Pour que RPons à l'ancienne grimpe les échelons,
VOTONS Smile
Futur(s) New Yorkais,
C'est la pénurie de personnages féminins, cette fois-ci.
Favorisez les filles, s'il vous plaît.
Les garçons peuvent être créé, malgré tout, nous tentons juste de rééquilibrer les choses Smile

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 Ah la famille !

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MessageSujet: Ah la famille !    Mar 13 Fév - 20:41

« Tu sais, c'est pas aussi inquiétant que ça en a l'air hein. J'veux dire... Ok j'ai peut-être encore une fois sous-estimé la place que pouvait prendre ce fric mais je trouve que tu sur-réagis un peu trop, Amy. »

Les mains sur le volant, le regard sur la route, une clope entre les lèvres, j'essayais en vain d'avoir une conversation construite et cohérente. En vain oui. Alors d'accord, j'avais sûrement oublié plus ou moins volontairement de lui faire part d'un projet de mes projets du jour. Mais ça n'avait strictement rien changé aux plans initiaux. Elle, moi, la voiture, un week-end chez ses parents. Etait-ce réellement important de lui expliquer que j'avais besoin de faire un détour sur une aire d'autoroute pour aller fouiller dans le filtre d'extraction du toit des toilettes pour hommes afin d'en sortir quelques sacs plein de billets ? Soixante dix milles de plus, on est plus à ça prés. En coupure moyenne cette fois-ci. Alors oui... quand on ouvrait le coffre et qu'on jetait un œil sous la plage ça pouvait sembler un peu... inquiétant. Mais soyons réaliste. On roule en BMW là. Les bagnoles des allemands, c'est de l'increvable. Personne n'aura jamais à aller fouiller du côté de ma roue de secours et tout irait bien dans le meilleur des mondes.

« Ou alors... »

Je plisse un peu les yeux, et je ne vais pas plus loin. Ou alors ce qui l'angoisse n'a rien à voir avec le pognon et c'est sa famille qui l'inquiète. Je perds un peu mon sourire en coin et j'oublie un peu mon rôle de Jackson les bons tuyaux. Moins d'extravagance. Plus de compassion.

« J'suis sûr que ce sera pas aussi terrible que t'as l'air de le supposer. »

En fait... je la comprenais parfaitement. Enfin... je croyais la comprendre. Je connais pas des masses sa famille. Juste ses parents. Et en retour ils me connaissent aussi. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne m'appréciaient pas. Faut dire que la première embrouille de voisinage de mon tocard de père ça a été avec eux. Et c'est aussi eux qui déconseillaient à Amy de traîner avec moi. De là... j'me dis qu'elle doit s'attendre à un incident entre eux et moi. Je suis loin de m'imaginer qu'elle aussi pouvait avoir quelques... problèmes avec ses parents.


***

Quelques heures plus tard, nous voilà garé devant la maison. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils se régalent les Hudson. Putain. Je me permets de siffler une fois dehors, arrachant mes lunettes de soleil à mon nez pour observer la façade d'un blanc immaculé. Style coloniale. La petite maison secondaire du couple de retraité qui a tellement bien réussi dans la vie. Je sais déjà que dans la hall d'entrée ou pas loin, on y trouvera une petite étagère avec tout un tas de trophée.

« On peut toujours s'enfuir... rouler jusqu'à Chicago et passer le week end dans une chambre d’hôtel à dix mille balles... »

C'est à moi d'être disons... nerveux. J'me sens comme à chaque fois que je m'apprêtais à baratiner quelqu'un et que je risquais ma peau. Une sorte de traque avant le grand show de la diva. Mais quand il faut y aller... je balance le sac de voyage sur mon épaule. Je case le bouquet de fleurs pour la daronne sous mon bras. Ma main libre choppe celle d'Amy, qui elle amenait aussi une bouteille de vin hors de prix pour son père. Et on a l'air d'un de ces couples d'une banalité affligeante quand on grimpe les marches jusqu'au porche. Bien sous tout rapport, tout ça.

On frappe et mon regard glisse vers la brune. J'ajuste un clin d'oeil et la porte s'ouvre finalement sur sa mère qui... m'a l'air sacrément plus sympathique que dans mes souvenirs pour être honnête. Je troque mes fleurs contre quelques compliments de sa part. J'évite de faire des vannes. J'évite de faire des conneries, jetant de temps à autre un coup d'oeil vers Amy pour m'assurer que jusqu'ici, tout allait bien.
J'ai raison, dans le hall il y a effectivement une vitrine pleine de trophée. De la chasse, de la pèche, des conneries de voisinage et accessoirement toutes les médailles des compet' de danse qu'Amy avait pu rafler dans sa jeunesse. Drôle d'époque, tiens.

