comprends. J'en savais rien. Amy a été plutôt secrète sur sa famille depuis ma sortie de taule. Depuis même avant, en fait. Ceci dit, je m'en étais pas trop soucié parce que forcément j'étais pas spécialement jouasse à l'idée de causer d'eux. Ils font clairement partie de mes sales souvenirs.
Seulement voilà. J'ai bien noté que le daron il ferme un peu sa gueule quand sa femme est dans le coin et qu'il y a un risque de dispute concernant Amy. Et, à l'évidence elle est du genre à se soucier de sa fille. Genre réellement. Lui montrer à elle que je suis le choix le plus évident pour Amy, c'est la victoire absolue. Belle maman devient ici le Joker de mon petit jeu.

« On devrait... les laisser entre filles je crois » commente finalement El Padre, gêné mais pas trop. Putain de sans cœur. Même Carter aurait trouvé ç chelou j'suis sûr ! Les autres ont l'air d'accord et sans que j'ai véritablement le temps de comprendre, ça reparle de chasse. Ça parle du terrain qui est à eux et qui serait plein de bestioles. Ça parle d'aller taquiner le gibier et sans vraiment que je comprenne par quel miracle, j'me retrouve dans ce groupe. Comme si c'était évident que j'allais aussi vouloir chasser. Ted qui faisait la gueule et qu'on avait plus entendu semble repris d'une certaine fierté. Celle du mec qui sait c'qu'il fait et qui sait aussi qu'il va bien se foutre de ma gueule parce qu'il a compris que c'était vraiment pas mon truc.
Rien de tel qu'une petite partie de chasse en guise de digestif. Mieux qu'une simple marche à pieds. Y aurait l'adrénaline en plus. Qu'est-ce que c'est que ces conneries encore ?
On reviendra pour le café, plus tard, qu'ils décident. Deux trois petites heures max. Je suis pas convaincu du tout.

« J'ai pas d'affaire pour aller crapahuter en forêt. »

On t'en prêtera qu'ils me disent.

« J'ai pas de matos de chasse. »

J'ai c'qu'il te faut qu'il me répond, le Teddy de merde avec un sourire qui me donne envie de le claque. Là, à cette distance, Huraken en plein plexus, chassé dans le genou et je peux le finir d'un highkick en pleine gueule. Ça prendrait trois secondes. Peut-être même moins. J'me contente d'un sourire. Trop large le sourire, ramenant mon attention sur Amy qui, même si elle remonte le moral de sa mère, devait avoir eut vent du projet. Pour l'instant... ça ressemble à moi tout seul avec tous les connards. De quoi l'inquiéter un peu la pauvre. Elle sait que son père peut être une ordure. Et elle sait que je suis toujours susceptible de faire une connerie. Les chances que ça se passe bien sont proche du zéro.

Quinze minutes plus tard, nous revoilà, fins prêts. Ils décident encore qui prendra quelle voiture. Je dis rien... parce que c'est une très mauvaise idée de proposer la mienne. Y a un peu trop d'oseille dans le coffre pour que je prenne le risque, v'voyez.
Ted est tout fier de lui en ramenant de grandes housses que j'identifie comme étant celles de ses armes. Et c'est avec une désinvolture feinte qu'il en case une dans les mains, avec un air moqueur et snob du genre... tiens gamin, prend ça.
C'est quand je relève le museau vers l'assemblée, paré de ma plus belle Pokerface que mon regard s'arrête une fois de plus sur Amy.

C'est à ce moment précis qu'on comprend tous les deux la même chose. Ted vient de confier une arme à feu la personne la plus irresponsable à au moins quinze pâtés de maison à la ronde : Moi.

En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, nous voilà dans les voitures, à rejoindre le fameux terrain. Une grande forêt à quelques kilomètres de là. Ça déballe les armes comme des foutus cow-boy. Je suis moins hâtif qu'eux en ouvrant la housse pour découvrir mon fusil. Il est entretenu avec tellement de soin que le bois de la crosse est brillant. On dirait qu'il est neuf. Ted qui s'apprêtait à faire le malin en voulant me donner un petit cours sur l'utilisation d'un pétard n'a que le temps d'ouvrir la bouche que déjà je procède aux vérifications d'usages pour mieux chambrer une première cartouche. J'aime pas les armes, mais j'sais m'en servir.

C'est la même logique que j'emploie pour tout ce qui est violence en général. Je refuse l'idée de finir comme mon vieux, à cogner dès que ça va pas. Mais à côté de ça... je pratique depuis que j'ai une dizaine d'année. Boxe et compagnie, j'ai roulé ma bosse dans le domaine. C'pas pour autant que je casse des gueules dès que possible. Les flingues ? C'est un peu pareil. Et quand on a un passé criminel comme le mien, j'aime autant dire qu'avoir une arme à feu c'est presque aussi normal qu'avoir des capotes dans son porte-feuille.
Le fusil entre les mains, j'emboîte le pas au groupe en maudissant un peu tout et n'importe quoi. Sans déconner... on aurait pas pu digérer en profitant de la piscine et du soleil ? Il faut qu'on crapahute comme des connards avec des flingues dans tous les sens comme des US Marines en Iraq. De temps à autre, un coup de feu. Un renard. Raté. Un lapin, raté aussi. Heureusement que c'est des manches, tiens. Un autre renard. Touché. C'est le père d'Amy qui vient de le sécher avec une facilité déconcertante. Ancien militaire oblige, j'imagine.