« J'avais oublié que déjà gosse c'était ton truc, la danse. »

Lançais-je avec entrain sans savoir que je mettais déjà les pieds pas loin d'un terrain miné. Le pater' débarque finalement, suivi d'une volée de gosses. J'ai un regard curieux, avant d'être happé dans la spirale habituelle des salutations et tout le toutim. Sans avoir réellement le temps d'en placer une digne de ce nom, on m'a déjà retiré le sac du dos pour l'amener vers la chambre qu'on nous a alloué pour le week end je suppose et c'est sans trop pouvoir me défiler que je suis entraîné vers mon Purgatoire sous la grande véranda chauffée à l'arrière de la maison. Là... j'y découvre tout un tas de tronches qui se tournent vers moi.

On me présente de loin et je sais très vite qui mettre dans quelle case.

Il y a cette blonde vraiment jolie mais avec des attitudes de Diva. Je devine sans mal que c'est la cousine casse couille. Celle qui se prend pour miss monde et qui a des convictions casse couille. Celle qui nous jauge d'un regard complaisant. Elle est flanquée de part et d'autre de de deux couples qui eux, ont l'air un peu plus... supportable. Ses frères et leurs femmes avec une armée de mouflets. Y a ce gars qui a l'air mal à l'aise quand on se pointe. Il est présenté comme un ami de la famille mais je devine bien qu'il a été invité là parce qu'il a tout du genre idéal docile et qu'il devait représenter une sorte de Donovan de remplacement. Raté mon petit pote. On arrive aux oncles et aux tantes. Une belle famille qui aime afficher sa réussite. Ça sent le fric. Pas la bourgeoisie de ouf. Juste les gens qui sont tous dans une dynamique de réussite plutôt... plutôt marquée quoi. J'ai pas besoin de causer avec qui que ce soit pour devenir que la grande majorité ici sont des patrons de petites entreprise ou qu'ils ont de belles places dans tous les cas. Le genre à voter républicain et à grincer des dents au sujet de ces branleurs de latinos quand on en arrive au digestif.

Je sens bien qu'ils sont tous là à jauger c'qu'ils voient. Je déteste ça. J'ai l'impression d'être à mon procès, y a plus de cinq ans. Ceux qui finalement, me saoulent le moins restent encore les gosses. N'empêche que je suis plus ou moins silencieux en faisant mon tour de table pour serrer des pinces et tout le tralala en me présentant à chaque fois. " Salut Jackson. Salut enchanté Jackson. Salut Jackson. Salut, content de te croiser aussi, Jackson. " Un putain de perroquet. C'est ridicule... et v'la que justement le fameux « ami de la famille » se décide à l'ouvrir quand vient son tour.

« Jackson, c'est ça ? » qu'il me dit pour ouvertement se foutre de ma gueule.

« Monsieur Callahan pour toi. » que j'lui dis... en rajoutant un sourire style je déconne. Lui... j'l'aime déjà pas.

Je m'assois où j'peux, lançant un petit regard vers Amy avec un demi sourire crispé. J'ai bientôt le droit à l'approche d'un gosse avec son paquet de cartes tandis que visiblement la conversation s'oriente sur la brune et non sur moi. J'hésite à repousser le gamin comme on repousserait un clébard gênant. Une petite poussée de la semelle, ni vue ni connue... mais j'ai l'impression que c'est pas la marche à suivre. Me voilà à faire semblant d'apprécier un tour de magie... et lui en faire un en retour. Et croyez bien que quand je commence à jouer avec des cartes j'ai du mal à m'arrêter. Me voilà depuis quelques minutes à peine assis que je fais déjà des trucs chelous, je crois. Et c'est uniquement parce qu'on prononce mon nom que je relève le museau de mes petits tricks de croupiers – ou d'escrocs, selon. C'est le père d'Amy qui me cause.

« Il n'empêche qu'on avait plus entendu ton nom depuis un petit moment, Jackson » qu'il me dit.

Tu m'étonnes, gros...

« Ouais, j'ai pris cinq ans à... »

Pause. Un regard un peu trop insistant sur ma gauche m'incite à ne pas aller plus loin et à vite corriger le tir.

« … finir un gros projet. »

On est là depuis un quart d'heure, et ça comme déjà bien...
avatarJackson Callahan
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Jacky Les Bons Tuyaux
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Administrateur Jacky Les Bons Tuyaux Captain Badass
j'ai : 28 ans et je suis né(e) le : 08/02/1990 à : New York Je suis accroc à mon portable et j'ai envoyé : 93 points de réputation. J'ai emménagé à NYC le : 13/11/2017 Dans la vie, je suis : du genre à me démerder. Côté cœur, je suis : libéré, délivré ?

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