On se sépare finalement, en restant tous sur la même ligne mais suffisamment éloigné. J'me retrouve une première fois à faire la causette avec un des oncles. Un mec sympa, étrangement. On parle de cartes. Visiblement c'est un joueur. J'aime assez.
Quelques dizaines de minutes plus tard, duo avec le foutu tireur fou qui lui sert de père. Faut pas hésiter qu'il me dit en réarmant son pétard comme on s'allumerait une clope. Et il me reparle du repas. C'qui est curieux dans un sens, c'est que j'ai presque l'impression d'avoir gagné aussi quelques points en l'envoyant chier comme ça.

Pis j'me retrouve quelques instants plus tard à suivre l'autre con de Teddy. Il a repris du poil de la bête, l'enculé. Il a l'air bien content d'être là. Il se vante pas mal. Je crois que le fait d'avoir été recadré par Amy l'a piqué dans son orgueil et qu'il se sent contraint de compenser, ce gogole. Et il tire dans tous les sens... sans toucher. De fait, ça m'amène à me foutre de sa gueule. Et ça l'agace au point qu'il en devient mauvais.

« Si t'es pareil dans la piaule, elle doit se faire chier Amy, si tu tires pas du tout. »

Qu'il me case.

« Ceci dit si toi tu décharges dans tous les sens, ça explique pourquoi t'as besoin d'un rabatteur pour tenter d'avoir du gibier. »

Il se raidit comme un type qui a envie de cogner et qui se retient.

« Joue pas au con. S'ils t'appelaient le cafard c'est pas pour rien. Et moi les insectes j'les écrase. Tu sais pas qui je suis. »

Je suis terrifié, à l'évidence... comme l'indique mon petit sourire en coin.

« T'es conscient que j'ai un fusil dans les mains ? »

« J'en ai rien à branler » qu'il me dit. « Tu vas faire quoi avec ce fu... »

Une pression sur la détente. Le recul est salement plus sévère que j'le pensais. Teddy reste bouche bée quand les morceaux d'écorce de l'arbre sur lequel j'viens de tirer lui retombe sur le museau. J'viens de claquer une balle à p'tete dix centimètres de lui et le canon encore fumant du flingue qu'il m'a prêté reste levé dans sa direction.

« T'es complètement taré ?! »

« Y avait un lièvre. »

« Pas du tout. T'es complètement givré, t'aurais pu me buter. »

« Non je visais le lièvre. »  

Il monte tellement en pression ce con...

***

Un peu moins de deux heures plus tard, nous revoilà revenu à la case maison. Les visages sont relâchés, visiblement le moment a été bon. Sauf pour Teddy qui a l'air... soucieux. Dans l'ensemble c'était une bonne ballade. De retour de sa tuerie, le père d'Amy est étrangement de bonne humeur. C'est lui qui a bousillé la plupart du gibier. Faut croire que le sang, ça le met de bon poil, le type. Chacun son délire. Moi, j'me contente de passer vite fait auprès d'Amy pour lui glisser quelques mots.

« Il se peut qu'on te raconte des trucs bizarre. Trois fois rien hein. Des trucs comme heu... que j'ai expliqué à ton oncle comment tricher à deux au poker dans un casino sans se faire griller, que mes explications sur Apple ait été un peu étranges ou encore que j'aurais supposément essayé de tirer sur Ted. Sois pas surprise, ok ? »

Et je me taille ni vu, ni connu, bien décider à troquer ma tenue de para commando des bacs à sable dès que possible. Parce qu'honnêtement... je me sens vraiment pas à l'aise dans cette tenue merdique. Ted, quant à lui, semble fin prêt à profiter de la moindre opportunité qu'il aura pour foncer causer à Amy. Parait que je suis un sociopathe et qu'il m'a découvert. Que j'ai essayé de l'abattre froidement à deux reprises – l'épisode du tir dans le tronc d'arbre ayant précédé un autre tir délicat qui... cette fois-là aura effectivement permis de toucher un lièvre – et qu'elle devrait fuir et prévenir la police. Ce genre de truc. Enfin je suppose hein...
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Jacky Les Bons Tuyaux
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Administrateur Jacky Les Bons Tuyaux Captain Badass
j'ai : 28 ans et je suis né(e) le : 08/02/1990 à : New York Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 107 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : du genre à me démerder. Côté cœur, je suis : libéré, délivré ?

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